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Pick them up

 

Abandonneriez-vous votre enfant ?

Pour l’écrasante majorité des parents, cette question ne se pose même pas tellement elle est absurde. Votre enfant vaut plus que tout, y compris vous-même, et l’idée même de pouvoir l’abandonner un jour vous est déjà, à elle seule, totalement insupportable.

Maintenant, que se passerait-il si vous la considériez comme une simple métaphore sur la poursuite de vos rêves ? Votre rêve n’est-il pas en effet un peu comme un enfant qui mériterait qu’on lui prête attention et qu’on ne l’abandonne pas ?

Telle est la question que Walter Bond, un ex-joueur de basket-ball américain reconverti en orateur professionnel, semble poser en creux de cette vidéo émouvante sur le sens du devoir parental.

Quelque soient les tribulations de votre vie, les vicissitudes de votre quotidien et les tensions que vous entretenez avec votre entourage, vous ne dérogeriez jamais à votre devoir de père ou de mère, le feriez-vous ?

Alors pourquoi le faire vis-à-vis de celui d’acteur et rédacteur de votre propre existence ?

Focus sur les principaux axes de cette nouvelle pépite d’inspiration.

 

 

1. Ne dérogez jamais à vos responsabilités, qu’importe les circonstances

 

“When I was a little boy, my daddy would always pick me up. When he came home from work, he would pick me up, when he saw me after nursery, he would pick me up. No matter how long he worked, no matter how tired he was, my dad would always pick me up.”

 

“Lorsque j’étais un petit garçon, mon père venait toujours me récupérer. Quand il rentrait du travail, il me récupérait ; quand j’étais à la garderie, il me récupérait. Peu importe le temps qu’il passait à travailler, peu importe à quel point il était fatigué, mon père venait toujours me récupérer.”

 

“When I got home, sometimes, I was tired : they have a bottle in one hand and they just lifted the other hand, and they knew what daddy was supposed to do : my job was to ‘PICK THEM UP’ “

 

“Quand je revenais à la maison parfois, j’étais fatigué : ils avaient une bouteille dans une main et levait l’autre main car ils savaient ce que papa était censé faire : mon job était de les RELEVER !

 

 “When my daughter was a drug addict, I don’t care, I pick her up. My son messes up, I don’t care, I pick him up. I-DON’T-CARE : YOU PICK THEM UP ! I don’t care what yours chosen have done, there’s nothing they can do for you to stop picking them up.”

“Quand ma fille était une droguée, je m’en foutais, j’allais la récupérer. Mon fils déconne, je m’en fous, je vais le récupérer. JE-M’EN-FOUS : VOUS ALLEZ LES RÉCUPÉRER ! … Je ne sais pas ce que les vôtres ont choisi de faire, mais il n’y a rien qu’ils puissent ou aient pu faire qui justifie que vous n’alliez plus les récupérer !

 

 

2. Laissez vos actes parler pour vous

 

“This is a spiritual interaction. When you pick up a child, it’s a spiritual transaction. When you pick up a child, you change their perspective. When you pick up a child, all of sudden, they can see the world the way you see it.”

 

“C’est une interaction spirituelle. Quand vous récupérez un gamin, c’est une transaction spirituelle. Quand vous récupérez un gamin, vous modifiez la façon dont il perçoit le monde. Quand vous récupérez un gamin, d’un seul coup, il est capable de voir le monde de la même manière que vous.”

 

 

3. Ne dites jamais “jamais”

 

“So my daddy called me on the phone and asked me question  : ‘son, you had a tough year, what are you gonna do next ?’

– Dad, I’m gonna be a hospital administrator

He said : ‘how bad  but let me ask you a question son : do you believe you’re an NBA player ?’

I said : ‘Coach, what do I need to do to play in the NBA?’

He said : ‘the two things you need to be playing in the NBA : lose 20 pounds and shoot the three points shots with range, I think you should be a motivational speaker son but …

[…] I lost 20 pounds and everyday I would shoot 500 shots a day, every single day and […] I became the first ever undrafted rookie free agent in the history of the Dallas Mavericks to start an opening nigth !”

