Le Lait_Faut-il en boire ou pas

 

C’est LE grand débat du moment !

 

Que vous branchiez la télé, allumiez la radio ou vous connectiez sur Internet, presque impossible en effet d’échapper au vent de polémique qui souffle actuellement autour du blanc breuvage !

 

 

Au sein de la communauté scientifique, la tendance est au bras de fer qui opposent les lactophiles aux lactophobes. 

 

 

Le débat qui fracture la communauté scientifique autour de l'innocuité ou la dangerosité du lait n'est pas prêt d'être fini. Voici néanmoins un topo de la situation.

Le débat qui fracture la communauté scientifique autour de l’innocuité ou la dangerosité du lait n’est pas prêt d’être fini. Voici néanmoins un topo de la situation.

 

D’un côté, les “lactophiles”, “adorateurs” du lait de vache, chez qui ce dernier évoque probablement, au côté du miel, la Terre Promise, défendent mordicus l’intérêt d’en consommer afin de pouvoir préserver une ligne et une santé au top.

De l’autre côté, les lactophobes, “pourfendeurs” du lait de vache, situés à l’avant-garde d’une mouvance anti-lait somme toute assez récente, considèrent ce dernier comme un véritable poison, presque aussi létal que la cigarette.

 

 

Et entre ces deux extrêmes, qui trouve-t-on ?

 

 

Vous, cher public, une fois de plus pris à parti dans cet échange de coups de poing théoriques qui ne vous aident pas à séparer « la bonne crème du caillé » tant les arguments avancés de part et d’autre semblent probants !

 

 

Alors qui dit vrai, qui dit faux

L’industrie laitière prendrait-elle le consommateur pour sa vache à lait ou les assertions que le lait de vache et ses dérivés sont essentiels pour l’Homme sont-elles effectivement fondées ?

Si cet article ne peut se targuer d’avoir l’ambition mégalo’ de clore le débat autour de la question du lait, il se fixe néanmoins pour objectif de tenter d’apporter une réponse à LA question que tout le monde se pose :

 

 

Le lait de vache alors, faut-il en boire ou pas ?

 

 

NOTA

 

Á noter que lorsque je parle de  “lait” sans précision supplémentaire ici, c’est que je fais référence au lait de vache et à l’ensemble des produits qui en dérivent, tels que le fromage, le beurre, la crème, les yaourts, les glaces, etc.

 

 

 

 

 

1. Lait et cancers

 

 

Argument contre : “Il est établi que la consommation régulière de lait de vache (ou des produits qui en dérivent) favorise l’apparition de certains cancers, dont celui de la prostate et du sein.”

 

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D’après ses détracteurs, le premier méfait du lait de vache sur la santé serait qu’il majore considérablement les risques de contracter un cancer.

Il faut dire que les études qui suggèrent que le lait de vache est cancérigène ne manquent pas, de nombreux rapports ayant mis en exergue une association entre la consommation de laitages et les cancers du sein ou de la prostate.

 

 

Le lait et cancers du sein et de la prostate : ce qu'en dit la science ...

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Si l’on s’en réfère à la Fondation Mondiale pour la Recherche sur le Cancer, onze études portant sur des populations humaines différentes auraient relié la consommation de lait avec le cancer de la prostate (34).

 

Par exemple, une étude réalisée sur environ 21 000 hommes et publiée par la Harvard’s Physicians Health Studies a révélé une augmentation de 34% des cas de cancer de la prostate chez les hommes qui consomment plus de deux portions quotidiennes de lait (ou de produits laitiers) (5).

 

Et en Asie — où la consommation de lait est extrêmement rare, il n’y aurait pratiquement pas de cancers du sein.

 

Á cette enseigne, une étude conduite au Japon a montré que les femmes qui adoptaient une alimentation “à l’occidentale” (basée sur la viande et les produits laitiers) avaient jusqu’à 8 fois plus de risques de développer un cancer du sein que les japonaises ayant un régime à tendance végétarienne et ne mangeant pas de produits laitiers (11).

 

 

Cet effet pro-cancer du lait serait, selon ses opposants, du à la présence de certaines hormones (en particulier dans le lait de vache industriel) qui favorisent la prolifération des cellules cancéreuses, en particulier l’IGF-1((= Le Facteur Insulinique de Croissance)), le bras armé de l’hormone de croissance (7).

 

« Le lait de vache est à la base conçu pour nourrir son veau dont la taille et le poids vont croître de façon exponentielle au cours des deux premières années », avancent les lactophobes qui tentent ainsi de justifier l’incohérence de sa consommation par une espèce (i.e. l’Homme) à qui il n’est pas originellement destiné, en particulier lorsque ladite espèce a atteint l’âge adulte (i.e donc une fois sa croissance terminée).

