Comment la nutrition peut vous aider à combattre naturellement le stress, l’anxiété et la dépression

 

 

« Le jour où les historiens se pencheront sur l’histoire de la médecine du XXè siècle, je crois qu’ils y décèleront deux tournants majeurs. Le premier est la découverte des antibiotiques, qui a presque entièrement éradiqué la pneumonie — la première cause de mortalité en Occident jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Le second est une révolution en cours : la démonstration scientifique que la nutrition a un impact profond sur presque toutes les maladies des sociétés occidentales.

Les cardiologues commencent à peine à l’admettre […]. Les psychiatres en sont encore très loin ».

 

 

David Servan-Schreiber

 

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Le stress.

L’anxiété.

La dépression.

Trois fléaux psychiatriques.

Trois des plus grands maux des temps modernes.

Trois maladies invisibles et qui, pourtant, continuent de mettre chaque année des dizaines et des dizaines de millions d’individus sur la touche.

 

 

« Tu es ton propre médicament »

 

J’en ai souffert.

Des trois.

Le triumvirat : S(tress) – A(nxiété) – D(épression).

Et ce, durant des années.

 

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Anxiolytiques. Antidépresseurs. Thérapies comportementales. J’ai pourtant eu droit à la totale.

Mais malgré cette thérapie de choc, rien à faire ; toujours là.

Toujours cette anxiété lancinante, ce stress corrosif, cette dépression qui vous attend quelque part en embuscade, par delà les frontières de vos capacités de résistance.

 

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Pendant des années, j’ai cherché des solutions auprès du corps médical, en vain.

Jusqu’au jour où un docteur atypique m’a dit quelque chose que je n’oublierai jamais : « tu es ton propre médicament ».

 

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J’ai tout de suite compris.

Fini l’attentisme, la fatalité, l’espoir dans le désespoir d’un remède miracle. J’allais partir à sa recherche moi-même — au fond de moi-même, à l’extérieur de moi-même, chez l’autre, à table, qu’importe. J’allais le trouver. J’étais en mission.

Mon but : m’auto-sauver de moi-même.

 

 

« Maladies » mentales : ma collection perso’

 

Toutes celles et ceux qui ont un jour souffert d’anxiété ou de dépression savent à quelque point ces états sont merdiques. « Merdiques » oui car lorsque vous êtes déprimé(e) ou angoissé(e), vous vous sentez la majorité du temps comme une merde, dans de la merde, à faire de la merde.

 

 

Ce qui est à la fois paradoxal et insolite, c’est que dans mon cas, c’est la cause-même de ma

dépression (la nourriture) qui en est devenue la cure.

 

 

J’ai en effet connu, tour-à-tour dans ma vie, les affres de l’anorexie, de la bigorexie, de la dépression, du burn-out et aujourd’hui — comme à peu près n’importe lequel d’entre vous — du stress.

 

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Voici comment la nutrition m’a, entre autre, aidée à m’extirper de tout ce « merdier » en me ré-insufflant une vitalité perdue, en me soulageant de mon anxiété héréditaire et enfin, comment elle m’a aidée et m’aide encore à ce jour à mieux gérer le stress de la vie courante.



Mais avant cela, rapide constat.

 

 

Vous n’êtes pas seul(e) !

 

À l’échelle globale, les troubles liés au stress — dont la dépression et l’anxiété font parti — sont hyper-prévalents. On peut même parler de pandémies mondiales tant les chiffres sont alarmants :

 

 

Stress, Anxiété & Dépression : des statistiques alarmantes !

 

• Des études cliniques révèlent ainsi que près de 50 à 75% des consultations chez le médecin sont motivées
par une forme ou une autre de stress et, qu’en terme de mortalité, le stress représente un facteur de risque
bien plus élevé que le tabac.

 

• Selon l’OMS, la dépression touche, à elle seule, plus de 350 millions d’individus dans le monde, ce qui
fait d’elle la première cause d’invalidité à l’échelle globale. Elle est également à l’origine de quelques 800
000 suicides par an.

 

• Sixième cause globale d’invalidité, l’anxiété affecte, pour sa part, près d’une personne sur
treize dans le monde — soit 7,3% de la population mondiale —, la tranche d’âge la plus touchée étant celle
des 14-35 ans.

