« Les femmes affaiblissent les jambes »

Vous souvenez-vous de cette phrase ?

Si vous êtes né(e) dans les années 80 et que vous avez un penchant pour les films de combat de cette époque, il est probable que oui. Sinon, fort est à parier que vous donnerez votre langue au chat.

Pour vous rafraîchir la mémoire, il s’agit du conseil que Coach Mickey dispense à Rocky Balboa dans le premier volet de la légendaire saga à la veille de son combat contre Apollo Creed. À travers cette ellipse, on comprend assez aisément ce que l’entraîneur veut dire à son Étalon de poulain : “Rocky, fait pas le Rocco sous la couette ce soir, sinon t’auras des jambes en coton demain sur le ring !

Image 1 – "Les femmes affaiblissent les jambes Rocky" – Mickey Goldmill (Rocky 1)
Image 1 – “Les femmes affaiblissent les jambes Rocky” : cette idée, Mickey Goldmill n’était pas le seul à l’avoir à la fin des années 70 …

Bien qu’un tel conseil puisse paraître loufoque de prime abord – en particulier pour celles et ceux qui connaissent assez mal le monde du sport – il est de fait assez symptomatique d’une croyance populaire qui a la peau dure mais la verge scientifique molle : celle qui consiste à penser que le sexe avant une compétition affecterait la performance sportive, en particulier chez les hommes. Mais cette croyance est-elle fondée ? Coït et compétition, lorsque mutuellement exclusifs, ne feraient-ils pas bon ménage (à trois[1]) ?

Avant de répondre à cette question que de très nombreux sportifs et sportives se posent, permettez-nous un rapide retour en arrière, aux origines d’un mythe qui remonte à la Grèce antique.

 

1.  L’histoire d’un mythe

 

Il faut remonter à 776 avant Jésus Christ pour retrouver les premiers témoignages d’Olympiens Grecs pratiquant l’abstinence sexuelle dans les jours – voire les semaines – précédant une compétition sportive. Et pour cause ! Selon la doctrine de l’époque, le sperme contenait une substance cérébrospinale dont “l’expulsion” était synonyme de perte de force et d’énergie.

Au premier siècle après Jésus-Christ, le physicien grec, le Dr. Aretaeus, alla même jusqu’à théoriser que la rétention de la semence mâle pouvait accroitre la force, idée que l’on retrouve d’ailleurs toujours en médecine Chinoise où le sperme est associé à l’énergie vitale (le « qi »), et donc son « extrusion de l’organisme », à la perte d’énergie.

Image 2 – Mohammed Ali, the G.O.A.T, était convaincu des vertus de l'abstinence sexuelle sur la performance
Image 2 – Muhammad Ali, the G.O.A.T, était convaincu des vertus de l’abstinence sexuelle sur la performance sportive

Plus de XX siècle plus tard, force est de constater que cette croyance est d’ailleurs toujours d’actualité. Au milieu des années 50, Rocky Marciano, l’idole de Rocky Balboa dans la série et le seul boxeur poids lourd à être resté à jamais invaincu, s’abstenait par exemple de tout rapport sexuel durant les périodes précédant un combat. Sa carrière triomphale a d’ailleurs probablement influencée son successeur, le légendaire Muhammad Ali puisque, selon ses propres dires, ce dernier serait parfois resté jusqu’à six semaines abstinent à l’approche d’un gros combat. Et la restriction des activités coïtales pré-compétition ne se limite pas qu’au monde de la boxe de cette époque !

Dans le monde du ballon rond d’il y a quarante ans, il était par exemple d’usage courant d’administrer des sels de nitrate (NDA. le nitrate de potassium permettant de prévenir les érections sexuelles) aux joueurs afin d’inhiber leur désir sexuel à l’approche des grandes compétitions. Bien qu’il ne soit pas allé jusque là, le coach de l’équipe de football d’Angleterre, Glenn Hoddle, aurait, lui, interdit à ses joueurs d’avoir une relation sexuelle durant toute la durée du Mondial de 1998 en France.