 

 

Argument pour  : “Le lien de cause à effet entre consommation de lait de vache (ou produits laitiers) et cancers est nullement établi car la plupart des études portant sur la question ne sont qu’observationnelles : or, corrélation n’est pas causalité.”

 

lait-calcium-et-risque-de-cancer-nouvelles-donnaces-swissmilkPour ses défenseurs, si le lait de vache promeut bien certains types de cancers (prostate, sein), sa consommation régulière protégerait en revanche contre d’autres types de cancers, tels que celui du côlon ou de l’estomac (19).

Le lait contient en effet du calcium, de la vitamine D (ajoutée), de la lactoferrine et de l’acide linoléique conjugué, quatre composés ayant démontré un effet inhibiteur sur la prolifération des tumeurs chez l’animal (124).

De plus, pour battre en brèche les assertions selon lesquelles le lait serait cancérigène, les lactophiles pointent du doigt l’un des écueils majeurs des études conduites sur la question : leur aspect quasi-exclusivement observationnel.

Autrement dit, selon eux, le problème de la plupart des études portant sur le lait de vache et de ses dérivés est que ces dernières ne feraient que constater que leur consommation est associée à une prévalence accrue de cancers (i.e. ceux qui mangent des laitages ont tendance à plus souffrir de cancers). Mais en aucun cas ne démontreraient-elles de relation de cause à effet (i.e. c’est parce qu’ils mangent des laitages que ces personnes souffrent plus le cancers) entre la consommation de laitages et la majoration des risques de contracter un cancer ou n’importe quel autre type de maladies.

 

N’oubliez pas que CORRÉLATION N’EST PAS CAUSALITÉ !

 

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Autrement dit, ce n’est pas parce que X (= cancer) se produit en même temps que B (= consommation de lait et de laitages) que c’est B qui provoque X (= que c’est le lait qui “donne le cancer”).

 

Rappelez-vous de l’allégorie du feu et du pompier.

 

 

En raison de cette écueil méthodologique, on ne pourrait donc tirer aucune conclusion sur l’innocuité ou la dangerosité du lait et des laitages car d’autre(s) facteur(s) confondants allant de pair avec leur consommation((→ Tels que le tabac, la sédentarité, le déséquilibre alimentaire général, le niveau d’adiposité, etc.)) pourraient, eux aussi, très bien provoquer le cancer et le cortège de maladies dont on leur accorde, probablement à tort, la paternité.

 

Verdict : Le lait “donne-t-il le cancer” ?

 

Et la réponse est  … :

 

Ça dépend ! Ça dépend en effet …  

 

1. … du type de cancers dont vous parlez : car s’il semble que le lait en promeut bien certains (cancers du sein et de la prostate),  il semble en revanche réduire les risques d’en contracter d’autres (cancers du côlon et de l’estomac) ;

 

2. … de vos prédispositions génétiques : un ou plusieurs membres de votre famille a (ont)-il(s) déjà souffert d’un cancer du sein ou de la prostate ?

 

3. … de vos habitudes alimentaires, en particulier de votre apport en calcium total journalier : celui-ci est-il contrebalancé par un apport adéquat en magnésium et en cofacteurs associés ?

 

4. … de votre hygiène de vie : a. fumez-vous ? b. buvez-vous ? c. bougez-vous ?

 

Si vous répondez « oui » aux questions 2, 4.a et 4.b et « non » à la 3 et à la 4.c., alors le lait de vache n’est probablement pas le meilleur choix alimentaire pour vous.

 

Dans votre cas, mieux vaut peut-être l’éviter.

 

 

 

 

 

2. Lait et maladies cardiovasculaires

 

 

Argument contre : “Du fait de sa richesse en acide gras saturés et en composés oxydatifs, le lait et les laitages entiers favorisent les maladies cardiovasculaires.”

 

Pour les lactophobes, le lait de vache, et plus particulièrement ses dérivés (beurre, fromage, crème, …), seraient également mauvais pour la santé du coeur.

 

 

bigstock-heart-shaped-gouda-cheese-on-w-31137044Les graisses saturées et le cholestérol qu’ils contiennent obstrueraient notamment les artères (artériosclérose) — favorisant ainsi les infarctus — tandis que le calcium qu’il pourvoit aurait tendance à les rigidifier — favorisant de ce fait les accidents vasculaires (1727, 29).

