Donner pour recevoir … ou comment être altruiste accroît votre espérance de vie !

 

 

“We make a living by what we get but we make a life by what we give” 

“On gagne sa vie par ce que l’on obtient mais l’on gagne en vie par ce que l’on donne.”

 

 

Winston Churchill_Redim

Connaissez-vous cette superbe maxime ?

Attribuée à tort à Winston Churchill, elle serait plutôt le fait de l’un de ses contemporains, le Commandant en Chef de la Royal Air Force, Norman Mac Ewen (21).

Mais qu’importe de savoir qui en est l’auteur originel, l’essentiel ici étant la véracité du message qu’elle colporte, à savoir que :

 

 

 

Donner dans la vie est souvent bien plus gratifiant et salutaire que de recevoir, et ceci n’est pas qu’un état-de-fait moral : c’est avant tout un constat scientifique !

 

 

Au cours des quarante dernières années, des sociologues, psychologues et biologistes des quatre coins de la planète se sont en effet penchés sur la question de l’altruisme – étudiant ses causes, ses effets et ses finalités – et l’image globale qui en ressort est que de donner bénévolement de soi bénéficierait autant à notre santé physique que mentale.

 

 

L’altruisme, c’est génétique !

 

L’altruisme — ce souci pour le mieux-être d’autrui — est considéré comme une vertu centrale par la quasi-totalité des traditions religieuses et régimes séculiers du monde.

Si la notion de l’alter (“autre”) a, en tout lieu et de tout temps, revêtu une telle importance, c’est parce que comme le disait Aristote, “l’homme est [avant tout] un animal social“.

 

 

Nous avons tous en effet ce besoin de nous sentir connectés aux autres pour pouvoir vivre((NDA. Vivre, c’est simplement subsister : un animal vit, une plante vit, etc.)) et exister((NDA. Exister, c’est avoir conscience de vivre. Seul l’Homme sait qu’il existe.)).

 

 

Ce besoin naturel de socialisation, de nombreuses études l’ont d’ailleurs mises en exergue, notamment celles portant sur les personnes qui sont les plus heureuses dans leur vie.

Chez ces dernières, on décèlent en effet quasi-systématiquement deux dénominateurs communs :

 

1. Le premier, c’est qu’elles ont des relations affectives stables.

2. Le second, c’est qu’elles sont impliquées dans leur communauté (16).

 

À l'image de cet autre "animal social" qu'est la fourmi, nos gènes seraient eux aussi programmés à œuvrer pour le bien des autres. Les défenseurs des théorie darwinienne y voit là un moyen habilement mis en place par l'évolution pour mieux garantir la survie de notre espèce.

Image 1 – À l’image de cet autre “animal social” qu’est la fourmi, nos gènes seraient eux aussi programmés à œuvrer pour le bien des autres. Les défenseurs des théorie darwiniennes y voient là un moyen habilement mis en oeuvre  par l’évolution afin de mieux garantir la survie de notre espèce.

D’un point de vue évolutionnaire, l’importance de cette connexion à l’autre tombe parfaitement sous le sens.

En effet, à l’instar de la fourmi dont la vie se résume à assurer, selon sa fonction génétiquement programmée, la pérennité de la fourmilière, l’Homme est lui aussi génétiquement “prédestiné” à contribuer au bien-être de la communauté humaine dont il a la charge d’assurer, à sa propre mesure, la survie.

Car comme l’explique le neurobiologiste franco-américain, David Servan-Schreiber :

 

 

 

“[…] ce sont nos gènes eux-mêmes qui sont altruistes.” 

 

 

Au cours des trente dernières années, la sociobiologie a fait la démonstration évidente de cet état-de-fait :

 

 

C’est un besoin de notre cerveau, inscrit au cœur-même de notre fabrique génétique, que de s’orienter vers autrui et de vouloir contribuer à améliorer son existence (19).

 

 

La plupart du temps, le faire bénéficiera alors à notre propre santé, aussi bien physique que mentale.

 

 

Être altruiste, c’est bon pour le moral !

 

“Donner, c’est recevoir.”

 

À défaut d’en avoir conscience, nous en avons tous au moins fait un jour l’agréable expérience.

 

 

Qui ne s’est en effet jamais senti envahir par un sentiment de satisfaction personnelle et de plénitude à la suite de la réalisation d’une B.A  ?

 

 

À moins d’être caricaturalement égoïste, cette émotion — cette expérience dans le corps — nous l’avons tous vécu.