Résumant assez bien un état d’esprit toujours très prégnant dans le monde du sport au sujet de la relation entre le sexe et les performances, le coureur de demi-fond, Marty Liquori, aurait formulé cette phrase laconique dans les années 60 :

« Le sexe rend les gens heureux. Mais les gens heureux ne courent pas un miles en 3:47 ».

Hé bien, désolé de briser le mythe les gars/garces car il semblerait que votre (pieuse) abstinence au pieux en vue de vous attirer les faveurs des Dieux du mont Olympe ne soit hélas pas plus que cela, à savoir : un mythe.

Sans cela, comment expliquer la carrière du grand Pelé qui a « confessé » avoir eût régulièrement un rapport sexuel avec sa femme durant ses jours de match ? Ou celle de la N°1 mondiale actuelle du MMA (= Mixed Martial Arts), Ronday Rousey, qui a avoué dans une émission de grande écoute qu’elle aimait bien se débattre sous la couette avant d’en découdre sur le ring (Quote : « I like getting busy in the bed before I get nasty in the ring ») ?

Si Platon déconseillait le sexe avant une compétition, Pline l’Ancien, lui, le conseillait arguant que « les athlètes apathiques étaient revitalisés par le fait de faire l’amour ». Qui de ces deux illustrent penseurs avaient raison ?

Le sexe impacte-t-il négativement ou positivement la performance ?

De Platon Nique à Pline la Pine, analyse d’une croyance populaire qui date de Sodome (Mite) …

 

 

2. Le mythe de « la perte de testostérone = perte de force »

 

Comme nous venons de le voir, l’idée à l’origine de la croyance selon laquelle le sexe affecterait la performance athlétique en est donc une assez simpliste : l’acte provoquerait une réduction des niveaux de testostérone, donc des niveaux d’agressivité, qui sont deux facteurs essentiels lorsqu’il s’agit d’exceller sur un ring, sur une piste ou sur un terrain. Le problème des idées simplistes, comme vous vous en doutez, est qu’elles sont rarement vraies : en l’espèce, la science nous prouve que si de relation de cause à effet entre « sexe » et « performances » il y a, ce n’en n’est pas nécessairement une de négative.

Une étude conduite en l’an 2000 à l’hôpital universitaire de Genève a par exemple démontré que « l’activité sexuelle n’avait aucun effet délétère sur la charge maximale d’entraînement et le niveau de concentration d’athlètes masculins de haut niveau [NDA. 8 joueurs d’équipe, 5 athlètes d’endurance et 2 haltérophiles]» (Stzajzel et.al, 2000). Et ladite étude de poursuivre : « Cependant, la fréquence plus élevée des battements cardiaques constatée chez les athlètes après le test de stress maximum [NDA. Pédaler sur un ergomètre à une vitesse maximale + soulever des poids] effectué durant la matinée du rapport sexuel suggère que les capacités de récupération de l’athlète peuvent être altérées si ledit rapport a eût lieu dans les deux heures précédant la compétition sportive ». En clair : bien qu’un rapport sexuel la veille d’un évènement sportif n’ait aucun impact négatif sur vos performances sportives du lendemain, ce n’est pas nécessairement la meilleure façon de vous échauffer avant le coup de sifflet de départ.

Une autre étude conduite en 1995 par le Docteur Tommy Boone – auteur de l’ouvrage « Le Sexe Avant une Compétition : Mythe ou Réalité ? » – a quant à elle comparé les performances d’hommes ayant eût un rapport sexuel dans les 12 heures précédant une épreuve sur un tapis de course à celles d’hommes étant resté « aussi chaste que de la glace » durant la nuit la précédant. Et en voici la conclusion :

« Le fait d’avoir un rapport sexuel dans les 12 heures précédant l’épreuve n’a eût aucun impact significatif sur la puissance aérobie maximale, les pulsations cardiaques ou encore les performances sportives relevées entre les deux groupes » (Boone, 1995).

