En quoi le fait de vous focaliser uniquement sur les calories peut-il s’avérer problématique ? 

 

 

Vous pensiez qu’il ne s’agissait que d’un simple problème de math ? Hé non ! Car en plus d’être vain, le calcul scrupuleux des calories que vous mangez et dépensez n’est pas le moyen le plus sain et efficace de perdre du poids. Pire : à bien des égards, ce calcul peut s’avérer problématique ! Voici pourquoi. 

 

 

++++

 

 

Vous voulez perdre du poids donc vous faites attention à manger moins de calories. Bien.

 

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Vous voulez en perdre vite donc vous faites également attention à en dépenser plus. Bien aussi.

 

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Tellement motivé(e), vous vous mettez alors à les calculer scrupuleusement, une par une. AUCUNE calorie ne doit vous échapper. À force d’additions et de soustractions pré-hypnagogiques, votre journal intime s’est d’ailleurs mué en un véritable classeur Excel. Et du coup, c’est moins bien.

 

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Pourquoi ?

 

 

Les méthodes de calcul que vous utilisez pour compter vos calories sont tout sauf précises — BODYSSIME.COM

 

 

Ensuite, parce que compter les calories n’est pas une démarche très efficace pour perdre du gras ou prendre du muscle de façon durable((ATTENTION : ceci NE signifie PAS que vous ne devez pas faire attention à contrôler vos apports et vos dépenses énergétiques pour perdre ou prendre du poids. Pour rappel, toute perte ou prise de poids est, AVANT TOUT, fonction directe et indirecte du solde de votre balance énergétique.)). Il est en effet bien plus avisé de cibler une modification en profondeur de vos habitudes de vie.

 

 

Calculer les calories peut s'avérer malsain — BODYSSIME.COM

 

 

Voici pourquoi (⇓).

 

 

 

 

En quoi le fait de vous focaliser uniquement sur les calories peut-il s’avérer problématique ? 

 

 

Raison # 4 : Cela vous pousse à croire que “faible en calories” veut dire “bon pour la santé”

 

 

L’effet de halo, ça vous parle ?

 

The-Halo-Effect

Hé non jeunesse culturée, il ne s’agit pas d’un nouveau jeu vidéo  !

En psychologie, l’effet de halo désigne en effet un biais cognitif qui consiste à ne voir que les choses qui vont dans le sens d’une première impression que l’on cherche à confirmer (i.e. “ne voir que les choses qui nous confortent dans nos idées”). Par exemple, une caractéristique jugée positive à propos d’une personne aura tendance à rendre, à nos yeux, plus positives ses autres caractéristiques((Et inversement pour une caractéristique négative : on parlera alors “d’effet de contamination”.)), créant en quelque sorte “un halo” d’ondes positives autour d’elle.

 

 

Cet effet de halo s'applique à la nourriture

 

 

Une littérature croissante suggère en ce sens que l’effet de halo pourrait influencer le regard que nous portons sur ce que nous mangeons.

 

 

Nombre de personnes auraient ainsi tendance à croire que les aliments étiquetés “faibles en calories” sont plus sains que ceux qui ne portent pas cette mention sur leur étiquette (et vice-versa), comme si les calories sont le seul critère de jugement de la valeur nutritive d’un aliment.

 

 

En clair, nous aurions tendance à penser qu’un produit allégé est plus sain qu’un produit non allégé uniquement parce qu’il comporte cette mention sur son étiquette, ce qui n’est pas nécessairement vrai.

 

 

Et les personnes qui suivent un régime seraient plus sensibles à cet “effet de halo de santé” de la nourriture que celles qui n’en suivent aucun.