 

• D’après le site référence MedScapeparmi les médicaments les plus utilisés dans le monde, une grande
majorité visent à traiter des problèmes directement liés au stress : ce sont des antidépresseurs, des
anxiolytiques et somnifères, des antiacides pour les brûlures et ulcères d’estomac, des antihypertenseurs et
des anticholestérol.

 

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• Même si la France — qui a longtemps trusté la première place de
l’Europe en la matière — est passée, depuis quelques années, sous la
moyenne des pays de l’OCDE où l’on consomme le plus
d’antidépresseurs, il n’en demeure pas moins que la consommation
de psychotropes a augmenté de près de 30% dans l’Hexagone au
cours de la période 2001-2011. En 2012, près d’un Français sur six a
consommé un médicament contre l’anxiété ou l’insomnie, et souvent,
sur une période beaucoup plus longue que la durée normalement
prescrite. La France demeure, encore à ce jour, l’un des pays d’Europe
où l’on consomme le plus de psychotropes((NDA. les psychotropes recouvrent un ensemble de molécules visant à traiter les troubles psychiatriques, ce qui inclut les neuroleptiques, les antidépresseurs, les anxiolytiques et les hypnotiques.)).

 

• Une des rares études épidémiologiques conduites au Maroc sur
la question de la prévalence des troubles d’anxiété fait état d’un
niveau de stress dans ce pays comparable à celui des sociétés
occidentales.

 

 

Ces chiffres sont éloquents.

Et ils le sont d’autant plus si l’on considère le fait que tout le monde n’est pas prêt à ouvertement parler de son anxiété ou de sa dépression.

 

 

Car avec la F.O.M.O et surenchère de « Ma-vie-est-meilleure-que-la-tienne » qui sévissent

actuellement sur les réseaux sociaux, parler de son anxiété ou de sa dépression est devenu encore

plus tabou qu’il y a une quarantaine d’années — ironique si l’on considère qu’en parallèle,

les troubles que cette omerta de rigueur camoufle n’ont cessé de croître.

 

 

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Une croissance exponentielle que l’on doit chronologiquement aux enfants de la génération X, qui ont inventé la « déprime », puis à ceux de la génération Y qui l’ont perfectionné … avant que la génération du Millénaire arrive en faiblesse pour donner à tout ce beau monde une bonne grosse leçon de blues !

 

Double supplément d’ironie : à mesure que le confort s’installait dans les chaumières, les
cas dépressifs augmentaient de façon exponentielle au-dedans et au-dehors …

 

 

Stress, anxiété, dépression ou maladies imaginaires ?

 

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— Tout est dans ta tête !

— Mais regarde autour de toi : tu as absolument TOUT pour être heureux(se) !

— Je trouve que tu as l’air très bien : pourquoi dis-tu que ça ne va pas ?

 

Parce qu’elles sont invisibles et qu’elles ne touchent aucun organe spécifique, l’anxiété et la dépression passent souvent inaperçues. Et elles le passent d’autant plus que le souffrant — qui sait qu’il aura du mal à se faire entendre et comprendre — préfère souvent qu’il en soit ainsi.

D’aucuns considèrent en effet ces maladies comme des signes “de faiblesse” mentale, ou, à tout le moins, comme des « passades capricieuses » de la part des souffrants, voire pire, des maladies qu’ils s’imaginent et se créent eux-même.

 

 

Mais la dépression majeure et l’anxiété chronique n’ont rien

« d’imaginaire ». Ce sont des maladies « réelles » qui possèdent, toutes

deux, une symptomatologie caractéristique.

 

 

Une étude américaine révèle par exemple que chez des élèves de lycée dépressifs :

 

• 23% d’entre eux ne parviennent pas à dormir correctement ;

• 36% ne réussissent pas à se remémorer les choses ; et

• 30% se sentent totalement dépassés par les évènements.

 

… troubles psychiatriques auxquels se greffent une flopée de manifestations physiques comme des maux de dos, de tête, des douleurs articulaires ou des vertiges.

 

Quant aux troubles de l’anxiété, ils peuvent se manifester de mille et unes façons différentes.

