Tout ce que vous devez savoir sur les meilleures et les pires graisses alimentaires.

 

 

Page d'intro — Les meilleures et les pires graisses pour la santé — lipides — Bodyssime.com

 

 

Car oui, Messieurs-dames : à l’instar des glucides, il existe de bonnes et de mauvaises graisses, dont la nature dépend des effets qu’elles vont produire sur votre santé !

 

 

C’est pourquoi, plutôt que de les bannir totalement de votre alimentation, ou d’en faire le seul macronutriment que vous mangez, il serait peut-être temps que vous appreniez … :

 

Identifier, quantifier et préparer les lipides — Meilleures et pires graisses — Bodyssime.com

 

 

Hasard ou coincidence, la membrane phospholipidique de mes cellules neuronales me relaie à l’instant l’information selon laquelle …

 

 … une petite seconde s’il-vous-plaît — légère interférence en provenance de mon axe limbico-phallique —  …

 

 

… Oui : “[…] me relaie à l’instant l’information selon laquelle :

 

 

 

Tel sera le propos du papier d'aujourd'hui — Lipides, pires et meilleurs — Bodyssime.com

 

 o_O

 

 

 

 

Structure Moléculaire

 

 

Structure moléculaire d'un lipide, triglycérides — Meilleures et pires graisses — Bodyssime.comLes graisses — ou lipides — sont des molécules organiques constituées d’éléments carbone et hydrogène assemblés entre eux sous la forme de longues chaines dite “hydrocarbonées”.

Ces molécules peuvent être structurées de façons différentes, ce qui débouche sur différents types de lipides en aval, chacun possédant ses caractéristiques propres.

Cette configuration moléculaire unique détermine aussi si le lipide en question va exercer des effets positifs ou négatifs sur votre santé.

 

 

Les quatre grands types de lipides

 

 

Il existe quatre grands types de lipides, ou graisses alimentaires si vous préférez : les graisses saturées, monoinsaturées, polyinsaturées et trans.

 

 

Les différents types de graisses — Meilleurs et pires lipides — Bodyssime.com

 

 

Comme évoqué, ce qui distingue ces graisses les unes des autres, c’est leur structure moléculaire, et plus spécifiquement, l’existence ou non d’une ou de plusieurs liaison(s) double-carbone en leur sein.

 

 

 

Les graisses saturées ne contiennent par exemple aucune liaison double. Chaque atome de carbone (C) y est en effet lié à deux atomes d’hydrogènes (H). La chaîne moléculaire est donc “saturée” en hydrogène. Compte-tenu de cette configuration, les graisses saturées sont généralement solides à température ambiante.

 

Graisse saturée — Lipide, meilleures et pires graisses — Bodyssime.com

 

 

Les graisses insaturées possèdent, pour leur part, une ou plusieurs liaisons doubles entre leurs atomes de carbone. Par conséquent, tous leurs atomes de carbone ne sont pas saturés en hydrogène. Ceci créé une petite “anomalie” au sein de la chaine moléculaire.

 

 

Graisse insaturée — Lipides, meilleurs et pires — Bodyssime.com

 

Il existe deux sous-types de graisses insaturées principalement :

 

a. les graisses monoinsaturées qui ne possèdent qu’une seule liaison double (oméga-9) ; et

b. les graisses polyinsaturées qui en possèdent plusieurs (oméga-3 et oméga-6).

 

 

La structure moléculaire de ces graisses est importante — Lipides, les meilleurs, les pires — Bodyssime.com

 

 

Lipides et actions physiologiques

 

Les graisses que nous consommons sont en effet :

 

Que puis-je y faire, telle est ma fatalité — Graisse, lipides, meilleurs, pires_ — Bodyssime.coma. soit digérées ;

 

b. soit utilisées comme source d’énergie ;

 

c. soit stockées dans notre tissu adipeux ;

 

d. soit incorporées dans d’autres tissus corporels ou organes (cas des graisses viscérales).