Le hic, c’est que cette “distorsion de la réalité” qu’est l’effet de halo est doublement trompeuse car  … :

 

  1. … d’un, les produits lights sont souvent moins sains que les produits non-lights du fait des sucres cachés, mauvaises graisses et adjuvants chimiques en plus qu’ils contiennent ;

 

 

Privilégier de la vinaigrette allégée à la place d'une vinaigrette maison

 

 

2. … de deux, parce que le fait qu’un produit soit allégé en calories sert souvent de “prétexte” à sa consommation accrue (i.e. “Parce que c’est ligth, je peux en manger plus”). Par le fait même s’annule alors l’un des seuls intérêts qu’il y a à en manger : l’économie de calories que sa consommation est censée induire !

 

 

 

Raison #3 : Assurer une bonne comptabilité des calories est générateur de stress, de beaucoup de stress

 

3thingswestressoverinanewrelationshipandhowtostop— Mince… je ne me rappelle plus : j’ai mangé 2 ou 3 poignées d’amandes ?

— Combien pèse ce steak ? IL FAUT ABSOLUMENT que je pèse ce steak ! … Mais où est cette satanée balance ?!!

— Ils écrivent ici qu’une Granny Smith de taille moyenne fait 103 Kcals et là, qu’elle en fait 72. Bon, très bien, mais qui dois-je croire enfin ?

— 7 + 63 = 70 Calories. 70 +102 … 172 … + 43 … 172+43 … 172+43  = 205 Calories ..Non, 215 ! 215+416. … Zut ! 215+416… Huuumm … Crotte-crotte-crotte ! C’est pas vraiii : il faut encore que j’aille chercher ma calculatrice ! CROTTE !

— Super ! Mon Fitbit s’était arrêté ! Comment est-ce que je vais savoir maintenant si j’ai dépensé 300 ou 500 kcals tout à l’heure ? … Bon allez : on s’embête paaaas … on coupe la poire en deeeeux, on met 400 comme ça tout le monde est conteeeent … Faut pas chipoter !

 

 

Comme vous pouvez le constater à travers cette litanie d’exemples, tenter d’assurer la comptabilité EXACTE des calories que l’on mange et que l’on dépense n’a rien d’une sinécure.

 

 

Car en plus d’être quasiment impossible((Le résultat que vous obtenez pouvant, au final, être à 1000 lieux de la réalité.)), c’est un travail des plus fastidieux, qui exige d’être sur le qui-vive en permanence !

 

 

 

Femme stressée à compter les calories — BODYSSIME

 

 

 

Inutile de vous dire que cette vigilance de tous les instants est génératrice de stress — de beaucoup de stress —, lequel stress peut rapidement virer à la détresse psychologique si vous n’y prenez pas garde (voir raison #2 bis).

 

 

 

Stress suivi régime, contrôle calories, journal alimentaire, étude scientifique, cortisol — BODYSSIME.COM

 

 

Notez que le stress chronique est susceptible de perturber bien plus que vos hormones, comme l’état de votre système digestif, de votre peau, ou encore l’efficacité de votre système immunitaire.

 

 

 

 

En quoi le fait de vous focaliser uniquement sur les calories peut-il s’avérer problématique ? 

 

 

Raison #2 :  Cela n’explique pas pourquoi vous mangez trop (ou pas assez)

 

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À l’exception de certaines vedettes de cinéma (⇐), personne ne se lève un matin en se disant :

 

— “Tiens, et si je devenais obèse !” ou encore “Tiens, et si je devenais anorexique !”

 

 

 

Chez la majorité des personnes qui souffrent de problème de sous ou surpoids, le fait de trop manger ou pas assez n’est qu’un SYMPTÔME ; le symptôme d’un dysfonctionnement complexe et profond, souvent ancré de longue date.

 

 

Loin des simplismes du type “Tout est dans sa tête !” ou “Il (ou elle) n’a aucune volonté !”, les troubles de l’alimentation((Tels que l’anorexie mentale atypique, la boulimie, l’hyperphagie associée à des perturbations physiologiques, les vomissements associés à des perturbations psychologiques, l’orthorexie, la bigorexie, et les autres troubles de l’alimentation.)) et problèmes de poids qu’ils génèrent entremêlent le plus clair du temps des causes d’ordre à la fois génétique, physiologique, sociale et culturelle telles que :

 

 

Causes et facteurs psychologiques et physiologiques associés au trouble du comportement alimentaire — BODYSSIME.COM

 

Binge-Eating-DisorderComme vous pouvez le constater, les causes de ces troubles sont donc multifactorielles.