Décrite par les scientifiques comme la montée du donneur” (CF. encart ci-dessous), elle correspond de facto à un véritable phénomène physiologique qui se produit dans notre organisme dès que nous faisons preuve de générosité vis-à-vis de quelqu’un ou de quelque chose (22).

 

La Montée du Donneur : La Drogue de l'Altruiste !

“La Montée du Donneur” : la Drogue de l’Altruiste !

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Le mieux-être qui nous assaille à la suite d’une B.A est la résultante d’un phénomène physique.

En effet, lorsque nous faisons preuve d’altruisme, notre cerveau se met à produire trois hormones dont les effets euphorisants nous submergent vite.

Ces hormones sont :

 

1. La dopamine : c’est le neurotransmetteur de la positive attitude (également dit “neurotransmetteur de Laurie”). Il a été démontré que sa libération stimulait notre capacité à penser de façon “créative, intégrée et flexible” (16).

2. Les endorphines : ces opiacés naturels de la famille de la morphine et de l’héroïne produisent chez nous des effets analogues((Quoique moins marqués)) à ceux de ces deux puissantes drogues, à savoir : une excitation physique, un mieux-être mental et une atténuation de la douleur (10b).

3. L’ocytocine : également connue sous le nom “d’hormone de l’amour, de la confiance et du lien social”, cette hormone nous pousse non seulement à faire preuve de plus de compassion mais également de confiance vis-à-vis d’autrui (12). Pour l’anecdote, le cerveau des femmes en produit massivement après l’accouchement et l’acte sexuel (2b16b).

 

Outre cet effet sur nos hormones, l’altruisme nous est également bénéfique sur le plan physique et mental en raison de son action sur le système nerveux.

En effet, l’un des nerfs les plus importants du corps humain est le nerf vague. Principal voie d’innervation du système nerveux parasympathique, ce nerf est entre autre chargé de ralentir notre rythme cardiaque et d’abaisser notre tension artérielle (24).

Or, des études ont démontré que les personnes qui font le plus preuve de compassion ont un nerf vague plus actif que les autres (7). 

Conséquences de cette sensibilité vagale accrue : une meilleure santé cardiovasculaire et une plus grande propension au calme et à l’empathie.

 

 

 

Sur le plan psychique, cette “euphorie de la générosité” va se traduire par un florilège de sensations agréables :

 

Helper's High – Comment

Image 1 – Deux-tiers des sujets de l’étude de Luks (1988) ont déclaré avoir expérimenté un mieux-être sur le plan psychique après s’être portés volontaires pour aider des gens dans le besoin  (Source image : fanpop.com / Crédit : Dreamworks)

 

Une étude conduite au début des années 1980 a révélé en ce sens que les personnes âgées((de plus de 65 ans)) qui pratiquent le volontariat sont généralement plus satisfaites de leur vie et moins enclines à souffrir de dépression et d’anxiété que celles qui ne le pratiquent pas (9).

Ces effets antidépresseur et anxiolytique naturels de l’altruisme ont été confirmés de nombreuses fois par la suite (415), notamment chez les adolescents (3).

 

 

Chez les patients souffrant d’une maladie coronarienne, il a été en outre prouvé que le bénévolat permettait non seulement de conférer un sens nouveau à la vie mais aussi et surtout, qu’il aidait à lutter contre la dépression qui accompagne souvent cette maladie et qui est très fortement corrélée au risque d’en mourir (20).

 

 

En lisant à travers les lignes, on peut donc voir que les retombées positives de l’altruisme sur le moral sont à mettre au crédit de l‘amélioration de l’image de soi, du renforcement du lien de confiance vis-à-vis des autres et du mieux-être physique qui en découlent (14).

Sur le plan physique, ces dividendes sont loin de s’arrêter là.

 

 

L’altruisme : l’une des meilleurs garanties-santé au monde ! 

 

Dire qu’être altruiste constitue l’une des meilleures garanties santé au monde est loin d’être une hyperbole !

 

 

Pour preuve, à conditions de santé égales, la mortalité des personnes âgées s’engageant dans des activités bénévoles est de 63% inférieure à celle des personnes du même âge ne s’y engageant pas (17).

 

 

Image 2 – Les seniors représentent la catégorie d'âge la plus susceptibles de profiter des effets-santé du volontariat. En effet, l'isolement, la perte de sens et la sensation de ne plus être bon à rien sont trois symptômes très courants chez les personnes âgées.

Image 2 – Les seniors représentent la catégorie d’âge la plus à-même de profiter des effets-santé du volontariat. En effet, l’isolement, la perte de sens et le sentiment de “ne plus être bon à rien” sont très courants chez les personnes du troisième âge, spleen que de les pousser vers le bénévolat peut aider à soulager efficacement.