 

 

De nombreux tissus du corps humain sont en effet composés de lipides (i.e. de graisses), ce qui inclut le cerveau et les gaines de myéline qui “isolent électriquement” notre système nerveux.

La membrane de nos cellules est également constituée d’une chaine de phospholipides, ce qui signifie que ce sont des graisses qui en sont à la base.

 

 

 

Membrane cellulaire, phospholipides, découpe latérale — Bodyssime.com

 

 

 

 

Autrement dit, les graisses que nous consommons font littéralement partie intégrante de nos cellules. De ce fait, elles peuvent considérablement influer sur la façon dont ces dernières vont se comporter et interagir entre elles.

 

 

 

Par exemple, en affectant la signalisation moléculaire, les graisses que nous mangeons peuvent influencer la façon dont nos vaisseaux sanguins se contractent et se dilatent ; dont nos taux d’inflammation systémique ou organique augmentent ou diminuent ; dont notre sang se coagule ou se liquéfie ; ou encore dont nous percevons ou pas la douleur ; etc.

 

 

Cerveau—60_pourcent de graisses — Lipides, meilleurs, pires — Bodyssime.com

 

En outre, puisque notre cerveau est principalement constitué de lipides, une altération dans la composition de ces derniers peut considérablement en affecter le fonctionnement : pertes de mémoire, sautes d’humeur, Alzheimer précoce, etc. 

 

 

 

 

Bien répartir votre apport en graisses est une étape essentielle pour votre santé — LIpides, meilleurs, pires — Bodyssime.com

 (Cliquez sur l’image pour voir comment)

 

 

Mais avant de vous montrer comment vous y prendre pour équilibrer la part des graisses dans votre alimentation, encore faut-il que vous sachiez précisément identifier lesquelles sont (vraiment) bonnes et lesquelles sont (vraiment) mauvaises pour votre santé.

 

 

Et tel va être le but des deux prochains onglets.

 

 

 

 

 

Les bonnes graisses — Bodyssime.com

 

 

 

Quelles sont-elles ?

 

Jargon populaire, graisses insaturées, polyinsaturées — Lipides, meilleurs, pires — Bodyssime.com

 

 

Cette vision de ce qu’est une bonne graisse est pourtant réductrice car elle occulte un point essentiel :

 

 

Le fait que l’Homme a, de tout temps, consommé des graisses saturées non-transformées tels que des abats d’animaux sauvages, du lard de phoque, de la graisse de baleine, du lait entier, de l’huile de noix de coco, etc.

 

 

 

Homme des cavernes—Chasse — Graisses alimentation — Bodyssime.com

Durant des dizaines de milliers d’années, le régime alimentaire d’homo sapiens a en effet principalement consisté en un mélange de produits issus de la mer, de la vie sauvage et de racines, des aliments à la fois pourvoyeurs de grosses quantités d’oméga-3 et de graisses saturées non-transformées.

L’homme primitif (ainsi que la plupart des communautés de cueilleurs-chasseurs qui subsistent encore à l’heure actuelle) consommaient également toutes les parties de l’animal chassé — ce qui incluait, entre autre, les tissus graisseux dudit animal tels que le lard, les organes, la cervelle, sans compter les œufs de poissons, de volailles et de reptiles((Et les prosélytes paléothétiques d’opiner automatiquement du chef … Heu l'ami, régime paléolithique — Graisses, lipides, bons, mauvais — Bodyssime.com )).

 

 

Par conséquent, une définition plus pertinente de ce qu’est une bonne graisse serait la suivante :

 

Bonne graisse_Graisse relativement non-transformée provenant d’un d’aliment complet_Bodyssime.com

 

 

 

En quoi est-ce important de le savoir ?

 

À la fin des années 80 et jusqu’au début des années 2000, la grande mode pour perdre du poids et être en forme était celle des régimes dits “hyperglucidiques” (et donc, du coup, “hypolipidiques”).