Une étude indique que chez des patients admis en premiers soins à l’hôpital :

 

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• 49% ressentent, en moyenne, des palpitations ou oppressions thoraciques liées à l’angoisse ;

• 53% éprouvent des douleurs abdominales qui découlent du stress ou de l’anxiété ;

• 73% de ceux qui s’évanouissent le font pour des raisons purement somatiques (= mentales)

 

Si vous avez déjà souffert d’une crise d’angoisse, vous n’aurez d’ailleurs aucun mal à comprendre la « réalité physique » de l’anxiété, lorsque celle-ci atteint son point d’acmé.

 

 

Vertiges, sentiment d’avoir le souffle coupé, d’étouffer, peur intense de mourir ou de perdre le

contrôle,  … : la crise d’angoisse, c’est la panique totale — le facteur risque en moins.

 

 

[tweetthis remove_url=”true”]La crise d’angoisse, c’est la panique totale — le facteur risque en moins.[/tweetthis]

 

 

 

Les médocs, loin d’être une panacée

 

Et je ne dis pas ça pour me moquer. J’ai en effet moi-même connu mon lot de crises d’angoisse par le passé.

Je dis surtout ça pour caricaturer l’ironie de l’anxiété et de la dépression : ces deux troubles ont en effet beau être incroyablement répandus, avoir été étudiés ad nauseum depuis plus d’un demi-siècle, ils n’en demeurent pas moins toujours très difficiles à soigner.

 

 

En fait, près d’un tiers des individus traités pour dépression ne “répondent pas” à la

médication : ils passent de médicaments en médicaments, sans jamais noter d’amélioration. 

 

 

37444454_1621bfe768Un autre tiers arrive à se sentir mieux grâce à la médication mais ne recouvrera jamais sa « santé émotionnelle » d’antan.

 

Quant à nombre d’autres, c’est encore pire puisque le recours aux psychotropes a tendance

à aggraver leur état.

 

 

Bien que parfois utiles, les médicaments sont donc loin d’être une panacée

pour recouvrer une bonne santé émotionnelle.

 

 

[tweetthis remove_url=”true”]Bien qu’utiles, les psychotropes sont donc loin d’être une panacée pour recouvrer une bonne santé émotionnelle.[/tweetthis]

 

Les patients, au fond, le savent, et c’est la raison pour laquelle ils rechignent souvent à en consommer — peut-être aussi par crainte de finir ainsi définitivement stigmatisés.

 

La question est donc de savoir s’il existe une autre alternative au recours médicamenteux.

 

 

Les « médicaliments », au secours de la santé émotionnelle !

 

Et si LA solution se trouvait dans votre assiette ?

La question peut sembler farfelue de prime abord, mais en réalité, elle ne l’est pas tant que ça.

Les troubles mentaux sont un phénomène complexe, tout comme l’est le fonctionnement du cerveau.

 

 

Bien qu’il soit influencé par une pluralité de facteurs (génétiques, sociologiques, psychologiques,

environnementaux, etc.), notre cerveau entretient une relation très étroite avec la nourriture que

nous lui donnons.

 

 

keep-calm-and-eat-chocolat-bien-manger-peut-il-rendre-heureux-bodyssime-comPour preuve, il vous suffit de penser à la première chose qui vous vient en tête lorsque vous êtes stressé(e) : ne serait-ce pas, par hasard, l’irrésistible envie de manger quelque chose de gratifiant, comme du chocolat par exemple ?

 

En répondant à cette envie, vous ne faites de fait qu’obéir à une commande cérébrale : le stress a fait chuter vos taux de sérotonine et provoqué des fuites urinaires de magnésium ; or, le fait de manger du chocolat va vous aider à rééquilibrer vos concentrations physiologiques en ces deux substances, vous permettant par le fait-même de retrouver une homéostasie qui se traduira par un mieux-être à la fois physique et psychique !

 

Deuxième exemple connu : bon nombre d’entre nous devenons irritables lorsque nous avons faim.

En règle générale, cette irritabilité accrue s’explique par la baisse de nos taux de sucres sanguins (hypoglycémie). Avec moins de sucre dans le sang, nous devenons en effet beaucoup plus sensibles aux effets du stress. Avoir faim a tendance à nous mettre les nerfs à vif.

 

Ces deux exemples permettent de mettre en exergue deux points cruciaux, à savoir :

 

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1. d’un, la façon dont notre cerveau interagit avec la nourriture que nous lui donnons ; et

2. de deux, le lien étroit qui existe entre physiologie (le physique) et psychologie (le mental).