Cet effet positif de l’altruisme sur l’espérance de vie est lui aussi corroboré par de nombreuses études scientifiques.

En 2003, Brown et ses collègues ont par exemple constaté que les personnes qui n’offrent “aucun support logistique et/ou émotionnel aux autres avaient deux fois plus de risques de mourir dans les cinq ans que celles qui en offrent un((NDA. Dans le cadre de cette étude, la réduction de la mortalité n’a été relevée que chez les personnes qui donnaient de l’aide mais pas chez celles qui en recevaient.))” (2).

Une étude conduite auprès de personnes ayant survécu pendant longtemps au virus du SIDA a pour sa part révélé que la majoration du taux de survie rencontrée chez ces personnes était en grande partie la conséquence de leur investissement personnel auprès d’autres personnes atteintes de la maladie (10).

 

 

Comment l'altruisme affecte-t-il notre santé physique ?

 Comment l’altruisme affecte-t-il notre santé physique ?

 Volunteer

L’altruisme affecte notre santé physique sur plusieurs plans mais c’est surtout sur les plans immunitaire et cellulaire que ses effets ont été le plus mis en exergue.

Il a par exemple été démontré que lorsque nous faisons preuve de générosité et/ou d’abnégation vis-à-vis des autres, nos niveaux salivaires d’immunoglobine-A((NDA. Cet anticorps constitue l’une de nos premières lignes de défense immunitaire contre les toxines et les agents infectieux présents dans l’environnement.)) augmentent de façon significative (13).

Le fait de s’investir pour les autres permettrait en outre de ralentir le vieillissement de nos cellules.

En effet, lorsque nous sommes stressés psychologiquement, nos cellules le deviennent à leur tour.

Plus spécifiquement, le stress psychologique est associé à une accélération du stress oxydatif, un ralentissement de l’activité de l’enzyme télomérase et une réduction de la taille des télomères, trois facteurs qui déterminent dans une large mesure la sénescence et durée de vie de nos cellules (11).

Or, chez les femmes soumises à un stress chronique important, la taille des télomères est, en moyenne, d’une décennie inférieure à celle des femmes qui ne le sont pas (5).

 

Par conséquent, adopter un comportement qui nous “détourne” de nos problèmes personnels tout en nous conférant le sentiment gratifiant d’agir pour le bien-être d’autrui, nous permettrait de “faire coup double” en substituant à ce stress débilitant une sérénité bienfaisante et salutaire pour notre espérance de vie !

 

 

Résumant l’ensemble des études susévoquées, une méta-analyse publiée en 1988 concluait que le bénévolat constitue “l’une des meilleures garanties santé au monde, et ce, devant la maîtrise de la tension artérielle, un faible taux de cholestérol et l’arrêt du tabac” (8) !

 

 

Être altruiste, oui, mais jusqu’à un certain point !

 

 

 “Give to yourself as much as you give of yourself. This means you have to put yourself first !” (Suze Orman)

“Donnez vous autant que vous donnez de vous. Ceci signifie que ‘vous’ doit venir avant le reste !”

 

 

Bien entendu, comme toute chose dans la vie, donner de soi a également ses limites.

Car si être altruiste, c’est avant tout savoir sacrifier un peu, voire beaucoup, de sa personne au profit des autres, ceci ne signifie pas pour autant qu’il faille s’oublier totalement au passage !

Toutes les études scientifiques sont en effet assez unanimes sur ce point :

 

 

Se sacrifier au nom d’une cause ou pour quelqu’un n’est bénéfique pour la santé qu’à partir du moment où l’on ne se sent pas dépassé(e) par les attentes que la cause ou la personne en question exige !

 

 

Dans une étude conduite auprès des membres d’une église presbytérienne des États-Unis, Schwartz et ses collègues ont en ce sens mis en exergue une corrélation négative très nette entre le fait de sentir submergé par les attentes d’autrui et notre état de bien-être physique et moral (18).

Cela s’explique simplement :

 

 

Lorsque nous cherchons trop à satisfaire les attentes de la personne ou de la situation dans laquelle nous sommes investi(e)s, nous devons le faire au dépend de nos propres attentes et de notre propre épanouissement personnel.

 

Du coup, notre santé en pâtit !

 

 

2stress_jokes_600x450Inutile d’ailleurs de chercher à étayer cet état-de-fait par la science.

Qui n’a, en effet, jamais fait l’amère expérience de s’investir corps et âme auprès de la “mauvaise” cause ou de la “mauvaise” personne ? Ou l’expérience d’en subir à son corps défendant les insurmontables exigences ?