 

 

En clair, pour perdre du poids et être en forme, les nutritionnistes recommandaient à l’époque d’adopter un régime riche en glucides — c’est-à-dire faisant la part belle au pain, aux céréales, aux fruits, etc. — et très pauvre en lipides — autrement dit, pauvre en matières grasses  tels que l’huile, le beurre,  les oléagineux, les viandes grasses, etc..

 

 

Bien que cette “stratégie” pour perdre du poids de façon saine et pérenne ait été totalement réfutée par la science depuis, il n’en demeure pas moins qu’elle a laissé des traces indélébiles dans l’inconscient commun.

En effet, bon nombre d’individus continuent de craindre de “manger trop de graisses”. Cette crainte se fonde sur la prémisse erronée qu’un apport en lipides, même modéré, finirait inéluctablement par provoquer des maladies cardiovasculaires en raison des effets que ces premiers exercent sur …

 

… le Grand

 

… et Méchant

 

… Cholestérol ! (brrrr)

 

 

 

Œuf, jaune, cholestérol — Graisses, lipides pires et meilleures — Bodyssime.com

 

 

 

Sauf qu’une fois n’est pas coutume : les choses ne sont pas si simples. Car vous devez savoir ceci  :

 

Ne pas consommer de graisses, en particulier les bonnes, nuit santé — Bodyssime.com

 

 

 

Quels sont leurs effets sur la santé ?

 

heart-healthy-fatsCompte-tenu de leur rôle majeur au niveau de la qualité des échanges cellulaires, les lipides exercent de puissants effets dans l’organisme.

Ils participent entre autre du bon fonctionnement du métabolisme, du système immunitaire, de la production de certaines hormones (parmi lesquelles la testostérone), de la signalisation cellulaire, de la santé de plusieurs tissus corporels ou encore de l’absorption de certains nutriments essentiels (tels que la vitamine A et D).

De part leur effet satiétant, ils permettent également de se sentir mieux calé entre les repas.

Voici ce que la science révèle eu égard des vertus des bonnes graisses sur la santé :

 

 

a. Les preuves formelles

 

•  Protection cardiovasculaire

•  Amélioration de la composition corporelle (↓ de la masse grasse et ↑ de la masse maigre)

•  Atténuation de la dépression (entre autre péri-natale chez ces Mesdames parturientes)

 

 

b. Les preuves moins formelles (mais néanmoins solides)

 

•  Prévention de certains cancers (du sein et colorectal)

•  Préservation de la mémoire et réduction des risques d’Alzheimer

•  Préservation de la santé oculaire

•  Diminution des troubles dysthmiques et des sautes d’humeur (entre autre autour de la naissance de bébé chez ces Mesdames enceintes)

•  Réduction de l’hyperactivité et du trouble de déficit de l’attention, en particulier chez l’enfant

•  Réduction des risques d’accouchement prématuré

 

* À noter que la plupart de ces bénéfices sont à mettre au crédit des oméga-3 et, en partie, au crédit des graisses monoinsaturées (oméga-9).

 

 

 

Focus sur certaines bonnes graisses

 

 

1. Les graisses monoinsaturées (oméga-9)

 

Les graisses monoinsaturées telles que celles que l’on retrouve dans … :

 

Mais pleure pas poto — Avocat, graisses monoinsaturées — Bodyssime.com

 

•  La plupart des noix (macadamia, noisettes, cajou, etc.) ;

 

•  Les cacahuètes (ou arachides) ;

 

•  L’avocat ; et

 

•  L’olive et l’huile d’olive …

 

 

…  semblent produire deux effets positifs sur la santé cardiovasculaire : d’une part, ces graisses abaissent les taux de mauvais cholestérol (le LDL) ; d’autre part, elles augmentent les taux de bons cholestérol (l’HDL).

