À quelle vitesse vos muscles peuvent-ils grossir naturellement ? (2)

 

1. Sachez d’abord que la vitesse de croissance de vos muscles est naturellement “bridée” par la lenteur du taux de renouvellement de vos protéines musculaires. Vous ne pouvez pas accélérer ce processus … À MOINS d’avoir recours à des produits dopants !

 

2. Si vous êtes un homme dotée d’une génétique “moyenne” et que vous vous entraînez de façon naturelle1, vous pouvez compter prendre de 14 à 16% de votre poids corporel en muscles au cours de votre première année d’entraînement, la moitié de ce pourcentage de votre seconde à votre cinquième année d’entraînement, et encore la moitié de ce % de votre cinquième à votre dixième année d’entraînementSi vous êtes une femme dotée d’une génétique “moyenne”, que vous vous entraînez et vous nourrissez bien et de façon naturelle, vous pouvez compter prendre environ de 7 à 8% de votre poids corporel en muscles au cours de votre première année d’entraînement, la moitié de ce pourcentage de votre seconde à votre cinquième année d’entraînement, et encore la moitié de ce % votre cinquième à votre dixième année d’entraînement.

 

3. La vitesse à laquelle vous allez enregistrer des gains musculaires est fortement influencée par votre niveau d’entraînement (plus vous êtes entraîné(e) et moins vite vous gagnez du muscle) et par votre mémoire musculaire (si vous vous êtes déjà entraîné(e) et avez perdu vos muscles, vous les regagnerez plus vite que quelqu’un qui part de zéro). 

 

 

 

 

De 16,5 à 23 kilos en plus si vous êtes un homme, de 8,5 à 13 kilos en plus si vous une femme.

 

 

Telle est, comme nous l’avons vu dans la première partie de cette série, la quantité totale de muscles que vous allez pouvoir gagner au cours de votre vie si vous vous entraînez et vous nourrissez correctement durant plusieurs années consécutives.

 

La question qui se pose désormais est donc la suivante :

 

 

Á quelle vitesse allez-vous pouvoir réaliser ces gains ?

 

 

Le but de ce papier sera d’y répondre avec une clarté proportionnelle au laconisme de cette introduction.

 

 

Á quelle vitesse maximale pouvez-vous gagner du muscle naturellement ?

 

Encore une fois, la recherche scientifique ne propose aucune réponse définitive à cette question.

Néanmoins,  la connaissance des mécanismes physiologiques impliqués dans la croissance musculaire fournit un premier cadre aux limites de la vitesse à laquelle vous allez pouvoir enregistrer vos gains musculaires.

 

 

En effet, comme la science le démontre, la croissance musculaire est en grande partie conditionnée par ce qui s’appelle “le taux de renouvellement des protéines” (3).

 

 

Celui-ci correspond à la différence entre le taux de synthèse des protéines — également connu sous le nom “d’anabolisme” — et leur taux de dégradation — connu, pour sa part, sous le nom de “catabolisme”.

Autrement dit :

 

 

Taux de renouvellement (turnover) des protéines = Taux de synthèse des protéines (anabolisme) — Taux de dégradation des protéines (catabolisme)

 

 

Pour bâtir du tissu musculaire2, le taux de renouvellement des protéines — dont vos muscles sont, pour rappel, constitués  doit être positif (balance azotée positive), ce qui signifie donc que le taux de synthèse de vos protéines musculaires doit être supérieur à leur taux de dégradation (1b). Autrement dit :

 

 

Pour bâtir du muscle, l'anabolisme doit être supérieur au catabolisme

 

 

Lorsque vous vous entraînez, vous détruisez du tissu musculaire et passez donc en mode “catabolique” : vos tissus musculaires se dégradent.

Pour le savoir, cliquez sur l'image !

Pour le savoir, cliquez sur l’image !

Pour inverser la tendance, il faut donc non seulement que vous pourvoyez des protéines à vos muscles via l’alimentation, afin de remplacer les protéines musculaires qui se sont “dégradées”au cours de l’entraînement, mais aussi que vous vous reposiez, afin de laisser le temps au processus anabolique de se mettre en place.

Si vous le faites, vous rebâtirez ainsi un tissu musculaire encore plus solide et développé que le précédent.

Le hic, c’est que la mise en place de ce processus dans sa globalité prend du temps, beaucoup de temps.