Si c’est votre cas, il est alors certain que vous aurez expérimenté les symptômes de “cet altruisme toxique”,  celui qui exige un tel sacrifice de nous-même que nous-même finit par ne devenir qu’un vague concept à la dérive.

Schwartz et.al notent en ce sens qu’être excessivement altruiste serait plus néfaste à notre santé que l’être à la juste dose ne nous serait bénéfique.  

 

 

Digressions philozozophiques :

 

Soyez raisonnablement altruiste !

 

Autrement dit, n’agissez pour le mieux-être d’autrui qu’à la mesure de ce que cela vous apporte comme bien-être physique et moral !

 

Si cette “interprétation égoïste” de l’altruisme vous choque, posez-vous la question suivante : comment pouvez-vous réussir à apporter du bonheur aux autres si ce que vous leur apportez ne vous l’apporte pas en retour, ou pire encore, qu’il se soustrait au vôtre ?

Pur bon sens.

Bien entendu, il ne s’agit pas de vous dire d’être égoïste et de faire systématiquement passer votre bonheur personnel avant celui des autres.

Il s’agit simplement de vous faire comprendre que votre épanouissement personnel ne peut pas passer après celui des autres. Il peut passer avant ou pendant((i.e. Lorsque l’épanouissement des autres vous aide à vous épanouir vous-même.)) mais pas après.

 

En d’autres termes, pour aider les autres, il faut d’abord commencer par s’aider soi-même (y compris lorsque s’aider soi-même passe par aider les autres).

 

donner-recevoir_0Dans cette dialectique réside probablement l’essence-même de “l’accomplissement personnel” que Maslow plaçait, en 1943, au sommet de sa fameuse pyramide des besoins (23).

Il ne se situe donc ni à 100% dans les valeurs d’autonomie, d’indépendance, de liberté et d’expression de soi véhiculées par la mouvance de “développement personnel” moderne, ni à 100% dans les valeurs de dévotion, d’abnégation, de partage et de dépendance aux autres convoyées par l’ancien paradigme((lesquelles commencent, petit à petit, à être remises à l’ordre du jour avec l’avènement d’une nouvelle culture du partage)). Il se situe quelque part entre ces deux extrêmes.

Avant de finir, autorisez-moi à m’appesantir sur deux-trois derniers points qui me semblent importants eût égard de l’altruisme :

 

1. “Aucun acte de générosité, aussi petit soit-il, est jamais perdu” (Mère Thérésa)

 

mother_teresa_by_hartr-d3nm0vrÊtre altruiste, ce n’est pas nécessairement s’illustrer dans des actions caritatives de grande envergure. C’est certes ça, mais aussi moins que ça et en même temps, tellement plus !

Tendre l’oreille à un(e) ami(e) qui va mal, laisser son siège à une vieille dame aux jambes flageolantes, accorder la prééminence d’un choix de vie à son ou à sa conjoint(e) … : voici tout autant d’actes de générosité, de civisme et/ou d’empathie, qui bien qu’anonymes et sans aucun retentissement dans le monde et dans l’Histoire, n’en demeurent pas moins altruistes.

 

2. “Tout le monde veut sauver la planète mais personne ne veut aider maman à faire la vaisselle” (P.J. O’Rourke)

 

Corollaire du point précédent : ce n’est pas non plus le tapage cultivé autour d’une intention ou d’un acte de générosité qui le rend plus ou moins altruiste. Ce qui compte, c’est le bonheur que ledit acte ou que ladite intention procure, au “donneur” comme au “receveur” (peu importe qu’il soit humain ou pas).

À cette enseigne, croire que le bonheur éprouvé par un philanthrope qui reverse une grosse partie de sa fortune à des œuvres de bienfaisance est supérieur à celui qu’éprouve un particulier qui vient de redonner le sourire à un enfant malade est une erreur.

Warren Buffet vs. Femme déguisée en clown_

Ce disant, si de “faire du bruit” autour de vos actes altruistes vous apporte autant de bonheur (ou de dividendes personnelles) que l’action altruiste per se, il n’y a rien de mal à cela. Mieux vaut en effet être altruiste et le faire savoir qu’être égoïste et se garder de le montrer.

Bien entendu, rien ne vous empêche d’être altruiste et “d’avoir l’égoïsme” de garder “l’exclusivité” de cette réputation pour vous et pour ceux qui, autour de vous, en profitent.