 

“Donc mon père m’a appelé au téléphone et m’a posé la question : ‘fiston, tu as passé une année difficile, qu’envisages-tu de faire par la suite ?’

– Papa, je vais devenir un gérant d’hôpital

Il m’a rétorqué : ‘dommage mais avant laisse moi te poser une question fiston : ‘te crois-tu capable de jouer en NBA ?’

Je lui ai dit : ‘Coach, que dois-je faire si je veux joueur en NBA ?’

Il m’a répondu : ‘les deux choses que tu dois faire pour jouer en NBA : perdre 10 kilos et être capable de marquer à trois points. … Je pense que tu devrais être orateur professionnel fiston mais …

[…] J’ai donc perdu 10 kilos et chaque jour, je tirais plus de 500 shoots à trois points, et […] je suis devenu le premier joueur non-drafté de l’histoire des Dallas Mavericks [NDA. une équipe de basket professionnel américain] à commencer le match sur le terrain dès la soirée d’ouverture de la saison régulière !”

 

“Could you imagine what was going through my mind : I had not started a basket-ball game since high-school ?”

 

“Avez-vous une petite idée de ce qu’il se passait dans mon esprit : je n’avais pas commencé de match de basket depuis le lycée ?!”

 

 

Évidemment, nombreux sont celles et ceux qui argueront que lorsque l’on est parent, il devient impossible de poursuivre ses propres rêves, le sens des responsabilités prenant alors le pas sur les aspirations personnelles, souvent considérées comme égoïstes.

Bien que contestable, ce constat est partiellement véridique.

Pourvoir au bonheur et à l’éducation de son (ou ses) enfant(s) va souvent à l’encontre des aspirations que l’on porte en soi, pour soi. Mais combien de fois cela sert-il aussi de prétexte pour en proroger la mise-en-œuvre ?

N’oubliez pas que la peur d’agir peut parfois habilement se camoufler derrière de nobles prétextes.

Cependant, si vous en avez conscience et que malgré tout, vos circonstances présentes de père ou de mère rendent la poursuite de votre rêve impossible, n’oubliez pas ceci : votre sens du devoir en tant que parent déterminera dans une large mesure le sens du devoir de votre enfant vis-à-vis des siens et de la vie en général.

C’est une évidence.

Mais une évidence qu’il vous faudra lui rappeler chaque jour de sa vie, et ce, pas par les mots, ni par les intentions mais par les actes car eux seuls sont éloquents.

Vous pouvez ne pas assumer la responsabilité de votre rêve, c’est votre droit ; mais vous ne pouvez vous soustraire à votre devoir de faire de vos enfants des individus responsables.

“L’exemple n’étant pas qu’une façon d’influencer mais la seule”, soyez l’adulte responsable que vous voudriez qu’il(s) devienne(nt), ni plus, ni moins.

Bref. Fin du prêchi-prêcha.

 

Mais avant ... une petite pensée à l'attention des cyniques et de leurs (con)disciples

Une petite pensée empathique envers toutes celles et ceux qui considéreront ce genre de vidéos comme du recyclage de platitudes instrumentalisant le pathos à des fins de turgescence spirituelle (olo) : n’oubliez pas que votre cynisme – et votre arrogance de le considérer comme la seule vision du monde “réaliste” (car qu’est-ce-que la réalité sinon ce que l’on en fait ?), est votre choix, et non votre croix.

Bearing his crossVous pouvez choisir de continuer à la porter indéfiniment, tout comme choisir de vous en débarrasser, définitivement.

Mais quelque soit le vôtre, de choix, retenez bien ceci : plus la croix que vous porterez sera lourde – autrement dit, plus vous laisserez de place au cynisme dans votre existence –, plus vous finirez par ployer en-dessous.

À force de ployer, le champ des possibles finira par totalement disparaître de votre horizon, vous condamnant ainsi à (sur)vivre le regard rivé sur la misère de votre propre condition.

 

 

 

 

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Informations sur la vidéo 

Auteur

Ping Pong Studio – Ping Pong’s Youtube Channel

Orateurs

Walter Bond

Musiques

Divergent – Main Theme

Extraits vidéos (Clips)

Derrick Rose “The Return”, Jordan “Break to Build”, Nike “Ordinary People”