 

 

Pour être précis, il faut compter en moyenne 180 jours (soit six mois environ) pour que ce cycle ait eut le temps d’être mené à bout ! (5)

 

 

Par conséquent, vous aurez de vous-même déduit que votre potentiel de croissance musculaire est limité par des contraintes physiologiques.

 

 

En clair : la vitesse à laquelle vos muscles peuvent croître est naturellement “bridée” par la lenteur du taux de renouvellement de vos protéines musculaires !

 

 

La métaphore de la voiture !

 

La métaphore de la voiture … ou pourquoi s’entraîner et manger largement plus n’accélèrera pas largement vos gains !

 

Capture d’écran 2015-05-27 à 18.11.48

 

Á l’instar d’un véhicule bridé à 180 km/h, votre corps possède lui aussi ses propres limites en termes de vitesse de croissance musculaire (et pas que).

 

C’est pourquoi, tout comme un véhicule dont la vitesse plafonnerait à 180 km/h, il est inutile de chercher à accélérer la croissance de vos musclesen ajoutant largement plus de carburant à votre moteur” — c’est-à-dire, en mangeant 2000 kcals en plus par jour  — ouen le faisant rouler systématiquement à des vitesses de pointe” — c’est-à-dire, en vous entraînant 10 heures par jour, huit jours sur sept.

 

Au final, vos muscles ne grossiront en effet pas beaucoup plus vite et vous prendrez de surcroît le risque de voir ce sur-régime permanent se traduire, à terme, par une surchauffe, voire par une panne moteur (i.e. une blessure ou un surentraînement).

 

Ceci ne veut pas dire pour autant qu’il faille que vous vous contentiez de tourner en sous-régime en espérant que la magie de l’inertie vous transforme du jour au lendemain en dragster3.

 

Ceci signifie simplement que pour maximiser la vitesse de croissance de vos muscles, il va non seulement falloir que vous leur pourvoyez “le meilleur carburant possible” (la meilleure nourriture & les meilleurs suppléments), mais aussi que vous “les poussiez progressivement à aller plus vite” (en les surchargeant progressivement et en les entraînant mieux).

 

 

 

Enuff of the theory ! Á quelle vitesse peuvent-ils grossir concrètement ?

 

Ceci ne répond toutefois pas à la question initiale, laquelle est de savoir concrètement la vitesse maximale à laquelle vous allez pouvoir ajouter cinq, dix, quinze voire vingt kilos de muscles à votre ossature.

Compte-tenu de l’absence (à ma connaissance) de données scientifiques permettant de répondre à cette question, le meilleur moyen de le faire demeure, selon moi, de se référer à l’expertise des plus grands coaches INTÈGRES de l’industrie du fitness4 qui y ont répondu en conceptualisant leur propre modèle (1, 2).

 

 

Bien que théoriques, sachez que ces modèles se fondent sur l’observation de centaines d’expériences cumulées de coaching, notamment auprès de bodybuilders pro naturels dont l’éthique de travail, la discipline et les prédispositions génétiques sont difficiles à remettre en question.

 

 

D’après ces modèles, voici donc, en moyenne, la vitesse à laquelle vos muscles peuvent grossir naturellement au cours de vos premières années d’entraînement :

 

Vitesse des gains potentiellement réalisables au cours des premières années d'entraînement_Modèle d'Alan Aragon — BODYSSIME.COM

 

Modèle d'Aragon : un exemple

 

Modèle d’Alan Aragon : un exemple

 

Si vous êtes débutant(e), que vous pesez 68 kilos (soit 150 poundset que vous vous entraînez et vous nourrissez correctement durant quatre à cinq ans, vous pourriez, en moyenne, d’après ce modèle, escompter un gain :

– De + 6,8 kilos (15 pounds) à +10,2 kilos de muscles (22,5 pounds) au cours de votre première année d’entraînement ;

– De + 3,4 kilos (7,5 pounds) à + 6,8 kilos de muscles, chaque année, de votre deuxième à votre quatrième année (inclue) d’entraînement ;

– De + 1,7 kilos (3,8 pounds) à + 3,4 kilos de muscles à partir de votre cinquième année d’entraînement, et ce, jusqu’à avoir atteint votre potentiel musculaire maximal (lequel sera abordé dans la troisième partie).