 

 

Les protéines de ces produits joueraient également un rôle oxydant qui “rouillerait la tuyauterie” de la pompe cardiaque, majorant ainsi vos risques de contracter une maladie cardio-vasculaire.

Pour finir, l’apport calorique massif induit par une consommation régulière de laitages gras((Les fromages au lait entier ou à pâte dure, le beurre et la crème fraîche en sont quelques exemples.)) favoriserait l’embonpoint et l’hypertension artérielle, deux facteurs étroitement corrélés à la majoration des accidents d’origine cardiovasculaires (15).

 

 

Argument pour :  “Du fait de ses effets positifs sur la cholestérolémie et la tension artérielle, le lait exerce un effet sensiblement cardioprotecteur.”

 

Les lactophiles contestent la nocivité du lait sur la santé cardio-vasculaire.

Il est vrai que même lorsqu’il est entier, le lait de vache ne pourvoit que 3 grammes de lipides (graisses) pour 100 ml, dont seulement 1,5 sont saturées.

A titre de comparaison, 100 grammes de sardines en contiennent autant et pour autant, ce ne sont pas les lactophobes qui vous en proscriront la consommation puisqu’au contraire, ils la recommandent en remplacement du lait de vache (NDA. la sardine est en effet une excellente source de calcium).

 

Le lait occupe seulement la 597ème place au classement des produits les plus riches en acide gras saturés

 

 

L’argument des mauvaises graisses obstruant les artères ne tient donc, selon eux, pas la route d’autant qu’une étude conduite sur des Australiens a démontré que ceux dont l’apport en produits au lait entier était supérieur à 339 grammes / jour avaient 69% de risques en moins de mourir d’une maladie cardiovasculaire que ceux chez qui il est inférieur à ce nombre (3) !

 

 

De plus, un des lipides (graisse) du lait de vache est l’acide linoléique conjugué, un composé dont l’effet cardioprotecteur (anti-artérosclérosant) a été mis en exergue dans le cadre de plusieurs études conduites sur des animaux (1722).

 

Tous les laits de vache ne se valent pas !

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« Et puis, tous les laits de vache ne se valent pas ! » renchérissent les lactophiles.

 

Car si certains concèdent que le lait industriel (UHT) est une véritable aberration nutritionnelle, il en irait tout autrement du lait de vache cru (lait fermier ou bio ou lben).

 

Du fait de sa richesse en bonnes graisses — dont les fameux oméga-3 — ce lait serait favorable à l’amélioration de la cholestérolémie((= Rapport entre le bon et le mauvais cholestérol.)) (25).

 

De plus, le lait fermier serait vierge de tous procédés de transformation et d’adjonction chimique qui en dénaturent la composition et altèrent la qualité nutritionnelle en aval.

 

Ce lait serait donc totalement propice à la consommation. 

 

 

Pour finir, l’apport en calcium que le lait induit a été, lui aussi, associé à une amélioration du profil des lipides sanguins, un facteur de prévention contre les maladies cardiovasculaires (4, 31).

 

Verdict : La consommation de lait et de laitages peut-elle causer des maladies cardiovasculaires ?

 

Et une fois de plus, la réponse est … 

 

Ça dépend …

 

1. … du type de lait et de laitages que vous consommez : il y a environ 50 fois plus de graisses saturées dans 100 grammes de beurre (51 grammes exactement) que dans 100 ml de lait entier ! Par conséquent, impossible de loger ces deux laitages((tous deux issus du lait de vache pourtant)) à la même enseigne en regard de leurs potentiels méfaits sur vos artères et vos taux de cholestérol !

 

2. … de la nature du lait que vous buvez : buvez-vous du lait industriel (UHT) ou du lait bio riche en oméga-3 et dépourvu d’additifs ? Derechef, l’effet de ces deux laits sur votre santé cardiovasculaire ne sera probablement pas le même …

 

3. … du ratio calcium : magnésium dans votre alimentation : encore une fois, il ne s’agit pas de dire que le calcium est “le méchant garçon” et le magnésium “le bon garçon” de l’équation mais ces deux macro-minéraux agissent en synergie dans votre organisme : l’équilibre de leur ratio((NDA. Idéalement de 2 calcium pour 1 magnésium.)) est donc fondamental au maintien d’une bonne santé, en particulier cardiovasculaire (14). Si vous consommez trop de laitages — riches en calcium — et pas assez de céréales bruts et oléagineux — riches en magnésium —, vous majorez probablement vos risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire.