Autrement dit, sexe ou pas sexe, les deux groupes ont réalisé des performances du même acabit. À la lumière de ce constat, le Docteur Boone formule cette interrogation purement rhétorique dans son ouvrage : « le sexe fait partie intégrante de la vie – y compris celle d’un athlète. Par conséquent, pourquoi s’en priver ? » En regard de ce qui va suivre, on se le demande vraiment.

Image 3 – L'orgasme féminin inhiberait la production d’un neurotransmetteur chargé de transmettre le « signal » des courbatures et de la douleur musculaire chez la femme.
Image 3 – L’orgasme féminin inhiberait la production d’un neurotransmetteur chargé de transmettre le « signal » des courbatures et de la douleur musculaire chez la femme.

Une troisième étude conduite en 2010 à l’université de Newark, dans le New-Jersey, mais portant sur des femmes cette fois-ci, a en effet révélé un effet autrement plus intéressant du coït précompétitif : la faculté de l’orgasme féminin à inhiber la production d’un neurotransmetteur spécifiquement chargé de transmettre le « signal » des courbatures et de la douleur musculaire chez nos tendres et chaires (Komisaruk, 2010). Les scientifiques en charge de l’étude ont en effet constaté que certaines régions du cerveau liées à la douleur – le cortex cingulaire antérieur et le cortex insulaire – étaient en effet « désactivées » lors de l’orgasme féminin, effet qui pouvait se prolonger ensuite pendant près de 24 heures.

Au-delà du plaisir de l’acte, considérez donc cet effet analgésique du sexe avant celui (non sans effet secondaire) des anti-inflammatoires la prochaine fois que vous vous préparerez à une compétition, Mesdamoiselles (cf. la préparation d’avant-combat de Ronday Rousey).

Et pas que car si nous nous sommes jusque là essentiellement concentrés sur l’impact physiologique insignifiant – voire positif – du sexe sur la performance, quid de ses conséquences sur notre bien-être psychologique ?

 

 

3.  Le sexe : un antistress naturel  !

 

Toujours dans le cadre de l’étude conduite à l’hôpital universitaire de Genève (mentionnée plus haut), Stzagzel et.al ont également comparé la qualité de la concentration des athlètes ayant eût un rapport sexuel à celle de ceux n’en ayant pas eût, et ce, douze heures avant une épreuve d’arithmétique [NDA. celle-ci succédait à l’épreuve sur l’ergomètre réalisée le premier jour et à la séance de musculation d’une heure effectuée le second jour].  Les chercheurs ont alors constaté que le sexe n’avait aucun impact délétère sur l’acuité mentale des athlètessauf lorsque le rapport avait eût lieu dans les deux heures précédant l’épreuve de calcul.

Une étude récente abordant le rôle du sommeil sur la performance et la récupération sportive a pour sa part passé en revue divers facteurs pouvant influencer la qualité du sommeil, parmi lesquels l’activité sexuelle (Refinetti, 2005). Il en est ressorti qu’en « regard de sa faculté à promouvoir la relaxation, à diminuer la tension artérielle ou encore à favoriser l’endormissement, l’orgasme – qu’il soit masculin ou féminin – était associé à un sommeil de meilleure qualité ». Or, lorsque l’on sait l’importance du sommeil sur la récupération, et donc, sur la performance (Venter, 2012), inutile de vous dire que les vertus de l’abstinence nous paraissent d’un coup (méthodiquement tiré #zioup’la) beaucoup moins claires.

Vous aurez noté toutefois, fort(e) de votre sens de l’observation affûté comme la flûte de pan-pan, que l’étude suce-évoquée portait sur la qualité du sommeil et non sur sa quantité, qui constitue elle aussi, un autre facteur déterminant de la récupération. Or, s’il y a bien un aspect sur lequel le sexe peut, en tant que pratique sociale normée, avoir un impact négatif, c’est bien celui-là.