 

 

Voici un modèle encore plus simple :

 

Vitesse des gains potentiellement réalisables au cours des premières années d'entraînement_Modèle de Lyle Mc Donald — BODYSSIME.COM

 

 

Modèle de Lyle Mc Donald : un exemple

 

Modèle de Lyle Mc Donald : un exemple

 

Si vous êtes débutant(e), que votre masse musculaire sèche (c’est-à-dire, avec 0% de masse grasse) est de 61 kilos et que vous vous entraînez et vous nourrissez correctement durant quatre années, d’après ce modèle, vous pourriez évoluer, en moyenne, à la vitesse suivante :

– Á la fin de votre première année d’entraînement, votre masse musculaire sèche pourrait s’élever au pire à 70,1 kilos, au mieux à 71,4 kilos ;

– Á la fin de votre deuxième année d’entraînement, votre masse musculaire sèche pourrait s’élever au pire à 74,7 kilos, au mieux à 76,9 kilos ;

– Á la fin de votre troisième année d’entraînement, votre masse musculaire sèche pourrait s’élever au pire à 77 kilos, au mieux à 79,6 kilos ;

– Á la fin de votre quatrième année d’entraînement, votre masse musculaire sèche pourrait s’élever au pire à 77,9 kilos, au mieux 81 kilos.

 

ADDENDUM : n’oubliez pas qu’il s’agit de masse musculaire sèche ici, c’est-à-dire sans un kopeck de masse grasse — ce qu’il est impossible d’avoir naturellement. Á titre d’information, le pourcentage de masse grasse des bodybuilders en compétition est de 4 à 6% (et non de 0% sinon ce n’est pas sur un étal mais dans un cercueil qu’ils exhiberaient leurs muscles).

 

 

 

 

Quelques remarques au sujet de ces deux modèles …

 

Ce qu’il faut globalement retenir de ces deux modèles, ce n’est pas tant la vitesse à laquelle vous allez pouvoir gagner du muscle que celle à laquelle vous N’allez PAS pouvoir le faire.

Autrement dit, si vous les analysez dans le détail, vous constaterez … :

 

 

… qu’il est physiologiquement impossible de prendre NATURELLEMENT plus de 0,5 kilos de muscles par semaine.

 

Vous avez bien lu : IMPOSSIBLE !

 

Et encore faut-il que pour cela vous soyez totalement débutant(e), jeune, doué(e) génétiquement, très discipliné(e) et très bien encadré(e) !

 

 

 

Donc pour celles et ceux qui n’aiment pas qu’on leur racontent des histoires, prière de jeter de suite aux chiot… les théories, programmes, gourous et autres suppléments (naturels) qui prétendent l’inverse ! 

 

 

La vérité vous libèrera mais elle vous fera avant tout bien chier — Gloria Steineim — Vitesse croissance musculaire — Bodyssime.com

 

 

Digressions scatologiques à l’écart, permettez-moi de formuler quelques remarques au sujet de ces deux modèles :

 

Remarques au sujet du modèle d'Aragon et de Lyle Mc Donald

Remarques au sujet du modèle d’Aragon et de Lyle Mc Donald

 

Woman Deadlift1. Tout d’abord, mes excuses Mesdamoiselles si ceux-ci s’adressent exclusivement aux hommes, à partir de l’observation desquels leur raisonnement respectif se fonde.

 

Nonobstant cette omission — certainement moins misogyne que fortuite — permettez-moi toutefois de vous communiquer un chiffre que les plus féminazies d’entre vous ne pourront s’empêcher de considérer comme tel :  0,6 — soit le coefficient moyen par lequel vous pourriez multiplier les estimations du dernier tableau pour avoir une idée de la vitesse à laquelle vous pouvez, vous aussi, bâtir de la masse maigre.

 

 

Prise de masse musculaire — Ce à quoi les gens pensent que ça ressemble ... — BODYSSIME2. Leur extrême simplicité : en effet, (très) rares (voire inexistantes) sont les progressions aussi linéaires que celles décrites par ces deux modèles. 

 

Á moins de jouir d’un encadrement de qualité, gagner du muscle est rarement “une douce promenade lénifiante le long d’un océan”, et ce, quand bien même vous feriez preuve d’une discipline de fer et disposeriez d’arguments naturels puissants.

 

Tâtonnement5, blessures et surentraînement sont en effet le lot quasi-inéluctable de tout parcours visant à obtenir un physique musclé.

 

Ces écueils sont évidemment surmontables mais le faire prend du temps, chose que ces modèles simplifiés à l’extrême ne prennent évidemment pas en considération.

 

3. Leur optimisme : quatre à cinq ans pour prendre environ 20 kilos de muscles me paraît (très) optimiste pour la majorité des gens.