 

 

 

 

 

3. Lait et diabète

 

 

Argument contre : “Consommer de deux à trois portions de lait de vache par jour augmente le risque de contracter un diabète de type 1, en particulier chez l’enfant en bas âge !”

 

« La Finlande est l’un des pays européens où l’on consomme le plus de lait (126 litres de lait par an et par personne en 2011) et c’est aussi le pays où les cas d’enfants diabétiques de type 1 sont les plus nombreux. »

 

Tel est l’argument # 1 avancé par les croisés de la mouvance anti-lait pour démontrer le rôle majeur que sa consommation joue dans l’étiologie du diabète, en particulier celui dit de type 1 (également dit insulino-dépendant), qui est inné (i.e. présent dès la naissance).

 

Lait et diabète de type 1 : ce qu’en dit la science

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Une étude publiée dans The American Journal of Nutrition et portant sur des enfants de plus de 40 pays dans le monde a démontré que l’incidence de diabètes juvéniles serait étroitement corrélée à la consommation de lait et autres produits animaux (21). 

 

En d’autre termes, plus les mères consommeraient de produits laitiers ET de protéines d’origine animale durant leur grossesse, plus leur enfant aurait des risques de souffrir de diabète à la naissance (type 1). 

 

Á l’inverse, plus les mères parturientes adopteraient un régime végétarien — voire végétarien strict (végétalien) — durant les mois précédant l’accouchement, plus leur progéniture serait à l’abri de cette maladie selon cette étude.

 

Par ailleurs, sur le site internet du Physicians Committee for Responsible Medicine, des études montrent qu’un régime végétalien, sans lait ni produits laitiers, améliore considérablement la condition des diabétiques et pourrait peut-être même guérir le diabète (26).

 

 

Cet effet pro-diabétique du lait de vache serait à rattacher à la présence abondante d’un sucre en son sein : le D-Galactose.

Image 2 — Selon ses détracteurs, l'un des sucres du lait, le D-Galactose, serait le grand responsable de la prévalence des diabètes de type 1 rencontrés chez les enfants en bas âge. Une hypothèse pour le moins ... "simpliste" !

 Selon ses détracteurs, l’un des sucres du lait, le D-Galactose, serait le grand responsable de la prévalence des diabètes de type 1 rencontrés chez les enfants en bas âge des pays scandinaves. Cette hypothèse est pour le moins … “simpliste” !

 

Le D-Galactose joueraient un rôle dans le “stress oxydant” des cellules et l’inflammation des tissus : des expériences ont ainsi montré que ce produit injecté chez des souris accélérait le vieillissement et l’insulinorésistance, un signe avant-coureur du diabète de type 2 (20).

D’autres scientifiques avancent que cette réaction physiologique serait provoquée par une réponse auto-immune à l’albumine sérique bovine contenue dans le lait, un composé qui entraînerait la destruction des cellules bêta du pancréas, lesquelles sont chargées de fabriquer l’insuline dont le rôle est, rappelons-le, de réguler entre autre vos taux de sucres sanguins (16).

 

 

 

 

Argument pour : “Consommer de deux à trois portions de lait de vache par jour diminue le risque de développer un diabète de type 2 !”

 

« Rien ne prouve que la prévalence du diabète en Finlande (comme dans d’autres pays) soit liée au lait » rétorquent de leur côté les lactophiles.

 

En effet, comme je l’ai évoqué précédemment :

 

Corrélation différent de causalité

 

 

Ce n’est donc pas parce que les populations de ces pays sont de grandes consommatrices de lait de vache que cela prouve que c’est le lait de vache qui est LE responsable de la prévalence des diabètes de type 1 qui y sévit, en particulier au sein de la jeunesse !

 

 

Image 3 — Selon les lactophiles, en affaiblissant le système immunitaire des enfants, l'excès d'hygiène dans les pays scandinaves est une hypothèse tout aussi valable que le manque d'apports en vitamine D pour y expliquer l'incidence des diabètes juvéniles.

 

Selon les lactophiles, en affaiblissant le système immunitaire des enfants, l’excès d’hygiène souvent rencontrés dans les pays scandinaves pourrait tout aussi bien y expliquer la prévalence des diabètes juvéniles que le manque d’exposition de ces derniers à la lumière du soleil (voir pourquoi il est important de s’y exposer quotidiennement en cliquant ici).

 

D’autres hypothèses, comme le manque de soleil — qui empêcherait les Finlandais de synthétiser de la vitamine D, pourtant co-facteur essentiel à la bonne assimilation du calcium du lait —, ou comme l’excès d’hygiène — qui affaiblirait leur système immunitaire — peuvent aussi bien être avancées !