 

 

En améliorant la sensibilité de nos cellules à l’insuline, ces graisses semblent en outre ralentir la progression du diabète (type 2).

 

Enfin, l’amélioration de la cholestérolémie et du profil en lipides sanguins qui découle de leur consommation régulière joue un rôle majeur dans la prévention du syndrome métabolique, lequel est à l’origine de bon nombre de maladies dégénératives chroniques (diabète, AVC, Alzheimer, etc.). 

 

 

C’est pourquoi il est nécessaire que vous en consommiez régulièrement (voir dans quelles quantités ici).

 

 

2. L’acide linoléique conjugué (l’ALC)

 

Structure moléculaire du CLA — Acide Linoléique Conjugué — Bodyssime.comBien qu’il fasse partie de la famille des graisses dites “trans”, l’acide linoléique conjugué n‘est pas une mauvaise graisse.

Produit au niveau de la panse de la vache et du mouton, cet acide gras possède de fait une configuration moléculaire assez proche de celle de l’acide linoléique (un oméga-6), la seule différence étant qu’il comprend une double liaison en cis et une double liaison en trans. Côté santé, cela va se traduire par des effets à la fois assez analogues et assez différents de ceux de cet oméga-6 dans l’organisme.

Il a ainsi été démontré que le CLA((de l’anglais Conjugated Linoleic Acid.)) favorise lui aussi la baisse des triglycérides sanguins et du mauvais cholestérol. Des études ont en outre démontré qu’une supplémentation en CLA est susceptible de renforcer les mécanismes de défense du système immunitaire.

 

Cla-Big-287x300

Mais l’effet le plus connu du CLA est sans nul doute celui qu’il exerce sur la composition corporelle.

 

De nombreuses études portant sur la supplémentation en CLA ont ainsi révélé qu’une prise de 5 à 6 grammes par jour de cet acide gras favorise la diminution de la masse grasse corporelle, en particulier au niveau abdominal (notez que les effets secondaires du CLA sont — à la différence des autres suppléments brûle-graisse — quasi- inexistants).

 

 

 

Étude 16 semaines conduite sur des femmes scandinaves — Prise quotidienne de 5,5 grammes mixture CLA —Bodyssime.com

 

 

À noter que les sources naturelles de cet acide gras sont les viandes, les œufs et les laitages issus d’animaux de la ferme nourris à l’air et à l’herbe. Certains suppléments végétaux dérivés du tournesol en contiennent aussi.

 

 

3. Les acides gras essentiels (les oméga-3 et 6)

 

Ces acides gras sont dits “essentiels” pour une bonne raison : étant donné que notre organisme est incapable de les synthétiser lui-même, il faut nécessairement les lui pourvoir par l’alimentation.

 

 

Et ces acides gras essentiels, ce sont les fameux oméga-3 et oméga-6.

 

 

De la famille des graisses polyinsaturées, ils tirent leur appellation de l’endroit où se situe la double liaison carbone au sein de leur structure moléculaire. Bien que leurs propriétés soient totalement antagonistes, ils n’en demeurent pas moins, tout deux, indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.

 

 

a. Les oméga-6 :

 

Ainsi, les oméga-6 tels que … :

 

Acide linoléique

•  L’acide linoléique (LA)

•  L’acide gamma-linolénique (GLA) et

•  L’acide arachidonique (AA)

 

… libèrent des eicosanoïdes qui contrôlent la constriction des vaisseaux sanguins, l’inflammation, la coagulation sanguine, la constriction des voies respiratoire et la libération des messagers chimiques de la douleur. Bien que ces processus puissent vous sembler malsains de prime abord, ils n’en demeurent pas moins essentiels pour la santé tant qu’ils restent sous contrôle.

corn-oil

Les principales sources alimentaires d’oméga-6 sont l’huile de maïs, l’huile de tournesol et les viandes issus d’animaux élevés industriellement (qui sont principalement nourris au maïs).