 

 

Les aliments que nous mangeons ont, de fait, un impact direct sur notre humeur, et plus

généralement, sur notre santé émotionnelle.

 

Dans une large mesure, nous sommes et nous devenons ce que nous mangeons.

 

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[tweetthis remove_url=”true”]Dans une large mesure, nous sommes et devenons ce que nous mangeons.[/tweetthis]

 

Aussi, tout comme de mieux manger peut et va vous aider à vous sentir mieux, mal manger peut-il contribuer à vous faire vous sentir mal, triste, énervé, anxieux et même déprimé.

 

Voyons comment.

 

 

Comment mieux manger amène-t-il à un mieux-être

 

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Notre cerveau est très gourmand : à lui seul, il représente en effet pas moins de 20% de nos besoins quotidiens en énergie !

Toute cette énergie, notre cerveau en a besoin pour non seulement bien fonctionner mais aussi produire des neurotransmetteurs, de petites substances chimiques qui lui permettent de contrôler nos muscles et nos organes à distance, par le truchement du système nerveux.

Sans l’énergie ou les nutriments nécessaires, notre cerveau ne peut donc ni produire ces neurotransmetteurs, ni fonctionner correctement.

 

 

Et c’est ce qu’il se passe en l’occurrence si vous êtes un(e) adepte de la malbouffe : le fait de manger

régulièrement des aliments transformés industriellement, pauvres en micronutriments, augmentent

ainsi vos risques de dépression de près de 60% !

 

Vous avez bien lu, oui : de près de 60% ! 

 

 

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[tweetthis remove_url=”true”]La malbouffe augmente de 60% vos risques de souffrir de dépression ![/tweetthis]

 

 

De plus, certaines déficiences en vitamines et en minéraux vont produire des symptômes très semblables à ceux de l’anxiété, du burn-out et de la dépression.

 

[tweetthis display_mode=”box” remove_url=”true”]Certaines déficiences nutritionnelles produisent des symptômes identiques à ceux de l’anxiété et de la dépression. [/tweetthis]

 

Exemples : une carence en magnésium aura tendance à se manifester par de l’anxiété, voire par des crises d’angoisses, tandis qu’une déficience en iode se manifestera pour sa part par un ralentissement psychomoteur caractéristique de la dépression.

 

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Notez que tous ces micronutriments vous sont fournis en quantité suffisante par une bonne alimentation.

 

 

En mangeant mieux, vous pouvez donc non seulement restaurer les déséquilibres nutritionnels

qui entretiennent votre SAD, mais également fournir à votre cerveau « la matière première »

dont il va avoir besoin pour devenir à la fois plus fort et plus résilient.

 

 

 

Les nutriments qui peuvent booster votre santé émotionnelle

 

stock-illustration-19218847-happy-brainLa façon dont votre organisme fonctionne dépend en effet de la façon dont chacune des 100 trillions de cellules qui le composent fonctionne.

 

Et votre cerveau n’échappe pas à la règle : mieux les cellules qui le composent sont

« nourries », mieux il fonctionne ; et mieux il fonctionne, meilleures sont vos

dispositions mentales, donc votre santé émotionnelle.

 

[tweetthis display_mode=”box” remove_url=”true”]Mieux les cellules de votre cerveau fonctionnent, meilleure est votre santé émotionnelle.[/tweetthis]

 

Voici six nutriments dont l’apport suffisant est lié à une meilleure santé émotionnelle :

 

 

Les oméga-3 (poissons gras, graines, noix, huile d’algues) :

 

nutrition-healthy-lifestyle-woman-holding-pill-fish-oil-o-close-up-happy-cod-liver-omega-medicine-nutritional-supplements-62192140Les oméga-3 sont indispensables au développement et au bon fonctionnement du cerveau.

Ces acides gras essentiels entrent en effet dans la composition de la membrane des cellules gliales et nerveuses de votre matière grise, les rendant ainsi plus fluides et plus souples. Or, plus la membrane de vos cellules est souple et flexible, meilleure est la transmission de l’influx nerveux et donc, le fonctionnement de votre cerveau.

Ainsi, une déficience cérébrale en DHA — une des deux principales formes d’oméga-3 — est associée à des sautes d’humeur, un comportement agressif et une vulnérabilité au stress accrue.

