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10 raisons de NE PLUS compter vos calories au GRAMME près ! (1)

 

Les problèmes surprenants liés aux calculs et estimations des calories

 

 

Bon nombre de personnes qui comptent les calories qu’elles mangent et qu’elles dépensent dans le but de perdre du poids le font parce qu’elles sont convaincues qu’il s’agit ici d’une science exacte. Or, ce n’est pas le cas. Dans ce premier article, je vous invite à découvrir 5 raisons pour lesquelles le fait de compter vos calories au gramme près a, au contraire, tout d’une science INexacte … et donc d’une gymnastique intellectuelle pas des plus efficaces pour en perdre. 

 

 

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En matière de gestion de son propre poids, c’est bien connu :

 

 

Principe de la balance énergétique — Calories dépensées vs. calories consommées — Perte, prise, maintien du poids — _ BODYSSIME.COM

 

 

 

Jusque là, rien de bien inédit.

 

En nutrition, ce principe de mathématique de base correspond à ce que l’on appelle la …

 

Balance énergétique — BODYSSIME

 

 

 

Petit souci : bon nombre de nutritionnistes et de représentants de l’industrie du fitness se réfèrent à ce principe pour asseoir une idée pas tout à fait vraie : celle selon laquelle pour perdre ou maintenir son poids corporel, il faudrait impérativement compter les calories que l’on mange et que l’on dépense. 

 

 

 

Or, bien qu’il soit vrai qu’en matière de gestion de son propre poids, les calories que l’on mange et que l’on dépense comptent, les compter ne signifie par pour autant que vous réussirez à en perdre de façon efficace.

 

 

Moult raisons de ne pas calculer les calories que vous mangez — Approche fondamentalement biaisée — BODYSSIME.COM

 

 

Et voici lesquelles (⇓) …

 

 

 

 

Pour commencer, le premier problème MAJEUR lié au décompte des calories que vous mangez et que vous dépensez — autrement dit, au calcul du solde de votre balance énergétique — est que le résultat théorique que vous allez obtenir de vos velléités comptables est probablement très-très-TRÈS éloigné de la réalité.

Voici pourquoi :

 

 

Raison #10 : Une calorie n’est pas toujours égale … à une calorie((i.e. Toutes conditions égales, deux aliments de même nature ne possèdent pas nécessairement le même nombre de calories.)) !

 

 

On part toujours du principe qu’une calorie — ou Calorie((Lorsque le terme “Calories” est écrit avec un “C” majuscule, cela signifie que l’on parle de kilocalories, soit 1000 x 1 calories.)) plutôt — est égale à une calorie. Mais si ce postulat n’était pas vrai ?

 

 

Ce postulat n'est pas vrai — Calorie différent de calorie — BODYSSIME.COM

 

 

Par exemple, les Calories d’un gramme de protéines d’œuf ne sont pas égales aux Calories d’un gramme de protéines de légumes et pourtant, il s’agit bel et bien du même macronutriment (i.e. les protéines) !

 

 

Calories d'un gramme de protéines d'oeuf vs. 1 gramme de protéines de légumes — BODYSSIME

 

 

Idem, un gramme de glucose (3,94 kcals) ne contient pas la même quantité de Calories qu’un gramme d’amidon (4,18 kcals), et pourtant il s’agit de deux glucides !

 

 

À ce propos, vous serez peut-être surpris(e) d’apprendre que les sacro-saintes valeurs de … :

Les sacro-saintes valeurs énergétiques des macronutriments ne sont que des moyennes — Calories, estimation, calcul — BODYSSIME.COM

 

 

… ne correspondent pas à la quantité exacte de Calories que renferme chaque macronutriment((i.e. Glucides, lipides et protides.)) mais qu’il s’agit de simples moyennes des Calories qui, de ces macronutriments, sont absorbées par notre organisme !

 

 

En réalité, ces valeurs sont des facteurs de correction, lesquels ont été mis au point par un savant américain (CF. encadré) dans le but de souligner la différence entre la valeur calorique brute d’un macronutriment — “à l’air libre” — et sa valeur calorique nette  c’est-à-dire une fois assimilé par l’organisme.