 

Ceci dit, bien qu’ils puissent découler de plusieurs choses, les troubles du comportement alimentaire possèdent en règle générale deux dénominateurs communs, à savoir :

 

  1. Une (ou des) perturbation(s) biologique(s) ; et/ou
  2. Une incapacité à faire émotionnellement face à des “stresseurs externes”

 

Face à ces perturbations, internes comme externes, l’individu va alors se servir de la nourriture — souvent malgré lui — comme “objet de compensation”. Cette dernière va en quelque sorte lui servir de moyen pour “combler un vide” qui l’angoisse, ou “reprendre le contrôle” sur une vie qui semble lui échapper.

À cette enseigne, compter les calories ne revient-il au mieux qu’à apporter une solution inadéquate à un problème qui dépasse le strict cadre de l’alimentation ; au pire, qu’à l’envenimer.

 

 

Car en renforçant l’attention — voire l’obsession — de l’individu sur cet épiphénomène de la nourriture qu’est le décompte des calories, à AUCUN moment n’est posée la question ESSENTIELLE des causes sous-jacentes du rapport pathologique qu’il entretient avec.

 

 

Et tant que cette question n’est pas posée et que ces causes sous-jacentes n’ont pas été élucidées, ce rapport conflictuel demeure … et tant qu’il demeure, les problèmes de poids — qui n’en sont que L’UNE des nombreuses manifestations — aussi.

 

 

 

Raison #2 bis: calculer les calories peut vous conduire à un trouble du comportement alimentaire (anorexie, orthorexie, bigorexie)

 

Anorexique mirroir

Une des caractéristiques majeures de l’anorexie — ce trouble du comportement alimentaire qui touche près de 70 millions d’individus dans le monde — est que l’anorexique exerce un contrôle hors norme sur son assiette. Et ce contrôle passe, entre autre, par un calcul draconien des calories.

 

L’anorexique compte en effet TOUTES les calories — aussi bien celles qu’il ou elle mange que celles qu’il ou elle dépense — car en plus de le (la) rassurer, cet exercice de calcul lui confère un sentiment de contrôle absolu sur son corps.

 

Cette jeune américaine est par exemple devenue anorexique en commençant à calculer ses calories sur l'une des nombreuses applications mobiles conçues à cet effet. Elle a d'ailleurs presque faillie en mourir. Pour en savoir plus sur son histoire, cliquez sur l image.

Cette jeune américaine est par exemple “tombée dans l’anorexie” en commençant à calculer ses calories sur une application mobile. Et elle a presque faillie en mourir. Pour en savoir plus sur son histoire (en anglais), cliquez sur l’image.

Or, bien qu’il soit un brin excessif de considérer le calcul des calories comme un trouble du comportement alimentaire à part entière, il n’est en revanche pas hasardeux de spéculer qu’il peut conduire à des troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie, la boulimie avec purge ou la bigorexie (Cf. ⇐). Et ceci est particulièrement vrai chez ces individus qui présentent des caractéristiques psychiques qui les prédisposent à l’une de ces maladies (personnalité borderline, perfectionnisme, mésestime personnelle, hypersensibilité, caractère obsessionnel-compulsif, besoin de sécurité, de réconfort, etc.).

 

Selon toute vraisemblance, le calcul des calories pourrait faire office ici de détonateur silencieux à la mise en branle d’une mécanique mentale auto-destructrice ; mécanique dans laquelle l’individu se précipiterait insidieusement en utilisant le contrôle strict de ce qu’il mange comme moyen de combler ce vide qui l’angoisse ou de retrouver cet équilibre qui lui fait défaut. 