Des études révèlent par ailleurs que la prise d’un complément d’huile de poisson riche en EPA — l’autre grande forme d’oméga-3 — contribuerait à atténuer la virulence des symptômes chez les patients atteints de dépression.

 

 

Le magnésium (cacao, germes de blé, le cacao, fruits de mer, graines, céréales complètes) :

 

Le magnésium contrôle l’excitabilité du système neuromusculaire et joue, à ce titre, un rôle primordial dans le cadre du traitement et de la prévention du SAD.

Pour commencer, il agit comme cofacteur à la biosynthèse de la dopamine et de la sérotonine, des neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur et de l’appétit, de la qualité du sommeil et des fonctions cognitives.

Au niveau pituitaire, le magnésium ralentit également la production du cortisol — “l’hormone du stress” —  en inhibant la sécrétion de l’ACTH.  Sa consommation suffisante élève donc naturellement votre “seuil de tolérance” au stress.

 

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Le cercle vicieux de la carence magnésienne (source image : nature-et-forme)

 

Enfin, le magnésium participe activement des processus de production d’énergie, ce qui en fait un excellent allié pour contrer l’asthénie et la baisse de tonus caractéristiques de la dépression et du syndrome de fatigue chronique.

À ces (multiples) égards, il n’est donc pas étonnant que la carence en ce minéral soit associée à une litanie de troubles psychiatriques qui vont de la dépression à la schizophrénie, en passant par l’anxiété chronique, le trouble bipolaire, l’épilepsie, le délirium tremens et enfin — et pas des moindres — la maladie d’Alzheimer !

 

 

Les vitamines B (viande, œufs, légumes verts, légumineuses et céréales) :

 

Toutes les vitamines du groupe B affectent les fonctions cérébrales, l’acuité mentale et l’humeur.

 

 

Mais ceci est plus particulièrement vrai pour les vitamines B6, B12 et l’acide folique (B9) dont les

carences ont, entre autre, été associées à une humeur instable, à un manque d’énergie, à des

problèmes de mémoire, de l’anxiété chronique et à la dépression.

 

 

Dans le cadre d’une étude publiée en 2014 dans le British Journal of Psychiatry, la prise d’un compléments à base de vitamines B6, B9 et B12 a notamment amélioré les effets thérapeutiques d’antidépresseurs administrés à des sujets dépressifs. Notez toutefois que ces effets n’ont pas été confirmés dans une étude publiée l’année d’après dans le même journal.

 

 

Le sélénium (noix du Brésil, champignons, huîtres, céréales complètes et volailles) :

 

Même s’il n’en faut que (très) peu pour être heureux (55 μg/jour), le sélénium est un minéral essentiel pour l’organisme : en clair, vous devez le lui en pourvoir quotidiennement via ce que vous mangez.

 

selenium-rich-foodParmi ses nombreux rôles, le sélénium participe en effet à la synthèse d’un des plus puissants antioxydants du corps humain : le gluthation — dont le rôle est de protéger la membrane de vos cellules des effets du stress oxydatif.

 

Le sélénium joue également un rôle clé dans la synthèse et le métabolisme des hormones thyroïdiennes, ce qui explique pourquoi sa carence est associée à un manque d’énergie, de la fatigue, une irritabilité et parfois même, à un état dépressif.

 

À titre informatif, les femmes enceintes à qui l’on donne un supplément de 100 microgrammes de sélénium par jour durant le premier trimestre de la grossesse ont ainsi beaucoup moins de risques d’être sujettes à la dépression postpartum que celles à qui l’ont n’en donne pas. 

 

 

La vitamine D (soleil, huile de foie de morue, jaune d’œuf, poissons gras, beurre et boissons enrichies) :

 

Outre son rôle connu de « fixateur » du calcium sur les os, la vitamine D joue un rôle essentiel dans le maintien de l’humeur et le fonctionnement du cerveau.

Cette pro-hormone stimule, entre autre, la synthèse des hormones stéroïdiennes et concoure, de ce fait, à l’homéostasie hormonale de l’organisme.

 

 

La littérature scientifique abonde d’études ayant associé la carence en

vitamine D à une humeur instable et à la dépression.

 

 

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Le « syndrome de dépression saisonnière » que l’on rencontre souvent dans les pays où le taux d’ensoleillement est très faible durant l’hiver pourrait ainsi être considérablement soulagé grâce à la seule supplémentation en vitamine D.