 

 

4.    Scénarii contre-productifs

 

« Une des raisons pour lesquelles les athlètes doivent parfois s’abstenir de ‘s’envoyer en l’air’ la nuit précédant une compétition n’a rien à voir avec le sexe à proprement parler, mais à tout avoir avec ce qu’il y a autour du sexe : faire la fête, danser, boire de l’alcool et manger des cochonneries. Il n’y a de fait aucun problème à avoir un rapport sexuel dans la nuit précédant une compétition si les athlètes font en sorte de se coucher tôt et d’avoir une bonne nuit de sommeil après. »

Image 4 – C'est surtout ce qui entoure le sexe (l'alcool, la cigarette, le fait de veiller) et non le sexe en soi qui exerce un impact délétère sur la performance sportive.
Image 4 – C’est surtout ce qui entoure le sexe (l’alcool, la cigarette, le fait de veiller, etc.) et non le sexe en soi qui exerce un impact délétère sur la performance sportive.

 

Ces propos censés, extrait du site de la chaine CNN (certes, pas une référence en matière d’objectivité), viennent tout droit de la directrice de la médecine sportive de l’Université Autonome Nationale de Mexico, Maria Cristina Rodríguez Gutierrez (cité dans Nieto, 2010).

En effet, bien que toutes les preuves scientifiques que nous ayons cumulées jusqu’ici suggèrent qu’il n’y a aucun danger à ce que vous vous échauffiez sur du Barry White à la veille de votre premier marathon, ceci ne signifie pas pour autant que vous devriez rester éveillés jusqu’à 4 heures du matin à chasser la tabatière (ou le tabatier) ! La plupart des activités associées à la quête de la quéquette (ou de son bandant… euh pendant féminin #facile), telle que la consommation d’alcool, le manque de sommeil ou encore la cigarette, ont, de fait, un impact résolument négatif sur votre organisme, parmi lesquels celui de vous déshydrater, de diminuer votre acuité mentale ou encore de réduire votre capacité pulmonaire. C’est pourquoi, la petite partie de jambes en l’air pépère avec Simon ou Simone à la veille d’une compétition, ok ;  mais l’aventure d’un soir qui vous oblige à faire le grand écart avec votre routine d’entraînement habituelle, en revanche, mieux vaut l’éviter.

Selon Rodriguez, il existerait un autre cas de figure dans lequel le sport de chambre pourrait s’avérer contre-productif : à la veille d’un sport de combat.

« Pour les athlètes des sports de combat, boxeurs et combattants, avoir une activité sexuelle avant un combat important peut provoquer une diminution de leur agressivité et les rendre passifs, bien que ces effets puissent varier d’une personne à une autre. »

Certaines études scientifiques, parmi lesquelles celles de Trainor et.al (2006) et de Balthazart et.al (1998 ; 2012) ont ainsi démontré que les niveaux cérébraux d’aromatase, une enzyme responsable de la biosynthèse des œstrogènes à partir de la testostérone, pouvait être influencés par l’acte sexuel, ce dernier provoquant une inhibition de l’action de ladite enzyme. En clair, le sexe provoquerait une « diminution » de la conversion de la testostérone en œstradiol dans le cerveau. Or, dans leur revue de la littérature scientifique, Trainer et.al constatent que « la plupart du temps, des niveaux d’œstrogènes élevés dans le cerveau d’un homme sont corrélés à une plus forte probabilité que ces derniers adoptent un comportement agressif ». Dans un sport tel que la boxe, où la réussite dépend d’un minimum d’agressivité, l’abstinence sexuelle à l’approche d’un combat peut donc sembler justifiée.