 

 

 

 

Raison #1 : Cela ne marche pas sur le long terme

 

Petit récapitulatif :

 

Jusqu’ici, on a vu … :

 

Une calorie pas toujours égale à une calories — Raisons pour lesquelles il ne faut pas calculer les calories — BODYSSIME.COM

 

 

Au vu de ces raisons, vous ne devriez avoir donc que peu de réserves face à la conclusion à laquelle celles-ci m’amènent, à savoir que de …

 

 

Compter les calories n'est pas une solution viable pour perdre du poids au long cours — BODYSSIME.COM

 

 

Car imaginez un peu …

 

Imaginez vous en train de peser et mesurer matin, midi et soir, et ce, durant le restant de votre vie, la taille exacte((Si vous prévoyez de calculer les calories, j’imagine que vous prévoyez de le faire consciencieusement sinon à quoi bon ?)) des portions des aliments que vous mangez  …

 

Imaginez vous, TOUS LES SOIRS, avant de vous coucher, vous adonner à un inventaire détaillé et à un calcul mental exhaustif de toutes les calories que vous avez mangé(e) et dépensé(e) au cours de la journée …

 

Imaginez vous vivre avec une faim lancinante PERMANENTE, parce que par crainte de reprendre du poids — chose qui vous est déjà arrivée à trois reprises — vous avez décidé de brider vos apports caloriques quotidiens à 1800 kcals et qu’en réalité, vous n’en mangez que 1500 car votre peur d’en reprendre vous a rendu trop conservateur (ou conservatrice) avec les chiffres …

 

 

… vous croyez-vous capable de résister longtemps ainsi ?

 

 

Non. Et c’est normal car cette approche est BEAUCOUP TROP contraignante pour être viable !

 

Certes, sur le court terme, compter les calories peut (et va) vous aider à perdre du poids, en particulier si vous n’avez jamais fait de régime. Mais, sur le long terme, la pénibilité de cette méthode la rend tout simplement I-NU-SI-TABLE !

 

 

Effet yoyo des diètes — Reprise de poids, calcul calories — BODYSSIME.COM

 

Car de guerre lasse, l’on finit nécessairement tôt ou tard par cesser de calculer les calories.

 

Et parce que l’on n’a rarement pris le temps de les corriger, l’on reprend nos mauvaises habitudes alimentaires passées. Et c’est alors que le poids que l’on avait réussi à perdre revient inexorablement, parfois en partie, le plus souvent en intégralité avec  — cerise sur le gâteau dont vous vous étiez privé(e) durant toute ces années  — quelques kilos supplémentaires “pour la route” !!!

 

 

Vous avez ainsi 60% de chances de reprendre tout le poids que vous avez perdu (et même plus) dans les cinq ans si votre perte de poids n’a pas été encadrée.

 

 

Avant, après, après, après — 6 personnes sur 10 auront repris le poids qu'elles ont perdu si elles n'ont pas été suivies — BODYSSIME.COM

 

 

Et plus vous souffrez d’embonpoint, plus ce risque est majoré : ainsi, UNE seule personne obèse sur six serait capable de maintenir sa perte de poids durant un minimum d’un an.

 

 

 

La parenthèse opportune de Jacque Ptimalin — BODYSSIME.COM

 

 

Car la question demeure :

 

 

 

Si vous ne comptez pas les calories, alors que devez-vous faire pour perdre du poids de façon saine, pérenne et efficace ?

 

 

 

Plutôt que de vous décrire l’approche alimentaire idéale — ce qui serait bien trop long, voici trois principes-clés à garder en tête si vous souhaitez perdre du poids de façon saine et durable((Pour ce qui est de vos dépenses énergétiques, la règle est généralement la suivante : plus vous les augmentez, plus vous avez de chances de perdre du poids. Mais attention à ne pas en faire trop non plus !))  :

 

 

Principe #1  : La quantité de nourriture  

 

 

“Plutôt que de compter les calories, mangez des portions plus petites”

 

 

Vérité de La Palice certes mais vérité quand même :

 

 

 

Si vous voulez perdre du poids, un moyen très simple de contrôler vos calories est de diminuer la taille des portions que vous vous servez((Et pour en prendre, de faire l’inverse.)). 