 

Derechef, à moins de jouir d’un encadrement de qualité, d’être jeune, doué(e) d’une génétique avantageuse et d’être prêt(e) à axer sa vie autour de l’entraînement durant quatre à cinq ans, ces chiffres me paraissent un peu trop présomptueux.

 

 

 

Si votre situation n’est pas aussi optimale que celle sus-décrite, six à huit ans pour approcher votre potentiel musculaire maximum de façon naturelle me paraissent en effet bien plus réalistes.

 

 

Ceci dit, gardez-vous de penser que chemin faisant, votre physique ne peut pas être au top : vous pouvez très bien viser comme objectif final (à long terme) un poids d’admettons 81 kilos mais avoir déjà un physique incroyablement esthétique à 67, puis à 72, puis à 77 kilos. 

 

En clair, fixez-vous un cap au long cours puis franchissez, un à un, ces paliers. La beauté des choses n’est-elle pas dans leur quête après tout ?

 

4. Permettez-moi cette redondance mais il s’agit ici des gains musculaires que vous pouvez réaliser dans les meilleures circonstances possibles, ce qui signifie concrètement que vous ne réaliserez de tels progrès que si vous …  :

 train

1. … êtes jeune (<20 ans) et doué(e) génétiquement (mésomorphe) ;

 

2. … suivez un bon programme d’entraînement ;

 

3. … avez d’excellentes habitudes alimentaires (et un bon protocole de suppléments) ;

 

4. … possédez une bonne hygiène de vie (sommeil de qualité en quantité suffisante, bonne gestion du stress, peu ou pas d’alcool et de cigarettes, etc) ;

 

5. …faites preuve de discipline et de persévérance ;

 

 

… autrement dit, il s’agit de la vitesse MAXIMALE à laquelle vous pouvez bâtir du muscle lorsque TOUT ce que vous faites autour de l’entraînement est optimal (ou presque) !

 

 

Plus spécifiquement, si ce que vous faites à et en dehors de la salle est à 80, voire 90% optimal, vous enregistrerez les gains de la colonne “Au pire” et si ce que vous faites à et en dehors de la salle l’est à 100% (optimal), vous enregistrerez les gains de la colonne “Au mieux”.

 

La vie d’un aspirant culturiste / modèle de fitness NATUREL n’exige pas moins que ce niveau d’engagement !

 

 

 

Six facteurs susceptibles d’influencer les limites de vos gains musculaires (suite)

 

Bien entendu, même s’ils sont valides pour la majorité des individus, ces deux modèles se basent sur des moyennes et des estimations.

 

 

De nombreux facteurs, tels que l’usage de produits dopant ou l’âge auquel vous commencez à vous entraînez, peuvent également fortement influencer la VITESSE à laquelle vous allez réussir à gagner des muscles au cours de votre vie.

 

 

Puisque les deux premiers de ces facteurs (Facteur # 1 : l’usage de produits dopants et Facteur # 2 : votre âge) ont été abordés dans le premier volet de cette série (CF. lien image ci-dessous) nous aborderons donc ici les deux suivants, à savoir … :

 

Image à la une - BDS - Á quel point vos muscles peuvent-ils grossir naturellement ?

 

 

Facteur # 3 : votre niveau d’entraînement 

 

Comme les tableaux présentés dans cet article le démontre déjà, votre niveau d’entraînement est fortement susceptible d’impacter la vitesse de vos gains musculaires.

En effet, la chose pourrait se résumer comme suit : moins vous êtes entraîné(e) et plus les gains musculaires que vous allez enregistrer seront rapides. Autrement dit :

 

 

Un débutant gagnera beaucoup plus de muscles, beaucoup plus vite, qu’un culturiste de niveau intermédiaire et, a fortiori, de niveau confirmé.

 

 

Comment expliquer ce paradoxe ?

Courbe logarithmique de la progression musculaireTout simplement par le fait que toute progression, et ce, quelque soit le domaine d’apprentissage — musculation, danse classique ou piano — suit une courbe logarithmique.

En d’autres termes, les progrès que vous allez enregistrer au départ seront rapides mais ensuite, pour soulever un kilo de charge supplémentaire, maîtriser un mouvement de plus ou ajouter une seule sonate à votre répertoire, il vous faudra des semaines, des mois, voire des années de travail. 

Et il en va exactement de même pour la musculation.