 

 

5.    Une réponse individuelle appelant à une expérimentation sur soi (ou avec l’autre … de préférence)

 

À la question de savoir si vous devriez vous livrer ou non à une petite partie de jambes en l’air à l’approche d’une compétition sportive, la réponse semble donc être un simple : «ça dépend ». Ça dépend en effet du sport que vous pratiquez, ça dépend de l’heure à laquelle vous vous adonnez à l’acte et ça dépend enfin des circonstances associées à sa poursuite. Car entre une petite sexcapade romantique pré-comateuse avec chouchou (ou loulou) et une aventure d’un soir qui en fût toute – une aventure – vous conviendrez qu’il y a là une différence phénoménologique qui ne laisse que peu de place à l’interprétation. Il en est en revanche une, d’interprétation, qui importe plus que les différences suce-évoquées : l’interprétation que vous vous faites des conséquences de l’acte sexuelle sur vos performances.

 

Image 5 – "Sexe ou pas sexe avant la compétition, telle est la  question". Et la réponse : ... À vous de la trouver !
Image 5 – “Sexe ou pas sexe avant la compétition, telle est la question”. Et la réponse est : … à vous de trouver ! (crédit image : Bodyssime)

 

Dans le cadre d’une revue de la littérature scientifique publiée en 2000, la triathlète olympique Samantha McGlone et le docteur Ian Shrier ont ainsi conclut (ensemble ?) que  l’écrasante majorité des preuves scientifiques démontraient que le sexe n’affecte en rien les paramètres physiologiques de la performance et que, par conséquent, le choix de sa pratique la veille d’une compétition ne devait être que du ressort de l’athlète et de personne d’autre.

« Si les athlètes sont trop anxieux et agités à la veille d’une compétition, le sexe peut alors constituer une distraction relaxante pour eux. Mais s’ils sont déjà détendus et/ou qu’ils n’ont pas très envie d’avoir un rapport la veille de l’évènement, dans ce cas, une bonne nuit de sommeil est la seule chose dont ils auront besoin » précisent-ils dans leur article.

En clair, il n’appartient qu’à vous de déterminer si le sexe ou non impacte positivement ou négativement vos performances. À partir de là, qu’importe l’interprétation que vous en ferez, celle-ci vous aidera certainement à les améliorer si vous y croyez fermement. 

Professie auto-réalisatrice que diable !

[1] Le troisième objet étant les résultats de la compétition à laquelle l’on s’adonne

 

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Références

Balthazart J, Ball GF. The Japanese quail as a model system for the investigation of steroid-catecholamine interactions mediating appetitive and consummatory aspects of male sexual behavior. Annu Rev Sex Res. 1998; 9:96-176.

Balthazart J, Dickens MJ,  Cornil CA. Brain aromatase and circulating corticosterone are rapidly regulated by combined acute stress and sexual interaction in a sex specific manner. J  Neuroendocrinol. 2012.

Boone T, et al. Effects of sexual intercourse on maximal aerobic power, oxygen pulse, and double product in male sedentary subjects. J Sport Med Physic Fit. 1995; 35(3).

McGlone S, Shrier I. Does sex the night before competition decrease performance? Clin J Sport Med. Oct 2000; 10(4):233-4.

Nieto AJ. Sex before competing : does it boost athletes’ performance ? CNN.com. 10 Août 2012. Retrouvé le 20 Avril 2014 sur < http://edition.cnn.com/2012/08/10/health/sex-athletes/ > Refinetti R. Time for sex: Nycthermeral distribution of human sex. J Circad Rhythms. 2005 ; 3.

Sztajzel J, Periat M, Marti V, Krall P, & Rutishauser, W. Effect of sexual activity on cycle ergometer stress parameter, on plasmatic testosterone levels and on concentration capacity. J Sports Med Physic Fit. 2000; 40(3), 233-239.

Trainor BC, Kyomen HH, Marler CA. Estrogenic encounters: how interactions between aromatase and the environment modulate aggression. Front Neuroendocrinol. Juil 2006; 27(2):170-9. Epub 2006 Jan 10.

Venter RE. Role of sleep in performance and recovery of athletes: A review article. South Afr J Res Sport, Physic Edu Recreat. 2012; 34(1), 167-184