 

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Logique : plus les portions de nourriture que vous mangez sont petites, moins vous avalez de calories ; et moins vous avalez de calories, plus vous majorez vos chances de perdre du poids((Pourvu de ne pas compenser cette diminution de vos apports caloriques par une diminution de vos dépenses énergétiques.)).

Image à la Une_FB_5 Astuces pour moins manger à table

Si vous voulez apprendre à “feinter” votre cerveau à table, cliquez sur cette image !

 

Seul problème : des études suggèrent que l’on aurait tendance à

estimer la taille d’une portion en fonction de ce que l’on “a l’habitude

de manger” et que plus l’on en a dans l’assiette, plus l’on mange

 

C’est pourquoi, pour vous donner une idée claire et précise de ce à quoi une portion de nourriture doit correspondre, vous aurez bientôt accès ici à un guide pratique pour contrôler vos apports caloriques.

 

 

Principe #2  : Le timing de la nourriture

 

 

“Plutôt que de compter les calories, faites moins de repas.”

 

 

Jouer avec le timing de la nourriture est un autre bon moyen, simple et pratique, de contrôler vos apports énergétiques.

 

 

En effet, moins vous faites de repas, moins vous consommez de calories et donc plus vous augmentez vos chances de perdre du poids*. 

 

* Si vous ne compensez pas cette diminution des calories par une diminution de vos dépenses énergétiques.

 

 

Le fait de moins faire de repas est d’ailleurs un principe à la base de nombreux régimes connus tels que le jeûne intermittent, le eat-stop-eat ou la pratique répandue qui consiste à sauter un ou plusieurs repas de la journée pour perdre du poids.

 

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Principe #3 : La qualité de la nourriture

 

 

“Plutôt que de compter chaque calorie que vous mangez, faites en sorte que chaque calorie que vous mangez compte” 

 

 

Cette phrase est l’un de mes crédos. Je la répète à tous mes clients.

 

 

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Elle signifie que la qualité des calories que vous mangez est au moins aussi importante — sinon plus — que la quantité de calories que vous mangez ! 

 

 

Qualité avant la Quantité — BODYSSIME.COM

Une calorie qui provient d’un aliment de “qualité” n’a en effet NI le même impact sur votre santé, NI le même impact sur votre physique, qu’une calorie qui provient d’un aliment de “mauvaise qualité”.

Pour commencer, son coût énergétique est plus faible, ce qui fait qu’au final, vous absorbez — en valeur nette — moins de calories.

En outre, elle vous “nourrit” mieux pour un volume identique — voire inférieur — de nourriture, ce qui vous fait gagner sur deux, voire trois tableaux (santé, silhouette & €).

 

 

 

C’est pourquoi, tout comme “la qualité” de votre entraînement doit précéder à sa quantité((NDA. Le contenu, l’intensité et la technicité de vos séances sont plus importantes que leur volume et leur fréquence.)), la “qualité” des aliments que vous choisissez de mettre dans votre assiette doit pareillement précéder à leur quantité !

 

 

Ou exprimé différemment :

 

Mangez mieux, pas moins — BODYSSIME.COM

(Plus d’explication sur cet autre crédo personnel très bientôt)

 

 

Les exceptions : qui peut et doit compter les calories ?

 

 

Si ne pas compter les calories doit faire figure de règle, c’est qu’il doit y avoir une (ou des) exception(s) à cette règle. Et de fait, il y en a, trois pour être précis.

Voici trois catégories d’individus pour qui le fait de calculer les calories, consommées comme dépensées, peut s’avérer pertinent :

 

 

Exception #1 : les personnes qui effectuent un régime pour la première fois

 

Journal alimentaireLorsque l’on entame un régime pour la toute première fois, l’on a souvent aucune notion de ce qu’est une calorie, de la quantité de calories que les aliments renferment ou encore de la taille approximative des portions que l’on doit se servir.