 

3. “Si vous attendez de pouvoir faire tout pour tout le monde, au lieu de faire quelque chose pour quelqu’un, vous finirez par ne rien faire pour personne.”  (Malcolm Bane)

 

Ce point découle des deux précédents.

Sceptik african kidSi être altruiste, c’est aussi bien militer en haute mer contre la chasse à la baleine que d’aider maman à faire la vaisselle, toute velléité de procrastination eût regard de l’adoption d’un comportement altruiste ne peut donc passer que pour ce qu’elle est, à savoir : une excuse égoïste !

Comme je viens de l’exposer, l’altruisme ne situe pas que dans les actions à forte résonance médiatique : il est dans toutes ces petites choses du quotidien, ces minuscules petits détails de “la vie ordinaire” dont personne ne parle et que nous pourrions pourtant Ô combien améliorer en faisant davantage passer notre ego après notre alter ego !

C’est pourquoi, n’attendez pas d’avoir les moyens de vous investir dans Greenpeace ou la lutte contre la faim dans le monde pour faire preuve d’altruisme. Commencez dès aujourd’hui par l’être en étant qui de plus sensible, qui de plus attentif, qui de plus proactif à l’endroit des attentes des personnes qui vous entourent et/ou des choses sur lesquelles vous pouvez agir.

 

En d’autres termes, avant de vouloir être célébré pour votre légendaire générosité, commencez d’abord par aider maman à faire la vaisselle !

 

Après tout, n’était-ce pas cette révolution de soi à petite échelle que Gandhi appelait le jour où il dît :

“Soyez-vous même le changement que vous voulez voir en ce monde” ? 

 

 

 

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(1) Ashby FG, Isen AM, Turken AU. A neuropsychological theory of positive affect and its influence on cognition. Psychol Rev. Juil 1999 ; 106(3) : 529-50.

(2) Brown SL, Nesse RM, Vinokur AD, Smith DM.  Providing social support may be more beneficial than receiving it: results from a prospective study of mortality. Psychol Sci. Juil 2003 ; 14(4) : 320-7.

(2b) Carmichael MS, Warburton VL, Dixen J, Davidson JM. Relationships among cardiovascular, muscular, and oxytocin responses during human sexual activity. Arch Sex Behav. Fév 1994 ; 23(1) : 59-79.

(3) Commission on Children at Risk. Hardwired to connect : The new scientific case for authoritative communities. Retrouvé le 5 Juillet 2015 sur < http://americanvalues.org/catalog/pdfs/hwexsumm.pdf >

(4) Dulin PL, Hill RD. Relationships between altruistic activity and positive and negative affect among low-income older adult service providers. Aging Ment Health. Juil 2003 ; 7(4) : 294-9.

(5) Epel ES, Blackburn EH, Lin J, Dhabhar FS, Adler NE, Morrow JD, Cawthon RM. Accelerated telomere shortening in response to life stress. Proc Natl Acad Sci U S A. 7 Déc 2004 ; 101(49) : 17312-5. Epub 1 Déc 2004.

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(9) Hunter KI, Linn MW. Psychosocial differences between elderly volunteers and non-volunteers. Int J Aging Hum Dev. 1980-1981 ; 12(3) : 205-13.

(10) Ironson G, et.al. The Ironson-woods Spirituality/Religiousness Index is associated with long survival, health behaviors, less distress, and low cortisol in people with HIV/AIDS. Ann Behav Med. Winter 2002 ; 24(1) : 34-48.

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(19) Servan-Schreiber D. Guérir, le stress, l’anxiété, la dépression sans médicament ni psychanalyse. Broché. 20 mars 2003.

(20) Sullivan GB, Sullivan MJ. Promoting wellness in cardiac rehabilitation: exploring the role of altruism. J Cardiovasc Nurs. Avr 1997 ; 11(3) : 43-52.

(21) The Big Apple. “We make a living by what we get, but we make a life by what we give”. Retrouvé le 6 Juillet 2015 sur < http://www.barrypopik.com/index.php/new_york_city/entry/we_make_a_living_by_what_we_get_but_we_make_a_life_by_what_we_give >

(22) The Independent. Cool to be kind: The advantages of being altruistic. Retrouvé le 6 Juillet 2015 sur < http://www.independent.co.uk/life-style/health-and-families/healthy-living/cool-to-be-kind-the-advantages-of-being-altruistic-6259543.html >

(23) Wikipédia. Pyramide des besoins. Retrouvé le 10 Juillet 2015 sur < https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins >

(24) Wikipédia. Vagusstoff. Retrouvé le 9 Juillet 2015 sur < https://en.wikipedia.org/wiki/Vagusstoff >

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