Et histoire de complexifier encore un peu plus les choses, sachez qu’un nouveau facteur de correction — l’Energie Nette Métabolisable de Livesey — a été récemment mis au point pour tenir compte de l’énergie dépensée au cours du processus digestion. Dans le cadre de ce nouvel indice, voici les valeurs caloriques moyennes des trois principaux macronutriments :

 

Valeurs caloriques des macronutriments dans le cadre de l’Énergie Nette Métabolisable de Livesey — BODYSSIME.COM

 

 

Simplification grossière de la réalité — Calories des macronutriments, juste moyenne, approximatif, imprécis — BODYSSIME.COM

 

 

Deux aliments en tout point de vue identiques peuvent NE PAS posséder le même nombre de calories !

 

Deux aliments de la même espèce, cultivées et/ou entreposées de la même manière, ne possèdent pas nécessairement le même nombre de calories !

 

En 1896, Wilbur O. Atwater, le père du calcul des calories, mesura l’apport calorique d’une centaine d’aliments comestibles au Salon International de Chicago. Pour ce faire, il utilisa une bombe calorimétrique, un moyen très précis et efficace de mesurer l’apport énergétique total d’un aliment “à l’air libre”.

 

Étonnamment, Atwater constata une variance assez importante de la teneur en calories des aliments qu’il passa en revue, y compris lorsque ces aliments étaient de même nature et qu’ils avaient été élevés, cultivés et/ou entreposés de la même manière. À la suite de ces découvertes, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture publia un rapport dans lequel elle déclara :

 

“[…] Les aliments, qui sont par nature des composés biologiques, possèdent une composition qui peut considérablement différer ; par conséquent, aucune base de données n’est à même de prédire de façon précise la teneur exacte en calories d’un échantillon de nourriture donné.”

 

Valeurs caloriques différentes d'une pomme de la variété Royal Gala

 

En dépit de cet état de faits, ceci n’empêcha pas aux estimations caloriques d’Atwater d’être reprises pour définir le nombre moyen de calories des aliments. Et même si ces estimations datent d’il y a plus de 100 ans aujourd’hui, vous serez surpris d’apprendre qu’elles sont encore d’usage sur la plupart des étiquettes et dans les bases de données qui recensent les valeurs nutritives des aliments.

 

 

Le hic, c’est que pour certains aliments, les estimations d’Atwater pourraient mésestimer leur valeur énergétique réelle de plus de 50% !

 

 

 

 

Raison #9 : Une calorie n’est pas toujours égale … à une calorie bis((Nous n’absorbons pas tous et tout le temps les calories de la même manière.)) !

 

 

Vous aurez donc compris qu’il existe une différence parfois considérable entre la valeur calorique brute (ou potentielle) d’un aliment et sa valeur calorique nette (ou physiologique), autrement dit une fois digérée par l’organisme.

 

 

Si l’on s’en réfère aux estimations d’Atwater, nous n’absorbons par exemple que 68% des calories des amandes que nous mangeons tandis que nous absorbons, en moyenne, 12% de calories en plus des oranges que nous mangeons.

 

Calories absorbées des amandes vs. des oranges

 

Et pour compliquer encore un peu plus la donne, en plus de ne pas digérer les calories de tous les aliments de la même manière, nous ne les absorbons pas non plus tous, tout le temps, de la même façon.

 

 

En effet, plusieurs facteurs individuels vont également influencer la façon dont vous, personnellement, allez absorber les calories de la nourriture que vous mangez.

 

 

 

Le principal d’entre eux est l’état de santé de votre appareil digestif.

 

 

Microbiote intestinal et taux d'absorption des calories — BODYSSIME

 

Plus complexe encore : le contexte dans lequel vous mangez vos aliments va également influencer la quantité de calories que vous allez en absorber. Par exemples :

 

• Votre niveau d’activité physique avant ou après avoir mangé ces aliments ;

• L’heure à laquelle vous allez les mangez (matin, midi ou soir) ; ou encore

• Votre apport calorique total sur l’ensemble de la journée …

 

… vont, selon les cas, soit augmenter, soit diminuer la capacité de votre organisme à en assimiler les calories.

 

 

 

 

Rappel des trois morphotypes — BODYSSIME.COM

Il ne faut pas oublier en effet que votre métabolisme s’adapte à la quantité de calories que vous lui donnez et que ce phénomène est plus ou moins marqué selon le morphotype que vous possédez.

 

Pour illustrer ce point, prenons l’exemple d’une étude conduite par la clinique Mayo. Dans le cadre de cette enquête, des chercheurs ont suralimentés 16 sujets de poids normal en leur faisant manger 1000 kcals en plus((NDA. Ceci correspond plus ou moins à l’équivalent de 2 double cheeseburgers en plus par jour !)) par jour durant huit semaines d’affilée. En parallèle, ils leur ont demandé de ne pas effectuer d’activité physique.