 

 

b. Les oméga-3 :

 

De leur côté, les célèbres oméga-3 tels que :

 

EPA et DHA — Oméga-3 — Acide gras — Lipides, meilleurs, pires — Bodyssime.com

 

•  L’acide alpha-linolénique (ALA)

•  L’acide docosahexaénoïque (DHA)

•  L’acide eicosapentaénoïque (EPA)

 

 

produisent pléthore d’effets bénéfiques sur la santé. En plus d’exercer littéralement “l’inverse” des effets des oméga-6((Dilatation des vaisseaux sanguins, effet anti-inflammatoire, anti-coagulant, etc. )), ils fluidifient la membrane de nos cellules, les rendant de ce fait plus perméables aux échanges chimiques et nerveux entre elles.

 

 

En améliorant leur sensibilité à l’insuline, ils diminuent également la progression et les risques de développer un diabète, sans compter que leurs effets anti-inflammatoires puissants assurent un rôle cardioprotecteur majeur((Et sans les effets secondaires pléthoriques des sta[lop]tines en suce ! Statines, artères, anti-cholestérol — Maladies, lipides, graisses — Bodyssime.com)). Les eiconasoïdes qu’ils libèrent participent en outre activement du renforcement du système immunitaire.

 

 

Omega-3, cœur, santé cardiovasculaire — Bodyssime.com

 

Enfin, une faible consommation de ces acides gras — en particulier un manque d’apports en DHA — est associée à une perte de mémoire, une difficulté à se concentrer, la maladie d’Alzheimer, etc.

 

 

 

Inutile par conséquent de vous souligner l’importance qu’il y a d’en consommer assez.

 

 

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Notez à cet effet que les principales sources alimentaires de DHA et d’EPA — les formes d’oméga-3 les mieux assimilées par l’organisme — sont les poissons gras et les algues (d’où ces premiers puisent leurs oméga-3 d’ailleurs).

Moins bien absorbé, l’ALA se trouve principalement dans les produits végétaux tels que les graines de lin, de chia et de chanvre.

 

 

Correctement équilibrer votre apport en oméga-3 et en oméga-6 — Lipides, mauvais, bons, graisses — Bodyssime.com

 

 

 

 

 

 

Les mauvaises graisses — Lipides, pires, meilleures — Bodyssime.com

 

 

Quelles sont-elles ?

 

Les mauvaises graisses sont typiquement celles qui sont produites industriellement et conçues pour être impérissables — Graisses trans, graisses hydrogénées — Lipides Bodyssime.com

 

Bien que ces mauvaises graisses existent dans de nombreux aliments de consommation courante, la bonne nouvelle, c’est que la plupart d’entre elles sont produites par l’industrie agro-alimentaire. Par conséquent, il est très difficile d’en manger en excès si vous avez pour habitude de consommer des produits bruts, non-transformés et non-raffinés industriellement.

 

 

Structure moléculaire et origine des graisses transformées

 

Structure moléculaire

 

Si vous vous demandez par hasard comment une mauvaise graisse devient “mauvaise”, il faut derechef s’appesantir sur sa structure moléculaire.

En effet, comme évoqué précédemment, les acides gras sont de longues chaines hydrocarbonées. De l’extérieur, ces molécules ressemblent un peu à une chenille. Lorsqu’une double liaison carbone-carbone existe, il y a alors l’opportunité d’y voir se former soit une configuration en “cis”, soit une configuration en “trans”.

Le fait est qu’à l’état naturel, la quasi-totalité des longues chaines d’acides gras insaturés possèdent une configuration en cis, ce qui les fait ressembler un peu à une chenille dont le corps “s’entortillerait” sur lui-même. Une configuration en cis est une bonne configuration. Les graisses qui en possèdent une peuvent donc “s’enorgueillir” d’être bonnes pour la santé.

 

Molécule configuration en cis — Graisses, lipides — Bodyssime.com

 

Cependant, au cours du processus de transformation industriel, des acides gras trans peuvent être créés en sous-produits de l’hydrogénation des graisses.