De plus, si le lait contient effectivement du D-Galactose, ses dérivés comme le beurre ou le fromage n’en contiennent pas : l’hypothèse selon laquelle ce sucre contribuerait au diabète de type 1 ne s’applique donc pas à tous les types de laitages, mais seulement au lait.

Par ailleurs, si des études démontrent que la consommation de lait de vache est associée à une prévalence accrue de diabète de type 1, d’autres études, plus récentes, révèlent qu’elle est associée à une diminution des risques de contracter un diabète de type 2 (acquis).

 

 

Une revue de la littérature scientifique publiée en 2008 a notamment révélé que les consommateurs de laitages avaient 8% de risques en moins de développer un diabète de type 2 que ceux qui n’en consomment pas (9).

 

 

 

Verdict : Le lait et les laitages favorisent-ils le diabète ?

 

Comme toujours, ça dépend …

 

1. D’ABORD, de la part du sucre dans votre alimentation : quelle quantité de sucre consommez-vous chaque jour ? Car accuser le lait d’être responsable de vos hyperglycémies chroniques alors que vous mangez 5 bols de Kill Pops (sans lait évidemment) par jour — qui plus est affalé devant l’écran de la TV —, c’est faire de l’erreur classique de se focaliser sur l’arbre qui cache la forêt. 

 

2. De vos prédispositions génétiques : un ou plusieurs membre(s) de votre famille souffrent-ils ou ont-ils souffert du diabète ?

 

3. Du type de laitages que vous consommez : vous conviendrez que l’impact d’un Liégois au caramel — qui est fait à base de lait de vache pour sûr — sur vos taux de sucre sanguin ne sera pas le même que celui d’un yaourt grec 0% sans sucre ajouté. 

 

4. De votre hygiène de vie : pratiquez-vous une activité physique régulière et/ou vivez-vous dans un environnement totalement aseptisé ?

 

 

 

 

 

4. Lait et ostéoporose

 

 

Argument contre : “Le lait n’est pas la seule source de calcium disponible, et certainement pas la meilleure !”

 

L’adage qui veut que boire du lait serait bon pour la santé des os en raison du calcium qu’il contient fait bien rire ses détracteurs. 

Il faut dire que la recherche scientifique ne manque pas d’études ayant démontré l’exact opposé au cours des vingt dernières années. 

 

Lait et ostéoporose : ce qu’en dit la science …

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Après avoir passé en revue 34 études publiées dans 16 pays, des chercheurs ont notamment constaté que les pays avec les taux le plus élevés d’ostéoporose — cette fameuse maladie des « os poreux » — étaient ceux dans lesquels les gens consommaient le plus de viande, de lait et de produits animaux.

 

Des études auraient par ailleurs démontré que certains types de fractures sont plus fréquentes chez les peuples consommant régulièrement des produits laitiers et ayant des apports plutôt élevés en calcium.

 

 

Une étude américaine réalisée sur une période de 12 ans a notamment démontré que les femmes de 40 ans à 60 ans qui consomment du lait augmentent ainsi significativement leurs risques de fractures (10).

 

 

« D’ailleurs, comment expliquer que les Asiatiques, qui ne consomment traditionnellement pas de lait, n’ont commencé à souffrir d’ostéoporose et d’autres problèmes osseux qu’à partir du moment où ils ont adopté le régime américain qui est en grande partie fait de lait et de laitages ?! » argumentent encore les lactophobes.

 

D’après eux, boire du lait de vache ne permettrait pas de préserver l’intégrité du capital osseux parce que  :

 

1. … le calcium qu’il contient serait mal assimilé (mauvaise biodisponibilité) ce qui fait qu’au final, ce macro-minéral ne serait pas convenablement “capté” par votre organisme en vue de re-densifier les os de votre squelette ;

2. … au fait que l’apport majoré en protéines sous-tendu par une consommation régulière de lait et de laitages augmenterait les taux d’acidité sanguines (acidose), acidité que votre organisme chercherait à contrer (« tamponner ») en allant puiser des substances anti-acides (dites alcalinisantes) dont, au premier chef, le calcium de votre squelette.

 

 

Argument pour : “Du fait de sa richesse en calcium, le lait permet de se constituer un bon capital osseux et de ralentir le vieillissement des os. » 

 

De leur côté, les lactophiles n’en démordent pas : boire du lait est capital pour préserver un bon capital … osseux !

 

 

os-et-photos-lait-osseuse-photos-photos-nb14625Il est vrai qu’en cas de carence alimentaire en calcium, nous puisons ce minéral dans nos réserves osseuses (12).