 

 

En matière de vitesse de croissance musculaire, vous pouvez, en moyenne, vous attendre à une régression de -50% de l’ampleur de vos gains d’années en années.

 

 

Ceci n’est évidemment valable que si vous vous entraînez bien dès la première année car si votre hygiène de vie, votre discipline et votre programme laissent à désirer durant vos trois premières années d’entraînement, il est tout à fait possible qu’après avoir corrigé ces paramètres, vous enregistriez, au cours de la quatrième année, les gains musculaires que vous auriez du enregistrer dès votre première année d’entraînement.

 

 

Facteur # 4 : votre mémoire musculaire

 

 

Un autre facteur qui change considérablement la donne en terme de croissance musculaire est la mémoire musculaire. 

 

 

Contrairement à la croyance populaire, la mémoire musculaire n’est pas un mythe.

strongbrainPhénomène naturel, elle désigne la capacité qu’a un muscle entraîné, puis mis au repos (pour x raisons), à retrouver rapidement son niveau de performance et/ou sa forme initiale une fois l’entraînement repris (4).

Hélas, à l’instar des stéroïdes, cette capacité naturelle de résilience des muscles est souvent exploitée afin de flouer le grand public en lui faisant croire que des transformations musculaires spectaculaires sont le résultat de la méthode TU-T ou de celle FÉ-AVOIR alors qu’en réalité, ces transformations ne sont que le résultat d’une REprise de masse musculaire (souvent photoshopée en sus), et non celle d’une première prise de masse.

 

L’un des plus illustres (et calamiteux) exemple de cette supercherie qui me vienne en tête est le best-seller de l’auteur new-yorkais, Tim Ferris, The 4 Hour Body, ouvrage qui a valu à son auteur un succès mondial notamment après que celui-ci ait révélé avoir pris “plus de 15 kilos de masse musculaire en 4 semaines.”

 

 

Pourquoi l'allégation de Tim Ferris est-elle une véritable farce (et son dindon, la malheureuse victime qui y croit) ?

Franchement, faut-il en rire ou en pleurer ?

 

Qu’importe l’état d’âme à avoir puisque l’important ici n’est pas de critiquer pour le plaisir de la chose mais de prouver, par certains faits, qu’il s’agit bien d’une IMMENSE esbroufe.

 

Fait # 1 : Tim Ferris déclare sur la page de Bodybuilding.com être “descendu au poids de 146 pounds (soit 66,2 kilos) en 2005”.

 

Or, fait #2, sur sa page Wikipédia, on apprend ceci :

 

“… Avant sa carrière d’écrivain, il a remporté la médaille d’or du championnat national de Sanda en Chine en 1999 dans la catégorie des moins de 74 kg. Il a utilisé une technique qui consiste à pousser ses adversaires hors du ring : il s’est déshydraté dangereusement avant la pesée des participants puis il s’est réhydraté juste avant le combat afin de combattre dans une catégorie de poids INFÉRIEURE à celle son poids RÉEL (NDA. son poids réel étant donc SUPÉRIEUR à 74 kilos lorsque réhydraté).”

 

Or, si vous allez lu la première partie de cette trilogie, vous vous souviendrez qu’une partie de votre masse musculaire — de son poids — est composée d’eau ; ce qui signifie donc concrètement que dans un état d’hydratation optimal, M. Ferriss, affichait (fait #3) déjà un poids supérieur à 74 kilos en 1999.

Ne dit-on pas que le diable se cache dans les détails — Vitesse prise de muscle, maximum — Bodyssime.com

 

Fait # 4 : on est donc bien loin des 66,2 kilos à partir desquels il se vante d’avoir commencé à prendre de la masse musculaire en 2005 pour atteindre, dixit : “en l’espace d’à peine trente jours, le poids de 80,3 kilos”, donnant ainsi le différentiel de masse6 auquel il voudrait que vous croyez : + 14,1 kilos. #LeDiableSeCacheDansLesDétails

 

 

:————)

 

Outre l’incohérence des données présentées — dont on peut d’ailleurs finir par questionner la validité —, la question qui se pose est également la suivante : quelle part des gains musculaires qu’il a (soi-disant) réalisé est le produit d’une REprise de masse musculaire et non celle d’une prise de masse musculaire ?

  

Car n’oubliez pas que de REprendre du muscle est beaucoup plus rapide que d’en prendre !