 

 

Le tryptophane (viande, œufs, légumes verts, légumineuses et céréales) :

 

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Principal précurseur de la sérotonine, le tryptophane joue, lui aussi, un rôle es-sen-tiel dans l’atteinte et le maintien d’une bonne santé émotionnelle.

 

Des expériences démontrent en effet que si l’on réduit drastiquement l’apport alimentaire en cet acide aminé, la concentration cérébrale en sérotonine s’infléchit automatiquement, précipitant un ensemble de troubles psychiatriques au chapitre desquels l’on retrouve le SAD et ses nombreuses manifestations.

 

 

Les personnes qui possèdent de faibles taux plasmatiques de tryptophane souffrent

ainsi davantage d’insomnies et d’anxiété que celles qui en possèdent des taux normaux.

Leur comportement est généralement plus agressif aussi.

 

 

Selon de récents rapports, la supplémentation en tryptophane s’avérerait ainsi presque aussi efficace que celle d’antidépresseurs dans le cadre de la prévention et du traitement de la dépression majeure.

 

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Globalement, la carence en ces six micronutriments est associée à pas moins

d’une cinquantaine de manifestations psychiatriques à travers la littérature

scientifique !

 

 

 

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Gare aux raccourcis cependant !

 

Cela ne veut évidemment pas dire que les carences micro-nutritionnelles sont la seule et unique cause de
l’anxiété et de la dépression. Il existe moult autres facteurs impliqués dans l’étiologie de ces deux maladies,
lesquels peuvent être d’ordre aussi bien génétiques, sociologiques et psychologiques qu’environnementaux.

 

Ceci dit, il n’en demeure pas moins incontestable qu’elles créent un terrain vulnérant propice à l’éclosion et à
la pérennisation de ces troubles psychogènes, lequel terrain va être davantage “creusé” lorsque pire
encore, ces carences se combinent les unes aux autres.

 

 

 

Votre cerveau ne peut-être plus “fort” que sa cellule la plus “faible”

 

 

Si l’on adopte une vision holistique, votre cerveau est, comme je l’ai mentionné plus haut, (à peu

près) égal à la somme de toutes les cellules neuronales et gliales qui le composent.

 

 

Or, si ces cellules sont mal “nourries” parce que vous vous nourrissez mal, alors … :

 

1. … elles vont non seulement devenir plus vulnérables aux effets du stress oxydant. Ergo : votre cerveau va, lui aussi, finir par devenir plus « vulnérable » aux effets du stress, sous toutes ces formes.

2. … vos cellules vont également perdre en souplesse et en perméabilité. Ergo : votre cerveau va, lui aussi, y perdre de sa « résilience », autrement dit, de sa capacité à s’adapter et à “métaboliser” les évènements fâcheux ou traumatisants de votre existence.

3. … elles vont moins bien communiquer entre elles. Ergo : votre cerveau va également y perdre de sa capacité de coordination et de contrôle, ce qui va se traduire par un ensemble de manifestations psychosomatiques qui concourront à entretenir — voire à littéralement “faire” — votre SAD.

 

 

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marteau-oeuf-forcesUn adage d’une grande véracité dit que si l’on a un marteau, l’on a alors tendance à voir tous les problèmes sous la forme de clou.

Mon “marteau” à moi étant la nutrition, j’aurais donc tendance à appréhender tous les problèmes — y compris ceux de sphères n’ayant a priori aucun rapport — sous l’angle du bien manger (ce qui n’est pas faux).

 

 

Ceci dit, est-ce-que de dire que de mieux manger peut (et va) vous amener à un mieux-être est, à ce

point, tiré par les cheveux et que les “médicaliments” n’ont pas leur mot à dire face aux

médicaments de synthèse que sont les Lexomils et les Prozacs ?

 

 

Si l’on en juge par la défiance de nombre d’individus vis-à-vis des compléments alimentaires et, à l’opposé, par leur confiance quasi-aveugle à l’égard des médicaments de synthèse, force est de constater que oui((Kudos au lavage de cerveaux réalisé en amont par les compagnies pharmaceutiques !)).

Mais pour ma part, je ne le crois pas. Pas du tout même.