 

Si l’on part du principe (simplificateur) qu’un pound de poids supplémentaire correspond à un solde énergétique excédentaire d’environ +3500 kcals, chaque sujet de l’étude aurait donc du enregistrer une prise de poids de 7,3 kilos à l’issue des huit semaines de l’intervention((8 semaines = 56 jours → 56 jours x 1000 kcals = 56 000 Kcals → 56 000 Kcals / 3500 Kcals = 16 pounds = 7,3 kilos.)). Sauf qu’il n’en a rien été !

 

 

Ceux avec le métabolisme “le plus adaptable” n’ont en effet pris que 0,36 kilogrammes en huit semaines tandis que ceux avec le métabolisme “le moins adaptable” en ont pris jusqu’à 4,2 !

 

 

Comment expliquer une telle variation dans les résultats ? Après tout, les mesures du taux métabolique des sujets au repos, de l’effet thermogénique de la nourriture qu’ils ont mangée ainsi que de leurs niveaux d’activité physique se sont avérées assez semblables. Ceci dit, s’il y a bien un facteur qui a fait la différence, c’est celui de leur Activité Thermogène Sans Exercice (ou NEAT en anglais).

 

Ainsi, la température corporelle des sujets hors activité physique a augmentée d’elle-même, entraînant une majoration moyenne de leurs dépenses énergétiques de 336 kcals par jour !

 

 

En clair, les sujets se sont mis, à leur propre insu, à bouger davantage (en marchant plus par exemple, ou en tapant plus du pied, etc.) , ce qui a engendré une augmentation significative de leurs dépenses caloriques !

 

 

Encore plus étonnant : d’un individu à un autre, ces différences ont été encore plus marquées avec une variance allant de -98 Kcals dépensées par jour chez l’une des (pauvres) femmes de l’échantillon et de +692 Kcals dépensées par jour chez l’un des (heureux) hommes de l’échantillon.

 

Adaptation métabolisme — NEAT, Activité Thermogène sans exercice, calories — Prise de poids - Sujet étude clinique Mayo — BODYSSIME.COM

Notez que des effets similaires auraient pu être relevées en cas de restriction calorique, le métabolisme s’adaptant dans ce cas non pas à la hausse mais à la diminution de l’apport calorique.

 

 

 

 

 

Variabilité entre les individus qui rend impossible l'estimation du solde énergétique — 10 bonnes raisons de ne plus calculer vos calories — BODYSSIME.COM

 

 

 

 

Raison #8  : les valeurs caloriques sur les étiquettes des aliments sont imprécises

 

Comme tout juste évoqué, les facteurs de correction d’Atwater ne sont que des estimations de la quantité MOYENNE de calories que renferme les aliments de même nature. Il ne s’agit en aucun cas de la quantité EXACTE de calories que ces aliment renferment.

 

 

Et si “l‘approximattitude” de ces estimations quasi-obsolètes ne vous suffit pas, alors sachez qu’en plus, les agences de contrôle alimentaire tels que l’AFSSA en France ou la FDA aux States autorisent les compagnies agro-alimentaires à une marge d’erreur de 20% dans l’estimation de la teneur en calories des produits qu’elles vendent !

 

20% !

 

 

 

Valeurs étiquettes aliments imprécises — Exemple du Nutella — BODYSSIME.COM

 

Dayum chien — BODYSSIME.COM

 

Et les étiquettes des produits ne sont pas les seules à devoir être incriminées pour leurs imprécisions : de fait, il en va de même des bases de données qui recensent les valeurs caloriques des aliments ! Souvent, vous constaterez que celles-ci proposent les valeurs énergétiques de “portions standards” dont la taille exacte est laissée à l’appréciation du lecteur/consommateur.

 

 

Poids standards et calories d'une tranche de pain de mie — Variation du poids et des calories, pas de cadre — BODYSSIME

 

 

Étiquettes valeurs caloriques ne sont que des estimations — Marge d'erreur, bases de données calories — BODYSSIME.COM

 

 

Raison #7 : Les méthodes d’estimation des dépenses caloriques sont approximatives

 

 

Cet “à peu près” dans l’estimation de votre balance énergétique journalière ne concerne pas que les calories que vous consommez. Il concerne également celles que vous dépensez.