Il serait donc, d’après eux, très important d’en absorber suffisamment, en particulier au cours des vingt premières années de la vie((NDA. 45 % de la masse osseuse est formée durant l’adolescence et durant cette intense période de croissance.)) afin de se constituer un capital osseux solide.

Par la suite, un apport suffisant en calcium serait également nécessaire afin de ralentir le vieillissement des os.

Par ailleurs, si les chantres du lait reconnaissent volontiers que le lait n’est pas la seule source alimentaire de calcium, et que le calcium qu’il contient n’est peut-être pas le plus biodisponible, il insiste sur le fait qu’il en est en tout cas sa source la plus pratique.

 

 

La biodisponibilité du calcium du lait

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Par exemple, une portion (250 ml) de lait fournit environ 300 mg de calcium et la fraction absorbée serait de 32 % tandis qu’une portion (125 ml ou 80 g) de brocoli fournit environ 35 mg de calcium et la fraction absorbée serait de 61 %.

 

Toutefois, même si le calcium du brocoli a une meilleure biodisponibilité, il faudrait en consommer environ 360 grammes afin d’obtenir la même quantité de calcium absorbé que dans un seul verre de lait (250 ml) !

 

 

En effet, pour atteindre le seuil des recommandations officielles en ce qui a attrait au calcium((Lequel est situé aux alentours de 900 à 1200 mg par jour.)), trois à quatre portions de produits laitiers par jour suffisent seulement.

 

 

Par conséquent, même si le lait n’est pas la meilleure source alimentaire de calcium, il en est la plus facile source d’accès, sans compter que la majorité des laits actuels sont enrichis en vitamine D, un composé dont la plupart des populations des pays froids sont carencées l’hiver (13).

 

 

Enfin, les lactophiles rappellent que l’ostéoporose n’est pas que le fait d’un manque de calcium mais que cette pathologie serait également liée à des facteurs génétiques et hormonaux (2).

 

Verdict : Boire du lait est-il indispensable pour les os ?

 

NON cependant …

 

1. … le lait demeure l’une des meilleures sources alimentaire de calcium du fait de son accessibilité : or, n’oubliez pas que ce macro-minéral joue un rôle essentiel dans le développement et le maintien de votre capital osseux !

 

2. … le lait n’est pas non plus un destructeur de l’os comme le laisse entendre certains : c’est davantage une hygiène de vie stressante et alimentaire acidifiante (excès d’apport en protéines notamment) qui le sont !

 

3. … Votre propension à développer l’ostéoporose dépend aussi dans une large mesure de vos apports en vitamine D, C et K (vit. K2 surtout) et en magnésium : ces co-facteurs sont essentiels à la bonne fixation du calcium sur vos os et à sa bonne assimilation de façon générale (23).

 

 

 

 

 

5. Lait, réactions allergiques et intolérance

 

 

Argument contre : “De nombreuses réactions allergiques ont été associées à la consommation des laitages telles que l’acné, l’asthme ou encore divers types d’infections ORL.”

 

« Même si les preuves accablantes des méfaits à long-terme du lait sur la santé ne suffisent pas à vous convaincre de ne plus en boire, le fait que vous y soyez très certainement allergique — voire carrément intolérant — vous forcera, par la force des choses, à ne plus le faire. »

 

Tel est le dernier argument anti-lait des lactophobes.

 

 

Pour l’étayer, ces derniers mettent notamment en avant une série d’études de l’Académie Américaine sur les Allergies, l’Asthme et l’Immunologie ayant désigné le lait de vache comme la première cause des allergies alimentaires chez les enfants aux côtés de l’oeuf et des arachides !

 

 

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Selon ces rapports, 50% des enfants présenteraient une forme d’allergie au lait qui se manifesterait, comme chez l’adulte, par le développement de mucus et de problèmes persistants comme la toux chronique, des infections de la sphère ORL (appareil respiratoire, oreille), de la constipation, ou encore de l’asthme.

 

 

Encore plus sidérant que ce chiffre, 75% de la population mondiale((NDA. Cette statistique est surfaite.)) souffrirait, selon eux, d’intolérance au « sucre » du lait : le lactose, laquelle intolérance se traduirait chez ces personnes par des ballonnements, des gaz, des crampes intestinales, des diarrhées ou des nausées à la suite de la consommation de lait, voire de laitages.

 

 

Pourquoi de nombreuses personnes sont-elles intolérant(e) au lactose ?

 

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De nombreux individus sont intolérants au lait car ils ne produisent pas suffisamment de lactase, une enzyme présente dans l’intestin qui permet de digérer le sucre du lait : le lactose.