Schématiquement, ces acides gras vont être créés lorsque une graisse insaturée (molle ou liquide à température ambiante) est prise et que l’on va lui “administrer” des ions d’hydrogène. Ceci va alors dénaturer la structure moléculaire de l’acide gras, qui finira ipso facto par se comporter comme une graisse saturée.

Dans le cas des graisses trans, “la chenille” finit par ne plus être capable de “s’entortiller” sur elle-même et par se rigidifier. C’est la raison pour laquelle les huiles naturelles deviennent “solides” à température ambiante lorsqu’elles ont été hydrogénées.

 

Molécule configuration en trans — Graisses, lipides — Bodyssime.com

 

Vous aurez donc compris qu’une configuration en “trans” est une mauvaise configuration et que les graisses qui en possèdent une sont considérées comme “mauvaises” pour la santé.

 

 

Pourquoi l’industrie hydrogène-t-elle les graisses ?

 

Les graisses hydrogénées sont créées par l’industrie agro-alimentaire pour deux raisons principalement :

 

money-greedy

1. Améliorer leur palatabilité, autrement dit leur goût en bouche ;

2. Accroître leur durée d’entreposage

 

La plupart des graisses naturelles ne sont pas solides à température ambiante et ont tendance à rancir ou à se périmer rapidement. L’hydrogénation est donc un bon moyen pour les compagnies agro-alimentaires d’éviter de perdre de l’argent en cas de difficulté à écouler leurs stocks d’huiles et de corps gras.

 

 

 

 

En quoi est-ce important de le savoir ?

 

Puisque contrairement aux graisses en cis, les graisses trans ne sont pas du tout malléables, car trop rigides, elles vont avoir tendance à s’agglomérer, puis à rigidifier, la membrane de nos cellules. De ce fait, la perméabilité de ces dernières, ainsi que la fluidité de leurs échanges avec leur milieu environnant, s’en trouvent fortement compromises.

 

Capture d’écran 2016-04-01 à 20.59.34

 

 

Les mauvaises graisses peuvent ainsi inhiber l’excrétion des acides au niveau de la vésicule biliaire, augmenter la synthèse du mauvais cholestérol par le foie en plus de majorer sa capture par les tissus organiques.

 

 

 

Des études cliniques et épidémiologiques suggèrent en ce sens que la consommation régulière de graisses trans est associée à :

 

 

a. Preuves formelles :

 

•  Des risques accrus de maladies cardiovasculaires (athérosclérose et accidents vasculaires)

•  Une suppression de l’excrétion des acides biliaires

•  Un accroissement de la synthèse du mauvais cholestérol (LDL)

•  Une détérioration de la composition corporelle (↑ de la masse grasse et ↓ de la masse maigre)

•  Une déficience importante en acides gras essentiels (oméga-3 et 6)

 

 

b. Preuves moins formelles (mais néanmoins solides) : 

 

•  Des risques accrus d’Alzheimer

•  Des risques accrus de lymphomes (i.e. un cancer des nœuds lymphatiques)

 

 

 

Dessin humoristique — Graisse trans — Lipides, pires, meilleurs — Bodyssime.com

 

 

 

Focus sur quelques mauvaises graisses

 

1. Les graisses trans

 

Graisses trans — Meilleurs, pires, lipides — Bodyssime.com

La forme trans-isomérique de l’acide oléique, connue sous le nom d’acide élaidique, augmente par exemple les taux de mauvais cholestérol et les niveaux d’inflammation, causes de très nombreuses maladies dégénératives((Telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer, Alzheimer, et j’en passe et des plus moches … .)).

Le fait est que les graisses trans ne font pas que faire monter les taux de mauvais cholestérol (LDL) : elles font également baisser les taux de bons cholestérol (HDL).

Une surconsommation de graisses trans est également associée à un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer ou un lymphome cancéreux.