 

 

Généralement, pour évaluer le montant de vos dépenses caloriques quotidiennes, vous avez le choix entre utiliser soit :

 

  1. Une formule mathématique consacrée ;
  2. Un calculateur de dépenses caloriques en ligne ;
  3. Une application mobile de fitness.

 

Pour ces deux premières options, il vous suffit généralement d’entrer l’activité physique que vous venez de pratiquer, le nombre d’heures que vous l’avez pratiquée ainsi que votre niveau d’activité hors sport pour obtenir une estimation du montant de vos dépenses caloriques journalières. J’attire derechef votre attention sur l’emploi délibéré du mot “estimation”.

 

 

Car encore une fois, les outils de calcul de dépenses énergétiques ne se fondent pas sur des données exactes mais sur des MOYENNES, établies en laboratoire, donc dans un environnement contrôlé.

 

Autant donc vous dire que les résultats que vous obtenez de leur utilisation dans un environnement non contrôlé — a.k.a la vie réelle — contiennent une marge d’erreur considérable !  

 

 

 

Méthodes d'estimation des dépenses énergétiques en laboratoires — Imprécisions 2 — Bodyssime

 

 

 

Hors laboratoire, il n’existe pour le moment aucune méthode simple, efficace et peu onéreuse de mesurer AVEC PRÉCISION vos dépenses énergétiques.

 

 

Même les nouveaux gadgets de fitness censés traquer vos dépenses énergétiques à la seconde ne sont pas aussi précis que vous pourriez l’imaginer !

 

 

 

En l’occurrence, il semblerait que leur marge d’erreur soit de l’ordre de 30% comme le révèle l’infographie suivante :

 

 

Marge d'erreurs des trackers de fitness — Estimations dépenses caloriques imprécises — BODYSSIME

 

 

Méthodes pour calculer les calories dépensées imprécises — Grossier aperçu dépenses énergétiques, calories — Facteurs multiples — BODYSSIME.COM

 

 

 

Raison #6 : La plupart des gens ont du mal à bien quantifier leurs apports et dépenses énergétiques

 

 

Un autre problème MAJEUR lié au décompte des calories est que la plupart des gens ont beaucoup de mal à correctement estimer la quantité de calories qu’ils (ou elles) mangent et qu’ils (ou elles) dépensent.

 

 

Bons aliments vs. mauvais aliments — BODYSSIME.COM

 

En clair, quand un individu lambda croit manger 1500 kcals par jour, il est en réalité probablement bien plus proche des 2100 kcals/jour que des 1500 kcals/jour. La preuve ?

 

Here itim’ze ↓

 

 

! En moyenne, ces femmes sous-estimaient ainsi leur apport calorique de plus de 50 pour cent — Perceptions, calories, sous-estimation, journal alimentaire, 1200 kcals — BODYSSIME.COM

 

 

Cette sous-estimation de la quantité de calories que l’on mange pourrait ainsi aller de 10 à 45% selon les individus, avec une marge d’erreur moyenne de l’ordre de 30% !

 

 

 

Elle aurait également tendance à être plus marquée chez les personnes âgées (50 ans +), les femmes, les personnes en situation de surpoids et/ou celles qui possèdent une faible éducation et/ou un faible revenu

 

 

 

La plupart des gens aurait également tendance à sous-estimer la quantité de mauvaises choses qu’ils (ou elles) mangent et à surestimer la quantité de bonnes choses qu’ils (ou elles) mangent ainsi que de sport auquel ils (ou elles) s’adonnent. 

 

 

Pourquoi la plupart des gens ont-ils du mal à bien évaluer les calories qu'ils (ou elles) mangent et qu'ils (ou elles) dépensent ?

 

Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi la plupart des gens ont du mal à bien quantifier le niveau de leurs apports et de leurs dépenses énergétiques.

Outre le biais (de faveur) propre à tout-un-chacun, ce problème d’estimation vient de ce que les gens ont souvent du mal à bien évaluer, voire calibrer, la taille des portions qu’ils (ou elles) mangent. Jugez-en par vous-même :

 

La plupart des gens ont du mal à bien quantifier la taille des portions qu’ils se servent à l’oeil nu — BODYSSIME.COM

 

 

 

Notre propre regard, subjectivité, perception des calories que l'on mange et dépense biaisée — BODYSSIME.COM

 

 

Raison # 5 : Le mode de préparation et les conditions de développement des aliments que vous mangez peuvent en modifier la densité calorique

 

Pour clore ce volet sur les problèmes d’estimation liés au calcul de votre balance énergétique, la cerise sur le gâteau, à savoir …

 

 

… que même si vous avez pu calculer, à la virgule près, la teneur en calories de l’aliment que vous vous apprêtez à manger, son mode de préparation peut, au final, significativement en modifier la valeur calorique !