À ce stade-ci, il est donc toujours judicieux de tenir un journal alimentaire des calories que l’on mange. Dans un premier temps au moins. 

 

L’objectif ici est en effet double :

 

  1. Apprendre à calibrer, “à l’œil nu”, la taille des portions que l’on peut et doit se servir ;
  2.  Apprendre à plus ou moins repérer et différencier les aliments riches en calories des aliments faibles en calories.

 

Une fois cet apprentissage effectué, le calcul des calorie perd alors TOUT intérêt.

 

 

Apprendre à manger plutôt que calculer les calories — BODYSSIME.COM

 

Et c’est là que réside, à mon avis, toute la différence entre un “régime-bricolage” et une réelle éducation alimentaire, laquelle modifie un critère bien plus essentiel que votre diète du moment en corrigeant vos habitudes alimentaires.

 

 

Exception #2 : les personnes qui souffrent ou ont souffert d’un trouble du comportement alimentaire (TCA)

 

apprentis_pratique_sante_les-troubles-alimentairesBien que cela puisse sembler contradictoire par rapport à la raison #2 bis, une deuxième catégorie d’individus qui peuvent (et doivent) compter les calories sont celles qui souffrent ou ont souffert d’un trouble du comportement alimentaire.

Chez ces personnes — qui s’affament ou se suralimentent souvent depuis des mois, voire des années, il n’est en effet pas rare de constater que les signaux de la faim et de la satiété sont totalement déréglés.

De plus, ces personnes ont généralement une idée très biaisée de la quantité des calories qu’elles mangent et qu’elles dépensent.

 

 

De ce fait, compter les calories peut donc constituer un moyen objectif — dans le cadre d’une prise en charge évidemment plus complète de la maladie — de “recalibrer” l’appétit et la perception du patient atteint de TCA vis-à-vis de la nourriture.

 

 

 

Exception#3 : les athlètes de force, de sports à catégorie de poids ou esthétiques

 

Enfin, les athlètes de compétition sont la dernière catégorie d’individus qui peut être appelée à calculer ses apports et dépenses caloriques. Ces individus le feront alors de façon périodisée — comme l’est leur entraînement — pour s’assurer que leurs apports énergétiques sont bien en phase avec leurs objectifs du moment.

Ceci concerne en particulier les athlètes de force et d’endurance — qui doivent veiller à maintenir un apport calorique élevé — et ceux à catégorie de poids (boxe, lutte, etc.) et esthétiques (culturisme) — qui doivent pour leur part faire très attention à contrôler leurs apports et dépenses énergétiques avant la compétition.

 

 

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Raison #4 :

 

Ebneter DS, Latner JD, Nigg CR. Is less always more? The effects of low-fat labeling and caloric information on food intake, calorie estimates, taste preference, and health attributions. Appetite. Sep 2013 ; 68 : 92-7. Epub 28 Avr 2013.

Faulkner GP, Pourshahidi LK, Wallace JM, Kerr MA, McCaffrey TA, Livingstone MB. Perceived ‘healthiness’ of foods can influence consumers’ estimations of energy density and appropriate portion size. Int J Obes (Lond). Jan 2014 ; 38(1) : 106-12. Epub 7 Mai 2013.

Provencher V, Polivy J, Herman CP. Perceived healthiness of food. If it’s healthy, you can eat more ! Appetite. Avr 2009 ; 52(2) : 340-4. Epub 24 Nov 2008.