 

 

2. Les graisses saturées

 

Lorsqu’excessive, la consommation de graisses saturées est associée à une majoration des risques de maladies cardiovasculaires du fait qu’elles entraînent, elles aussi, une hausse des taux de mauvais cholestérol.

 

saturated_fats Par exemple, les acides laurique, myristique et palmitique sont trois formes de graisses saturées susceptibles d’élever les taux de mauvais cholestérol. On les retrouve principalement dans des produits tels que le gras de bœuf, l’huile de coco, le beurre, le fromage, le lait et l’huile de palme.

 

 

Lorsque non-contrebalancé par un apport suffisant en graisses insaturées, une consommation excessive de graisses saturées est également associée à une majoration des risques d’Alzheimer, du diabète de type 2, du cancer du sein et de la prostate, des maladies rénales et de la sclérose en plaques !

 

 

Trop de graisses saturées dans votre alimentation peut également accroître la viscosité de votre sang. À terme, ceci peut conduire à des troubles de la coagulation sanguine susceptibles de se compliquer d’hémorragies ou, au contraire, de thromboses (= formation de caillots dans les vaisseaux).

 

des graisses trans, les graisses saturées peuvent également augmenter vos taux de bons cholestérol — Bodyssime.com

 

L’acide stéarique, contenu par exemple dans le beurre de cacao et le bœuf, semble abaisser les taux de mauvais cholestérol.

 

Huile de coco — Graisses saturées

Les graisses issues de l’huile de palme et de l’huile de coco sont, en outre, naturellement riches en graisses saturées. L’huile de palme et de coco contiennent par exemple des triglycérides à chaine moyenne (TCM), qui sont non seulement bons pour la santé mais aussi la composition corporelle.

 

 

 

Par conséquent, l’effet des graisses saturées sur la santé n‘est pas que négatif, d’autant que ces effets négatifs ne surviennent qu’à partir du moment où vous en consommez trop comparativement aux graisses insaturées.

 

 

De plus, comme souligné plus haut, la quantité de graisses saturées que contiennent les aliments naturels — c’est-à-dire non-fabriqués par “la main de l’homme” — est généralement trop faible pour que celle-ci puisse conduire à des maladies graves.

 

 

Lorsque les mauvaises graisses entrent en compétition avec les bonnes graisses !

 

Bon lipides en compétition avec mauvais lipides — Bodyssime.com 

Étant donné qu’elles utilisent les mêmes enzymes et qu’elles luttent pour les mêmes récepteurs cellulaires, les graisses trans vont “entrer en compétition” avec les graisses essentielles (tels que les omégas) au cours de leur processus d’assimilation. Par conséquent, en plus de leurs effets délétères sur la santé s’ajoute le fait que ces acides gras “trans-genre” peuvent conduire ou aggraver une déficience en acides gras essentiels, nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. 

 

Une étude publiée par le New England Journal of Medecine ayant suivi les habitudes de vie de près de 80 000 femmes durant 14 ans a ainsi conclut que le facteur le plus déterminant des maladies cardiovasculaires est la part des graisses trans dans l’alimentation, et ce, devant la cigarette et la sédentarité !

 

Même un simple repas contenant trop de graisses de mauvaises qualité peut compromettre le fonctionnement de vos vaisseaux sanguins et leur élasticité au cours des heures qui le suivent. Par conséquent, évitez AU MAXIMUM les graisses trans !

 

 

 

Maintenant que vous appris à distinguer les bonnes des mauvaises graisses, reste à savoir une chose : comment les quantifier et répartir dans votre alimentation pour jouir d’une santé optimale ? 

 

Et c’est ce que je vous propose de découvrir dans l’infographie ci-dessous (cliquez sur l’image)

 

⇓ 

 

Image à la une — BDS — Graisses alimentaires - comment les répartir pour jouir d'une santé au top_2 ?

 

 

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