 

La prévalence de l’incapacité à digérer ce sucre résulterait d’une mutation intervenue récemment dans l’histoire de l’humanité, avec la naissance de l’agriculture.

 

Notre tolérance au lactose serait de ce fait à son maximum au début de la vie avant de décroître — voire totalement disparaître — avec l’âge.

 

 

 

Argument pour : “Hormis les personnes vraiment intolérantes au lactose, le lait et les laitages ne provoquent de réactions allergiques que chez les personnes qui sont d’ores et déjà convaincues qu’ils vont en provoquer.”

 

Si les lactophiles ne peuvent contester le fait que de nombreux individus soient allergiques au lait ou intolérantes au lactose, ils nuancent toutefois fortement cet état de fait.

 

 

Selon eux, l’allergie au lait serait avant toute chose liée à des antécédents familiaux d’allergies en sus d’être causée par l’introduction trop rapide du lait de vache dans l’alimentation des nourrissons (16) !

 

 

Pourquoi certaines personnes sont-elles allergiques au lait de vache ?

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Ce sont surtout les protéines présentes dans le lait qui seraient responsables des réactions allergiques, principalement les caséines et la bêta-lactoglobuline.

 

Le lait maternel, quant à lui, ne contiendrait pas de bêta-lactoglobuline, raison pour laquelle les nouveau-nés ne devraient pas trop rapidement passer au lait de vache.

 

 

Cependant, les allergies au lait diminueraient, selon eux, rapidement après l’âge de trois ans et disparaitraient pratiquement à l’adolescence !

En outre, selon les études qu’ils mettent en avant, la consommation de lait n’augmenterait pas la production de mucus((Á noter que d’après ces études, les symptômes allergiques les plus importants seraient rapportés par des individus qui croient que le lait est la cause de leurs allergies.)) (0, 25b).

Par conséquent, la pratique qui consiste à ne plus en boire pour éviter les rhumes, la grippe ou encore la sinusite serait infondée.

 

 

Pour finir, si les personnes intolérantes au lactose doivent effectivement diminuer leur consommation de lait et de produits laitiers industriels, les lactophiles notent que ceci n’est pas valable pour le lait cru naturel et la plupart des yaourts car ceux-ci contiennent non seulement peu de lactose mais sont également sont souvent enrichis en enzymes pré-digestives (probiotiques) qui en facilitent la digestion.

 

 

De plus, ils soulignent que de nombreux produits laitiers délactosés s’adressant aux intolérants au lactose sont désormais disponibles dans le commerce.

 

intolerance lait

Pour finir, les lactophiles rappelent qu’il existe des différences ethniques majeures dans la tolérance et l’intolérance au lactose, les populations Caucasiennes et d’Afrique du Nord étant généralement beaucoup moins intolérantes au lactose (15 à 20 % de prévalence d’intolérance au lactose dans ces pays en moyenne) que les populations d’Amérique du Nord((NDA. où la plupart des études sur le lait sont conduites soit dit en passant)) et d’Asie (50 à 95 % de prévalence d’IL dans ces pays en moyenne) (21b).

 

 

Verdict : Le lait cause-t-il douleurs, diarrhées, allergies et ballonnements ?

 

Pour finir et changer, ça dépend …

 

1. … de votre degré de tolérance au lactose : la consommation de lait ou de laitages provoquent-elles chez vous des ballonnements, inconforts gastriques, etc. ?

 

2. … du type de lait (UHT vs. lait cru) que vous buvez ou de laitages que vous consommez : consommez-vous des produits naturels et délactosés ou des produits industriels non-délactosés ?

 

3. … de vos antécédents familiaux d’allergies : des personnes de votre entourage proche souffrent-elles d’allergies chroniques ?

 

4. … de vos apports parallèles en magnésium et co-facteurs associés à son assimilation : derechef, le maintien d’un bon ratio entre le calcium et le magnésium est bien plus importante que l’apport en calcium per se sous-tendu par votre consommation de produits laitiers.

 

5. … de votre propension à croire que le lait peut les causer, chez vous, des réactions défavorables ou non : croyez-vous que c’est  le lait qui vous fait éternué(e) ou vous provoque vos éruptions cutanées (eczéma, urticaire, etc.) ?

 

 

 

 

 

 

En bref, faut-il boire du lait de vache ou pas ?

 

“Faut-il” ?

 

Non.

 

“Mais devez-vous l’éviter comme l’alcool ou la cigarette ?”

 

Non plus. 