 

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Car après tout, pourquoi des substances chimiques, synthétisées en laboratoire et concentrées à très haute dose dans de petits comprimés, produiraient de meilleurs effets sur votre physiologie ET votre psychologie que ce médicament naturel que vous consommez trois fois par jour (en moyenne), tous les jours de votre vie, et dont la parfaite synergie des effets repose sur une concentration optimale en petits composés absolument dénués d’effets secondaires nommés « nutriments » — a.k.a, la nourriture ?

 

 

De fait, la nourriture que vous mangez exerce un impact PROFOND sur

votre physiologie et, de ce fait donc, sur votre psychologie aussi !

 

 

[tweetthis display_mode=”box” remove_url=”true”]La nourriture que vous mangez a un impact IMMENSE sur votre physiologie et, de ce fait, sur votre psychologie.[/tweetthis]

 

Ce que vous mangez affecte non seulement la bonne marche de votre cerveau mais également votre balance hormonale, le fonctionnement de vos muscles, de vos organes, de votre système nerveux, le pH de votre sang, la qualité de votre flore intestinale, … en résumé : tout !

 

 

Or, comme le soutiennent de nombreux neurobiologistes, psychiatres et experts en développement

personnel — dont le célèbre Tony Robbins —, je suis d’avis que votre physiologie influence

directement vos états émotionnels.

 

 

[tweetthis display_mode=”box” remove_url=”true”]Votre physiologie influence directement vos états émotionnels.[/tweetthis]

 

avant-vs-apres-anorexie-vs-aujourdhui-alex-mieux-manger-pour-moins-manger-bodyssime-comJ’en suis d’ailleurs la preuve vivante.

Pour la petite anecdote, je suis convaincu que ce qui a le plus ruiné ma confiance en moi au cours de mon anorexie et des années subséquentes n’est pas tant mon insatisfaction quant à mon « apparence physique » ou des circonstances de ma vie d’alors que l’état de précarité physiologique dans lequel le fait de ne plus m’alimenter durant des années d’affilée m’a mis.

Les carences et perturbations hormonales provoquées par cet état de dénutrition volontaire, puis de malnutrition, ont créé le lit d’une plus grande vulnérabilité psychique laquelle a, durant un certain temps, contribué à renforcer mon anorexie, puis à entretenir son cortège de séquelles délétères dont mon manque de confiance en moi.

 

 

Autrement dit, mon “état de précarité” physique a concouru à la précarisation de mon état

psychologique, lesquels processus se sont mutuellement renforcés jusqu’à ce que je prenne une

décision.

 

 

 

Et telle est, selon moi, la dialectique à la genèse de la plupart des troubles psychiatriques : même si le déclencheur reste mental — et qu’une psychothérapie peut s’avérer prodigieusement utile pour vous amener à ce “déclic”—, vous ne pourrez jamais être dans un meilleur état émotionnel si votre état de santé physique est “fragilisé” par de mauvaises habitudes alimentaires, une sédentarité excessive, la consommation régulière de substances toxiques, etc((Et bien entendu aussi, par un entourage toxique et toute la m@&de que vous acceptez et choisissez de “mettre” ou non, dans votre cerveau.)).

 

 

En clair, pour aller mieux psychiquement, l’un des défis les plus judicieux

que vous pourriez relever dès aujourd’hui serait de faire en sorte d’aller

mieux physiquement en commençant, sans plus tarder, par mieux manger

pas moins, mais mieux.

 

 

[tweetthis display_mode=”box” remove_url=”true”]Pour que votre tête aille mieux, votre corps doit, d’abord, lui mieux aller.[/tweetthis]

 

Ce qui ferait alors de vous un(e) disciple appliqué(e) de l’illustre penseur et savant grec, Hippocrate, qui a un jour formulé ce conseil d’une infinie sagesse :

 

faites-que-la-nourriture-soit-votre-premiere-medecine-hippocrate-mieux-manger-peut-il-vous-rendre-heureux-bodyssime-com

 

Bonne santé à tous !

 

++++

 

Pour savoir comment recouvrer et maintenir une bonne santé émotionnelle grâce à l’alimentation, découvrez mon infographie sur …

 

image-a-la-une-bds-la-nutrition-du-bonheur

 

 

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Citation du début :

 

Guérir : le stress, l’anxiété et la dépression, sans médicaments, ni psychanalyse. David Servan-Schreiber. Éd.

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Votre cerveau ne peut-être plus fort que sa cellule la plus faible

 

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