The New York Times. Health halo can hide the calories. Retrouvé le 12 Juin 2016 sur : < http://www.nytimes.com/2008/12/02/science/02tier.html?_r=1 >

 

 

Raison #3 :

 

Calorie King. Calories in Granny Smith. Retrouvé le 13 Juin 2016 sur < http://www.calorieking.com/foods/calories-in-fresh-fruits-granny-smith-apple-raw-with-skin_f-ZmlkPTIwOTExMw.html >

Fat Secret.  Pomme Granny-Smith. Retrouvé le 13 Juin 2016 sur : < http://www.fatsecret.fr/calories-nutrition/g%C3%A9n%C3%A9rique/pommes-granny-smith >

Mayo Clinic. Stress symptoms: Effects on your body and behavior. Retrouvé le 13 juin 2016 sur : < Stress symptoms: Effects on your body and behavior >

Tomiyama AJ1, Mann T, Vinas D, Hunger JM, Dejager J, Taylor SE. Low calorie dieting increases cortisol. Psychosom Med. Mai 2010 ; 72(4) : 357-64. Epub 5 Avr 2010.

 

 

Raison #2 : 

 

Association Autrement. Anorexie mentale et boulimie : la peur des calories ! Retrouvé le 15 juin 2016 < http://www.anorexie-et-boulimie.fr/articles-107-anorexie-mentale-et-boulimie-nbsp-la-peur-des-calories.htm >

Psychologies.com. L’anorexie mentale : une quête insatiable de contrôle. Retrouvé le 15 juin 2016 sur < http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Anorexie-Boulimie/Articles-et-Dossiers/L-anorexie-mentale-une-quete-insatiable-de-controle >

The Alliance for eating disorders awareness. Eating disorders statistics. Retrouvé le 14 juin 2016 sur < https://www.ndsu.edu/fileadmin/counseling/Eating_Disorder_Statistics.pdf >

Mail Online. From healthy to tube fed in just five months : teenager develops anorexia after obsessed with calorie counting app. Retrouvé le 15 juin 2016 sur < http://www.dailymail.co.uk/health/article-3146028/From-healthy-tube-fed-just-five-months-Teenager-develops-anorexia-obsessed-calorie-counting-app.html >

Mazzeo SE, Bulik CM. Environmental and genetic risk factors for eating disorders: what the clinician needs to know. Child Adolesc Psychiatr Clin N Am. Jan 2009 ; 18(1) : 67-82.

National Collaborating Centre for Mental Health (UK). Eating disorders : core interventions in the treatment and management of anorexia nervosa, bulimia nervosa and related eating disorders. Leicester: British Psychological Society (UK); 9 : 2004.

National Eating Disorders Collaboration. Eating disorders risk factors. Retrouvé le 15 juin 2016 sur < http://www.nedc.com.au/risk-factors >

Trace SE, Baker JH, Peñas-Lledó E, Bulik CM. The genetics of eating disorders. Annu Rev Clin Psychol. 2013 ; 9 : 589-620.

 

 

Raison #1 : 

 

Kraschnewski JL, Boan J, Esposito J, Sherwood NE, Lehman EB, Kephart DK, Sciamanna CN. Long-term weight loss maintenance in the United States. Int J Obes (Lond). Nov 2010 ; 34(11) : 1644-54. Epub 18 Mai 2010. 

Sarwer DB, von Sydow Green A, Vetter ML, Wadden TA. Behavior therapy for obesity: where are we now ? Curr Opin Endocrinol Diabetes Obes. Oct 2009 ; 16(5) : 347-52. 

 

 

Que faire à la place et les exceptions : 

 

Benton D. Portion size: what we know and what we need to know. Crit Rev Food Sci Nutr. 7 Juin 2015 ; 55(7) : 988–1004. Epub 28 Jan 2015. 

Cielo House.  Understanding Hunger and Fullness. Retrouvé le 19 Juin 2016 sur <  https://www.cielohouse.com/understanding-hunger-and-fullness/ >

Everything ED Recovery. Calorie counting and recovery. Retrouvé le 18 Juin 2016 sur < https://everythingedrecovery.com/2015/09/11/counting-calories-and-recovery/ >

Foulds Mathes W, et.al. The Biology of binge eating. Appetite. Juin 2009 ; 52(3) : 545–553. Epub : 20 Mar 2009.