 

Ceci signifie concrètement que vous pouvez très bien vivre (et bien) sans lait et sans laitages — pourvu que vous sachiez comment pertinemment les remplacer((Car s’il s’agit de remplacer le lait par des céréales et des jus enrichis en calcium mais bourrés de sucre, autant continuer à en consommer !)) — mais que d’en consommer un peu vous fera très probablement bien plus de bien que de mal !

 

Car permettez-moi de vous rappeler que … :

 

lait-entier-lait-nutritionel-nutrition_06# 1 : … le lait et les laitages sont la source de calcium (et souvent aussi de vitamine D alimentaire) la plus aisément accessible pour la plupart, et ce, tant du point de vue logistique que du point de vue financier. 

 

# 2 : … que durant la phase de croissance, il est bien plus facile de faire consommer à un enfant ou à un adolescent du lait et des yaourts que du brocoli et des sardines en boites.

 

# 3 : … que de nombreuses études ont démontré que la consommation régulière de lait et de laitages était associée au maintien d’un poids stable, voire à une perte de poids dans le cadre d’un régime (6, 33).

 

# 4 : … que quelques études ont également corrélée la consommation de lait et de laitages à une réduction significative de la mortalité, et ce, toutes maladies confondues (330).

 

# 5 : … qu’à moins d’être intolérant(e) au lactose et/ou dogmatiquement convaincu(e) de sa dangerosité, la gymnastique diététique que requière la suppression totale du lait et des laitages de votre alimentation ne vaut pas les efforts que vous y consacrerez.

 

# 6 : … que si vous êtes sportif ou sportive, le lait de vache et les laitages sont outre d’excellents pourvoyeurs alimentaires de calcium pour vous, également d’excellentes sources de protéines (caséine et lactosérum ou whey) dont les effets positifs sur la performance (la synthèse protéique notamment) ont été mis en exergue dans le cadre de nombreuses études (8, 28, 32).

 

Bien entendu, le but de ce plaidoyer n’est pas de faire passer le lait de vache pour la panacée alimentaire absolue((N’en déplaise aux pontes de l’industrie laitière !)) car il ne l’est pas !

 

Il est néanmoins de lui décoller cette réputation outrancière, quasi-calomnieuse, de poison mortel pour la santé((N’en déplaise aux amateurs de sensationnalisme scientifico-médiatique et autres prosélytes paléothétiques !)) !

 

Derechef, à l’instar de l’oeuf, lui aussi diabolisé il y a quelques années((Rappelez-vous de l’oeuf et de son bad-Bad-BAD cholestérol)) avant d’être peu à peu réhabilité((Souvent par les mêmes personnes et pour les mêmes raisons que celles qui l’avaient vu se faire fustiger et bannir des tables.)), le lait de vache est un aliment relativement sain lorsque consommé avec modération dans le cadre d’une alimentation équilibrée

 

Lien vers articles sur les oeufs

 

 

Jugé coupable sans même que le verdict de son procès scientifique n’ait été rendu, il semblerait néanmoins qu’à son tour, le lait de vache fasse aujourd’hui figure de bouc émissaire pour couvrir les vrais “tueurs” de nos modes de vie modernes, à savoir :

 

⇒ l’excès de sucre dans l’alimentation,

 

⇒ l’excès de mauvaises graisses (trans et saturées) dans l’alimentation,

 

⇒ l’excès de produits transformés dans l’alimentation,

 

⇒ le stress chronique et enfin …

 

⇒ la sédentarité.  

 

Or cela, êtes-vous prêt(e) à le changer ?

 

 

 

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3 réponses
    • Bodyssime
      Bodyssime dit :

      Bien que cet article raille quelque peu les “prosélytes paléothétiques”, il ne vise en rien à discréditer le bien-fondé du régime qu’ils suivent.

      Les bénéfices du régime Paléo sur la ligne, le bien-être et la santé ont été rapportés à maintes reprises par la recherche scientifique et les témoignages sur son efficacité ne manquent pas.

      Ce jeux de maux potache n’a que pour but de railler l’attitude excessive de ceux qui, ayant épousé le régime paléo (ou un autre régime), finissent par devenir extrémistes dans son suivi, ce qui va se traduire, entre autre, chez eux par une élimination définitive de tous les produits lactés de leur alimentation, et ce, quand bien même ils ne sont ni (contrairement à vous) intolérants au lactose ; ni (probablement aussi contrairement à vous) suffisamment connaisseurs pour remplacer cette absence de lait et de laitages par des produits pourvoyeurs de calcium et (au moins aussi) sains.

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