The 4 hour scam de Tim Bré — Vitesse maximale, muscle, naturel — Bodyssime.com

 

 

 

Autant de questions auxquelles vous ne trouverez évidemment aucune réponse à moins de réussir à vous procurer l’ouvrage suivant ⇒

 

 

 

 

 

 

La suite au prochain numéro !

 

Comme pour la première partie, les deux derniers facteurs (#5 et #6) susceptibles d’influencer la quantité totale et la vitesse de vos gains musculaires seront abordés dans le dernier volet de cette série (disponibles ci-dessous).

Pour rappel, celui-ci visera à apporter une réponse concrète et précise à la question suivante : quel est votre potentiel musculaire NATUREL maximum ?

 

Image à la une — BDS — Calculez votre potentiel musculaire naturel maximum!

 

J’en profiterais alors pour vous justifier la raison d’être de cette trilogie dont les statistiques a priori démoralisantes et le ton incisif — parfois rentre-dedans — N’ont PAS pour objet de vous décourager. Bien au contraire.

 

Si vous êtes intéressé(e), restez au contact !

 

 

 

Bonjour à tous et à toutes !

 

Alex — Coach et fondateur de BodyssimeJe me présente : je m’appelle Alex. Je suis le rédacteur de cet article et accessoirement, le fondateur de Bodyssime.

 

Sous mes faux airs sardoniques, je crois mordicus que tout un chacun peut réussir à atteindre l’objectif de ses rêves pourvu de faire les efforts pour et d’être bien encadré.

 

 

D’où le slogan de ce site : It’s in you. Work it.”

 

Si vous convenez que je ne peux m’occuper de la partie “travail” à votre place, je peux en revanche faire le mien — celui de coach — qui consiste à encadrer vos efforts à la salle et devant votre assiette afin de vous aider à maximiser vos résultats en un minimum de temps. 

 

Comme cette trilogie vous le démontrera, je ne vends pas de rêve en matière de transformation physique mais peux, en revanche, vous aider à concrétiser la vôtre, qu’importe que votre objectif soit de devenir culturiste de compèt’ ou de vous sentir simplement mieux dans votre peau. 

 

Si vous voulez en savoir plus à mon propos, je vous invite à consulter la page éponyme ou bien à : 

 

… m’ajouter sur Facebook : https://web.facebook.com/alexmantrach

 

 … ou à me suivre sur Instagram :  https://instagram.com/alexis_mantrach/

 

En vous souhaitant, à tous et à toutes, le courage et la patience de vos ambitions.

 

“Bodyssimement”,

Alex. 

 

 

 

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(1) Aragon A. Alan’s Vault : Welcome to the archives of articles and issues of my research review. Retrouvé le 26 mai 2015 sur < http://alanaragon.com >

(1b) Churchward-Venne TA, Murphy CH, Longland TM, Phillips SM. Role of protein and amino acids in promoting lean mass accretion with resistance exercise and attenuating lean mass loss during energy deficit in humans. Amino Acids. Août 2013 ; 45(2) : 231-40. Epub 5 Mai 2013.

(2) McDonald L. Body recomposition. Retrouvé le 26 mai 2015 sur < http://www.bodyrecomposition.com >

(3) Millward DJ, Garlick PJ, Stewart RJ, Nnanyelugo DO, Waterlow JC. Skeletal-muscle growth and protein turnover. Biochem J. Août 1975 ; 150(2) : 235-43.

(4) Staron RS, Leonardi MJ, et.al. Strength and skeletal muscle adaptations in heavy-resistance-trained women after detraining and retraining. J Appl Physiol (1985). Fév 1991 ; 70(2) : 631-40.

(5) Waterlow JC, Golden J, Picou D. The measurements of rates of protein turnover, synthesis, and breakdown in man and the effects of nutritional status and surgical injury. Am J Clin Nutr. Août 1977 ; 30(8) : 1333-9.

 

Notes de bas de page
  1. i.e. Sans avoir recours aux produits dopants.[]
  2. i.e. De la “masse maigre”.[]
  3. Ce qui n’arrivera pas, soit dit en passant, à moins de faire appel aux stéroïdes, lesquels vous permettront de débrider chimiquement votre moteur.[]
  4. NDA. J’insiste bien sur l’importance de leur intégrité car celle-ci contraste nettement avec le mercantilisme, la vénalité ou la plate ignorance de la plupart des autres.[]
  5. i.e. Essai-erreur-erreur-erreur-…[]
  6. NDA. qu’il a l’outrecuidance supplémentaire de vouloir faire passer pour de la seule masse sèche ![]