 

 

Le simple fait de faire cuire ses aliments en modifie la densité calorique — BODYSSIME.COM

 

Ceci tient à ce que la cuisson augmente généralement la biodisponibilité des calories des aliments. Et la cuisson n’est pas la seule à agir sur leur densité calorique.

 

 

Les conditions de développement — de culture, d’élevage et d’entreposage — des produits que vous consommez vont également influer sur leur composition biologique et donc, en aval, sur leur densité et biodisponibilité caloriques !

 

 

 

Ainsi le poulet bio — autrement dit, nourri à l’herbe — aura tendance à être plus maigre — donc moins calorique — que son équivalent industriel tandis que le porc nourri à l’herbe aura, pour sa part, tendance à être plus gras — donc plus calorique — que son homologue industriel.

 

 

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Cette règle prévaut également pour les fruits et les légumes dont le temps de maturation plus ou moins long agira, à l’instar de la cuisson, non tant sur la quantité de calories qu’ils contiennent que celles que vous finirez par en absorber.

 

 

Banane mûre vs. banane verte — Absorption des calories — BODYSSIME.COM

 

 

 

Mode de cuisson et de préparation modifie facture calorique — Calories, imprécisions, balance énergétique — BODYSSIME.COM

 

 

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Par conséquent, vous l’aurez compris :

 

 

ensip1

 

Hors conditions contrôlées en laboratoire, avoir une idée précise des calories que l’on mange et que l’on dépense relève bien plus de la pifologie* que d’autre chose. 

 

* Pour vous inscrire, prière de cliquer sur l’image ci-contre  ⇒ (Notez que les dates d’inscription vous seront communiquées au pif).  

 

 

De trop nombreuses variables entrent en jeu, lesquelles peuvent faire varier le montant de vos dépenses et de vos apports énergétiques du simple au triple … voire de plus en cas de non affinités avec les mathématiques !

 

Calculer vos calories au gramme près ne sert pas à grand chose —BODYSSIME.COM

 

 

 

Ces raisons délétères (et méthodes) feront l’objet de deux prochains articles.

 

 

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Raison #10 : 

 

Atwater, W.O. & Woods, C.S., 1896. The Chemical Composition of American Food Materials. Bulletin 28. USDA. Washington, D.C.: Government Printing Office. 

Feinman RD, Fine EJ. “A calorie is a calorie” violates the second law of thermodynamics. Nutr J. Juil 2004 ; 28;3:9.

Livesey G. A perspective on food energy standards for nutrition labelling. Br J Nutr. Mar 2001 ; 85(3) : 271-87. Review.

Livesey G. Metabolizable energy of macronutrients. Am J Clin Nutr. Nov 1995 ; 62 (5 Suppl) : 1135S-1142S. Review.

Zou ML, Moughan PJ, Awati A, Livesey G. Accuracy of the Atwater factors and related food energy conversion factors with low-fat, high-fiber diets when energy intake is reduced spontaneously. Am J Clin Nutr. Déc 2007 ; 86(6) : 1649-56.

 

 

Raison #9 : 

 

Heymsfield SB, Pietrobelli A. Individual differences in apparent energy digestibility are larger than generally recognized. Am J Clin Nutr. Déc 2011 ; 94(6) : 1650-1.

Jumpertz R, Le DS, Turnbaugh PJ, Trinidad C, Bogardus C, Gordon JI, Krakoff J. Energy-balance studies reveal associations between gut microbes, caloric load, and nutrient absorption in humans. Am J Clin Nutr. Jul 2011 ; 94(1) : 58-65.

Menezes EW, Grande F, Giuntini EB, Lopes Tdo V, Dan MC, Prado SB, Franco BD, Charrondière UR, Lajolo FM. Impact of dietary fiber energy on the calculation of food total energy value in the Brazilian Food Composition Database. Food Chem. 15 Fév 2016 ; 193 : 128-33.

Novotny JA, Gebauer SK, Baer DJ. Discrepancy between the Atwater factor predicted and empirically measured energy values of almonds in human diets. Am J Clin Nutr. Août 2012 ; 96(2) : 296-301. Epub 3 Juil 2012. 

Turnbaugh PJ, Ridaura VK, Faith JJ, Rey FE, Knight R, Gordon JI. The effect of diet on the human gut microbiome: a metagenomic analysis in humanized gnotobiotic mice. Sci Transl Med. 2009 ; 1(6) : 6ra14.

 

 

Raison #8 :

 

Bender MM & Rader JI, 1998 (updated 2003). Guidance for Industry : Nutrition Labeling Manual – A Guide for Developing and Using Data Bases.

College Park, MD: U.S. Food and Drug Administration. Section 23CRF101.9(g)

Greenfield H, 2003 (updated 2014). Food composition data: Production, management and use. Burlingame, B.A. & Charrondiere, U.R. (Eds.), Rome, Italy.: Food and Agriculture Organization of the United Nations.

Merrill AL & Watt BK, 1973. Energy value of foods. USDA Agriculture Handbook No.74. Washington, D.C.: U.S. Agricultural Research Service.

 

 

Raison #7 : 

 

Ferguson T, Rowlands AV, Olds T, Maher C. The validity of consumer-level, activity monitors in healthy adults worn in free-living conditions: a cross-sectional study. Int J Behav Nutr Phys Act. 27 Mar 2015 ;12 : 42.

Lee JM, Kim Y, Welk GJ. Validity of consumer-based physical activity monitors. Med Sci Sports Exerc. 2014 Sep ; 46(9) : 1840-8.

Simonson DC, DeFronzo RA. Indirect calorimetry: methodological and interpretative problems. Am J Physiol. Mar 1990 ; 258 (3 Pt 1) : E399-412. Review.

 

 

Raison #6 :

 

Buhl KM, Gallagher D, Hoy K, Matthews DE, Heymsfield SB. Unexplained disturbance in body weight regulation: diagnostic outcome assessed by doubly labeled water and body composition analyses in obese patients reporting low energy intakes. J Am Diet Assoc. Déc 1995 ; 95 (12) : 1393-400 ; quiz 1401-2. 

Carels RA, Konrad K, Harper J. Individual differences in food perceptions and calorie estimation: an examination of dieting status, weight, and gender. Appetite. Sép 2007 ; 49(2) : 450-8.

Lansky D, Brownell KD. Estimates of food quantity and calories: errors in self-report among obese patients. Am J Clin Nutr. Avr 1982 ; 35(4) : 727-32.

Lichtman SW, Pisarska K, Berman ER, et.al. Discrepancy between self-reported and actual caloric intake and exercise in obese subjects. N Engl J Med. 31 Déc 1992 ; 327(27) : 1893-8.

Oakes ME, Slotterback CS. The good, the bad, and the ugly: characteristics used by young, middle-aged, and older men and women, dieters and non-dieters to judge healthfulness of foods. Appetite. 2002 Apr;38(2):91-7.

National Academy Press. Dietary Reference Intakes for Energy, Carbohydrate, Fiber, Fat, Fatty Acids, Cholesterol, Protein, and Amino Acids (Macronutrients). 2005. Retrouvé le 25 Mai 2016 sur < http://www.nap.edu/read/10490/chapter/1 >

 

Raison #5 : 

 

Carmody RN, Wrangham RW. The energetic significance of cooking. J Hum Evol. Oct 2009 ; 57(4) : 379-91.

Carmody RN, Weintraub GS, Wrangham RW. Energetic consequences of thermal and nonthermal food processing. Proc Natl Acad Sci USA. 29 Nov 2011 ; 108 (48) : 19199-203.

Groopman EE, Carmody RN, Wrangham RW. Cooking increases net energy gain from a lipid-rich food. Am J Phys Anthr. 2015 ; 156(1) : 11-18.

Weight Loss lader. Calories in a banana – ripe vs unripe! Retrouvé le 26 Mai 2016 sur < http://www.weightlossladder.com/calories-in-a-banana-ripe-vs-unripe-901/ >

 

Pour finir, voici les deux excellents articles qui ont servis de base à la rédaction de cet article :

Precision nutrition. The surprising problem with calorie counting — Part 1 : ‘Calories In’. Retrouvé le 22 Mai 2016 sur < http://www.precisionnutrition.com/problem-with-calorie-counting-calories-in >

Precision nutrition. The surprising problem with calorie counting — Part 2 : ‘Calories Out’. Retrouvé le 22 Mai 2016 sur < http://www.precisionnutrition.com/problem-with-calorie-counting-calories-out >